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    Souss: Douiri sur la route du miel

    Par L'Economiste | Edition N°:2296 Le 13/06/2006 | Partager

    . Le ministre du Tourisme en tournée dans la région d’Immouzer. Objectif: Constater l’état d’avancement du PAT. Le circuit aujourd’hui opérationnel Adil Douiri, ministre du Tourisme, suit de très près le développement du tourisme rural dans le Souss. Il était en fin de semaine dernière dans la contrée d’Immouzer, un circuit connu aussi sous le nom de la route du miel. L’objectif était de constater l’état d’avancement du PAT (pays d’accueil touristique) d’Immouzer Ida Outannane. Une action à même d’étendre l’offre touristique de la destination Agadir et de générer la dynamique locale d’emplois et de revenus pour les habitants de la région. Ainsi, avec un budget de plus de cinq millions de DH, la démarche du PAT (www.leconomiste.com) donne déjà ses fruits. Le circuit de la route du miel est aujourd’hui opérationnel et offre plusieurs attractions. Dans la vallée du Paradis, pour les amoureux de la randonnée, un sentier pédestre de trois kilomètres a été aménagé. Deux parkings, une aire de repos et des panneaux d’indications et de signalisations ont été implantés. Par ailleurs, pour mettre en valeur les produits du terroir de la contrée, un appui a été apporté à une coopérative d’argan et un rucher a été réhabilité. Et la promotion des produits est réalisée via des dépliants et un site web (www.ruraltourism.ma). Au programme encore l’embellissement de la place du village d’Immouzer et la construction d’une maison du pays qui servira de vitrine à la région et jouera un rôle d’orientation pour les visiteurs.Pour l’heure, une enveloppe de 750.000 DH est consacrée à l’aménagement de la bâtisse. L’implantation de gîtes dans la région paraît également indispensable. Aussi pour encourager les initiatives, des subventions seront-elles allouées pour les projets qui seront retenus à l’issue d’une sélection. «La multiplication des gîtes dans la région est la meilleure façon pour d’inciter les touristes à visiter et rester dans la région», souligne Douiri. Pour un professionnel de le région, l’implantation et la multiplication de structures d’hébergement dans le rural ne se fera pas sans la mise en place de dispositions fiscales incitatives. En effet, comparativement aux zones urbaines, l’investissement est plus lourd en raison de l’éloignement et de l’enclavement. «Et paradoxalement la rentabilité est moindre qu’en ville alors que les charges fiscales sont les mêmes», déplore un opérateur de la région.


    Tendance mondiale

    LE PAT est avant tout une approche et une méthode sous forme de démarches et politiques à suivre. Il est par ailleurs un outil de développement intégré et transversal. En France, par exemple, le PAT a permis en 8 ans (de 1990 à 1998) de doubler les nuitées des étrangers qui optent pour le tourisme rural. Le chiffre est passé de 42 à 84 millions de nuitées. En 2002, 36% des touristes français ont choisi la campagne. Mieux, la tendance est mondiale. Les nuitées sont passées de 240 millions en 1974 à 600 millions en 1996 et les pronostics parlent d’un milliard de nuitées pour 2010. Pour attirer plus de touristes ruraux, le Maroc doit donc développer davantage les produits adaptés. C’est une des raisons pour lesquelles la Vision 2010, qui s’assigne un objectif de 10 millions de touristes, s’est consacrée en partie au développement de ce type de tourisme.De notre correspondante,Malika ALAMI

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