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Economie

Sous-traitance industrielle
Une nouvelle ère s’ouvre à l’automobile

Par L'Economiste | Edition N°:2691 Le 14/01/2008 | Partager

. Les grandes marques font confiance au savoir-faire marocain. Un chiffre d’affaires prévisionnel de 10 milliards de DH d’ici 2015Parallèlement à l’offshoing, avec Casablanca Nearshore Park et Rabat Technopolis pour un investissement de plus de 3,2 milliards de DH, les trois autres filières où le Maroc dispose d’avantages comparatifs et de potentiel conséquent, affichent des perspectives intéressantes. Avec le renforcement de la sous-traitance industrielle, dans le cadre du plan Emergence, l’automobile, l’aéronautique et l’électronique s’ouvrent sur une nouvelle ère. L’option sous-traitance automobile confère au Maroc le rôle de pionnier en termes d’exportation de voitures sur le marché sud-méditerranéen. Le maillage entre donneurs d’ordres et fournisseurs-manufacturiers favorisant l’accroissement de l’activité économique, le projet «Maquiladoras Méditerranée» ou zones de sous-traitance industrielle, orientées export surtout, s’est révélé pertinent. Les experts du ministère du Commerce et d’Industrie restent convaincus que la création de ces zones permettra d’accélérer de façon volontariste la sous-traitance industrielle dédiée à l’export, rassurés en cela par les principaux indicateurs du secteur. En 2006 par exemple, les principales mesures engagées par le gouvernement pour favoriser le développement des différents moteurs de croissance, orientés export, ont contribué à la réalisation d’un investissement direct de l’ordre de 888 millions de DH dont 96,3 millions pour le seul secteur automobile. A noter que cet investissement devrait générer quelque 1.280 emplois. Pour les initiateurs de maquiladoras, version marocaine, ce concept vise à offrir à des investisseurs ou industriels une zone permettant d’opérer dans des conditions économiques et techniques optimales (avantages spécifiques, infrastructures, administration simplifiée, fiscalité avantageuse, ressources humaines bien formées et services d’accompagnement de qualité mondiale, etc.) Sur ce plan, TangerMed est en passe de devenir la plateforme industrielle idéale de la sous-région. En ce sens qu’elle permet au Maroc de se positionner en tant que destination industrielle à bas coûts, accueillant déjà d’importants investissements d’équipement exclusivement dédiés à l’export. A l’image des grandes enseignes qui y ont investi, telles Valéo, Volkswagen, Yazaki, Delphi et Matra Automobile Engineering. L’arrivée du groupe Renault-Nissan sur le site, pour produire 400.000 véhicules par an dans un premier temps, consacre définitivement le Maroc en tant que plateforme de sous-traitance automobile. A noter que d’autres équipementiers ont choisi des sites différents pour y investir. C’est le cas de la filiale du japonais Sumitomo Electrics Industries, qui construira son usine de production de câbles pour PSA Peugeot-Citroën à Aïn Aouda dans la banlieue de Rabat. SEWS renforce ainsi sa présence au Maroc par la réalisation d’un programme d’investissement de 250 millions de DH. Bien que le concept des maquiladoras soit ouvert aux acteurs de tous les secteurs, un ciblage spécifique devrait initialement être réalisé sur trois filières où le Maroc dispose d’avantages comparatifs et de potentiels importants, à savoir l’automobile, l’électronique et l’aéronautique. Reste à battre campagne pour une promotion agressive à l’échelle européenne avec des propositions fermes de valeur attractive pour les investisseurs. Bien sûr, le système incitatif marocain est déjà une bonne base, certes à améliorer en tenant compte de la concurrence régionale, mais l’atout logistique de la mise en service de TangerMed est un levier de développement de ces «maquiladoras», se défendent nos VRP.


Vision 2015

Les dernières statistiques et les prospectives sur le secteur de l’industrie automobile de manière générale donnent raison aux experts. En 2006, le secteur a généré plus de 3,4 milliards de DH de valeur ajoutée pour 8,4 milliards d’exportations, et affiché quelque 27.000 emplois. Il devrait permettre d’atteindre un PIB de 15 milliards de DH en 2018 pour 93.000 emplois et un chiffre d’affaires de 10 milliards de DH. Pour tenir ce pari, un projet de contrat-programme entre l’Etat et l’Amica a été lancé. Objectif: construire une vision pragmatique du développement de la sous-traitance automobile d’ici 2015. Bachir THIAM

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