×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Dossiers

    Sous-traitance: Les donneurs d'ordre plus exigeants

    Par L'Economiste | Edition N°:521 Le 03/06/1999 | Partager

    · La prévention et le diagnostic au préalable

    · Des branches où la maintenance est fortement capitalistique

    · Les critères de sélection des sous-traitants


    "La sous-traitance de la maintenance est une question de volonté de la Direction Générale. On y croit ou on n'y croit pas", indique un donneur d'ordre. La sous-traitance dépend du mode d'organisation de l'entreprise. Cette dernière peut se limiter à la prévention et au diagnostic en sous-traitant toute la partie relative aux réparations. Mais encore faut-il trouver des sous-traitants suffisamment structurés pour répondre à nos exigences, ajoute le même donneur d'ordre.
    "Je veux bien sous-traiter l'entretien de mon parc de véhicules. Mais je ne pense pas qu'il existe un garagiste qui peut avoir un encours de 3 millions de DH pour constituer un stock de pièces de rechange pour mes véhicules", explique M. Abderrahmane Tarabi, chef du Département Logistique à la Centrale Laitière. C'est pourquoi d'ailleurs la Centrale Laitière assure elle-même sa propre maintenance. Ses responsables affirment être disposés à étudier toute proposition pour déléguer cette tâche à un sous-traitant.
    De même, l'ONCF prend en charge la maintenance de ses rails. Les machines utilisées pour maintenir la voie ferrée coûtent très cher, explique M. Moha Khaddour, directeur de la voie à l'ONCF. Un tel investissement ne peut être effectué que par l'Office lui-même. "On peut envisager la sous-traitance de l'entretien de nos rails. Dans ce cas l'ONCF va investir dans les machines de mesure qu'elle louerait à une entreprise privée", souligne M. Khaddour.
    D'autres entreprises sont plus favorables à la sous-traitance. "Je suis un transporteur et non pas un garagiste", note un distributeur de marchandise qui sous-traite la maintenance de ses véhicules. Pour lui, il s'agit de deux métiers différents qui nécessitent des structures et des compétences toutes aussi différentes.

    Le choix de l'entreprise doit s'effectuer selon un certain nombre de paramètres, indique M. Jean-Paul Souris dans son ouvrage "La maintenance, source de profits". Dans la sélection, M. Souris retient trois principaux critères. Tout d'abord, les capacités techniques qui sont directement liées à la maîtrise de la technologie et des équipements. "L'entreprise doit pouvoir répondre aux besoins exprimés en termes de connaissance, expérience, compétence et assistance. Ensuite, les capacités économiques qui expriment la santé financière de l'entreprise de sous-traitance pour garantir l'accomplissement du contrat de maintenance. En effet, l'entreprise doit être en mesure de fournir les pièces de rechange et assurer les réparations qui nécessitent un fonds de roulement. Enfin, la capacité en termes d'assurance-qualité: le sous-traitant doit répondre aux normes et surtout s'engager sur des objectifs tels que le nombre d'heures de marche des machines par rapport au coût.


    20% du budget de l'entreprise


    LA maintenance pèse lourd dans le budget de l'entreprise, indique M. Karime Labbene, consultant au cabinet CIC. Elle représente selon lui la deuxième plus importante charge après l'achat de matières premières. Sa part dans les dépenses de l'entreprise est estimée entre 15 et 20%. Ce sont surtout les gros comptes qui procèdent à la sous-traitance de leur maintenance. Les PMI qui représentent près de 90% du tissu économique restent peu sensibilisées. En France, les dépenses de maintenance se sont chiffrées à 157 milliards de FF (statistiques de 1990), soit 4% du chiffre d'affaires industriel et 10% de la valeur ajoutée. La part de la maintenance sous-traitée a été de l'ordre de 39 milliards de FF (soit 25% des dépenses globales de maintenance).

    Hicham RAÏQ

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc