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Affaires

Sodea-Sogeta: Un AO pas tout à fait comme les autres

Par L'Economiste | Edition N°:1876 Le 15/10/2004 | Partager

. Les projets agro-industriels seront favorisés. Chaque candidat peut soumissionner pour 4 projets maximum. Un site Web pour les détails dans deux semainesLe très attendu appel d’offres international pour la cession de la gestion des terres de l’Etat sera lancé ce mardi 19 octobre par le ministre de l’Agriculture, Mohand Laenser, qui donnera le jour même une conférence de presse. Cette fois, la date est confirmée et ce, après plusieurs mois de tractations dans les coulisses pour l’élaboration du cahier des charges, avec son lot de colportages et de colères (www.leconomiste.com). Mais l’Etat persiste: «Il n’est plus question de se cacher derrière son nationalisme ou ces rumeurs pour ne pas bénéficier du meilleur investissement et du meilleur savoir-faire. Moderniser nos terres est aujourd’hui une urgence», explique une source proche du dossier.. Les symboliques de la terreCe n’est donc pas un AO tout à fait comme les autres, tant l’attention qui lui est portée est grande. Il s’agit de celui de la privatisation de la gestion des domaines agricoles privés de l’Etat, une première qui annonce le virage agricole que prend le Royaume: l’Etat se désengage des derniers pans des économies productives et invite le privé à investir dans les industries de transformation et de valorisation de ces terres. Ce projet concerne près de 56.000 ha de la Sodea-Sogeta (cf. L’Economiste du 13 juillet 2004), gestionnaires d’un actif très précieux mais nettement sous-valorisé. Cette gestion a conduit à des défaillances notoires. Ces terres contribuent pour le moment à près de 10% des exportations en agrumes, 30% de la production de semences, et 50% de la production des raisins de vinification selon les données officielles de la Sodea. La focalisation autour de ce projet cache également d’autres choses: sa sortie aura nécessité pas moins qu’une bonne dizaine d’années de travail! La cession de la gestion des terres sur la base du loyer a été un échec. Les dissensions et les tensions n’ont pas manqué pour aboutir à un consensus.Ces terres sont également chargées de symboliques. Elles appartenaient aux Marocains, avant qu’elles ne soient prises par les colons, puis reprises par les nationaux. La Sodea et Sogeta ont été créées par Feu Hassan II pour contrer une réforme agraire avortée. Celle-ci consistait en l’octroi de petites exploitations agricoles d’environ 5 ha aux petits producteurs. Mais la formule n’a pas marché pour les raisons connues. Aujourd’hui, dans le cadre de ce projet, la Sodea affirme que la valeur locative des terres est d’ores et déjà fixée par l’Etat. Un site Internet est par ailleurs dédié à cet effet (www.agripartenariat.ma), où tous les détails des valeurs locatives de toutes les terres concernées seront disponibles à partir du 25 octobre prochain. Seuls les critères liés au projet d’investissement seront discriminants. L’Etat soumet à l’appel d’offres 205 de ses domaines. Chaque candidat a le droit de soumissionner au maximum à 4 projets. La superficie moyenne de ces terres est de 200 ha. La plus petite est de 50 ha. Les groupements sont autorisés sans conditions restrictives. Les dossiers doivent être déposés dans un délai de quatre mois, à compter de la date de lancement de l’AO. Les durées de partenariat proposées sont de 17 ans pour les cultures annuelles et l’élevage et 40 ans pour l’arboriculture et l’infrastructure agro-industrielle.


Les critères

1- Le professionnalisme, noté sur 15 points. Il mesure l’expérience des candidats dans l’agriculture, l’agro-industrie ou la distribution agricole. En clair, il faut présenter des références agricoles et agro-industrielles. L’expérience peut être acquise par le candidat lui-même ou une des compétences auxquelles il s’adosse.2- La cohérence technique et financière du projet, notée sur 10 points (note éliminatoire). Le ministère contrôlera la cohérence du business plan par rapport à la valeur moyenne des équipements par exemple ou la nature du projet par rapport aux spécificités de la région.3- Les investissements (sur 45 points, donc le plus important). L’Etat a été très clair sur le principe de ce partenariat: il fournit les terres et veut en échange des investissements et de l’emploi. Une petite distinction toutefois se profile entre les projets agro-industriels et ceux portant sur l’élevage ou les cultures annuelles. L’état d’esprit de l’appel d’offres favorise en réalité les investissements lourds dans l’agro-industrie.4- Les emplois créés (sur 20 points). Ce critère ne tiendra pas uniquement compte de l’effectif employé, mais (et surtout) de l’encadrement qui travaille autour de ce projet: ingénieurs, techniciens, cadres, informaticiens... L’Etat veut retenir les leçons du passé et se départir de la logique de la minute salariale comme unique facteur de compétitivité. Mouna KADIRI

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