×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Dossiers

    ONE: Près de 102 millions de DH pour la maintenance de la production

    Par L'Economiste | Edition N°:521 Le 03/06/1999 | Partager

    · 40% du budget est réservé à la sous-traitance

    · La maintenance de la production mobilise 35% de l'effectif de cette direction

    · Mohammédia et Kénitra: Deux sites pilotes pour l'expérimentation de la Total Productive Maintenance


    Pas facile de fournir tout un pays en électricité. Et c'est encore plus difficile de maintenir un cap régulier de production. A l'Office National de l'Electricité (ONE), la maintenance des usines de production est considérée comme "un enjeu-clé pour la productivité et la qualité des services".
    Pour répondre à ce souci de régularité, le département de la production distingue entre deux principales classes de maintenance.
    La première est celle dite corrective. Elle est déclenchée au fur et à mesure de l'apparition d'anomalies. Pour les responsables de l'Office, cette forme de maintenance "fait l'objet d'optimisation, en la substituant par le préventif". L'objectif est d'éviter l'irrégularité de la charge de travail du personnel qu'elle engendre, les interventions sans préparation préalable et les difficultés d'approvisionnement en pièces de rechange. Ce type d'intervention est donc de plus en plus abandonné au profit d'une deuxième catégorie qui est la maintenance préventive. Cette seconde classe de maintenance comprend deux familles. Il s'agit là de la maintenance systématique et de celle dite conditionnelle. A la différence de la première qui consiste en l'entretien des installations, selon des périodes ou des heures de marche déterminées au préalable, la maintenance conditionnelle intervient, quant à elle, selon "des conditions ou des seuils déterminés à l'avance pour anticiper la défaillance", est-il indiqué auprès de l'ONE.

    L'ensemble de ces activités mobilise près de 35% de l'effectif global de la direction de la production.
    S'agissant du coût de cette maintenance, les responsables de l'Office avancent un chiffre de près de 102 millions de DH pour l'enveloppe annuelle réservée aux sites de production. Près de 40% de ce budget est destiné aux dépenses de la maintenance sous-traitée, soit donc près de 41 millions de DH.
    "En effet, l'Office a, depuis 1995, adopté une politique d'externalisation de la maintenance", précisent les responsables de l'ONE. Les activités sous-traitées concernent principalement, en plus de l'entretien mécanique et du bobinage, la fonderie, la chaudronnerie, l'isolation thermique et la tôlerie.
    Reste que l'implication du personnel dans ce processus est une clé de réussite de cette mission. Aussi l'Office a-t-il mis en place un nouveau concept qui est la Total Productive Maintenance (TPM) impliquant ainsi l'ensemble des services et des niveaux hiérarchiques, est-il indiqué. La TPM, qui est actuellement en phase d'expérimentation sur deux sites pilotes (Mohammédia et Kénitra), utilise comme moyen de motivation les activités autonomes du personnel regroupées en cercles et cherchant à améliorer l'efficience des installations.


    Et l'informatique


    Depuis 1996, l'ONE s'est doté d'un progiciel informatique (GMAO) permettant une communication en temps réel entre les différents intervenants au niveau du processus de la maintenance. Ainsi, les terminaux installés dans les bureaux techniques, ateliers et bureaux d'approvisionnement permettent de programmer et de suivre la maintenance sous ses trois aspects technique, budgétaire et organisationnel.

    Aniss MAGHRI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc