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    L'OCP sous-traite la maintenance de ses équipements

    Par L'Economiste | Edition N°:521 Le 03/06/1999 | Partager

    · Le programme maintenance de l'Office se base sur l'externalisation des tâches

    · Le personnel chargé de la maintenance sur les sites de production est fortement mobilisé

    · La sous-traitance devra garantir plus de 1.700 emplois dans les cinq années à venir


    Externalisation. Le mot est technique, mais les responsables de l'OCP s'y attachent. "Le programme maintenance" de l'Office repose justement sur l'externalisation des tâches. Ce programme basé sur la sous-traitance a été enclenché depuis 1996. "L'objectif derrière le recours à l'expertise externe est de recentrer l'Office sur ses métiers de base, notamment l'extraction et la valorisation du phosphate", affirme M. Abderrahmane Rouadi, chef du Projet Maintenance à l'OCP.
    La sous-traitance des chantiers du groupe pour la maintenance ne concerne pas les activités stratégiques. "Celles que nous sous-traitons ne touchent pas directement le processus de production. Ce sont des activités périphériques comme les travaux de génie civil ou des prestations d'ordre social: transport, habitat...", explique M. Rouadi. D'ici 2004, l'Office compte externaliser définitivement 82 métiers sur l'ensemble des centres de l'OCP. "Les métiers que nous externalisons actuellement sont limités dans le temps", explique M. Rouadi.
    La maintenance des activités névralgiques de l'Office relève directement des services du Groupe. Les matériaux des sites de production comme les machines tournantes, les engins de mine, les réducteurs...nécessitent une maintenance lourde qui n'est pas disponible sur le marché. Le personnel mobilisé pour la maintenance avoisine les 35% de l'effectif. "Dans certains sites de production comme Khouribga, ce taux atteint 50%", précise M. Brahim Ez-Zine, ingénieur chef à la Division Maintenance Centralisée. Le groupe essaie d'encourager l'implantation de sociétés étrangères au Maroc pour défricher le terrain de la maintenance des équipements lourds.

    Le Groupe veut rompre avec les projets clefs en main liés au financement. Cette approche consistait à céder à des bailleurs de fonds étrangers des projets d'investissement. Conséquence, ces bailleurs chargeaient des sociétés étrangères du projet et ne faisaient pas profiter le tissu productif marocain.
    Selon l'Office, les opérations d'externalisation prévues pour la période 1999-2003 permettront d'offrir des opportunités de travail équivalentes à 1.700 emplois, dont pratiquement 50% pour la période 1999-2000.
    Dans cette externalisation, l'entreprise a placé la détention du savoir technologique comme garde-fou. "Notre politique d'externalisation n'est pas monolatérale. Nous assurons la coordination et le contrôle des activités de nos partenaires externes.
    En cas de dysfonctionnement, nous avons ainsi le savoir nécessaire pour intervenir et pou-voir pallier ces dysfonctionnements", note M. Rouadi.


    100 millions de DH pour l'externalisation


    Selon l'Office, le marché potentiel des activités vouées à l'externalisation pendant le quinquennat 1998-2002 est évalué à 100 millions de DH. A cela s'ajoute le chiffre d'affaires réalisé par la sous-traitance de l'approvisionnement de la matière première et des pièces de rechange.
    Les principales activités vouées à la maintenance sont les engins de manutention, les moteurs thermiques de grande puissance, les compresseurs, les installations de plomberie, la robinetterie industrielle...

    Nadia LAMLILI

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