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Affaires

Quand les rats tuent à Douar Moussaoua

Par L'Economiste | Edition N°:1876 Le 15/10/2004 | Partager

. Leur urine a contaminé l’eau du village, donnant lieu à une leptospirose . Les villageois continuent de boire une eau aujourd’hui empoisonnéeHuit personnes décèdent en quinze jours dans la région de Zerhoune. Sans aucune raison apparente. Alertées, les autorités du Douar Moussaoua ayant remarqué une augmentation notoire du taux de mortalité en un laps de temps aussi court, saisissent la wilaya de Meknès. Lundi 11 octobre, une commission sanitaire débarque dans le village sinistré. Dans ce douar, il existe une seule source d’eau. Celle-ci, après inspection de la commission sanitaire, s’est avérée infestée de rats. Selon un membre de la commission, «les bactéries se trouvant dans les urines des rats se sont mêlées à l’eau de la source. Et c’est cette même eau que consomment les habitants du douar, ce qui explique les multiples contaminations». Et la maladie n’est autre que la leptospirose, une infection largement répandue dans le monde mais qui ne cause pas fatalement la mort, lorsqu’elle est isolée. En d’autres termes, il s’agit d’une zoonose (maladie transmissible de l’animal à l’homme), provoquée par une bactérie (spirochète) qui parasite de nombreux animaux, en particulier des rongeurs (rats), et en milieu aqueux particulièrement chaud. . Incubation de 4 à 14 joursLa contamination se fait par morsure, mais le plus souvent par voie percutanée ou par simple contact hydrique (80%). Comme cela fut le cas pour les pauvres victimes de Douar Moussaoua. En tout cas, ce qu’il faut retenir de cette pathologie, est que la période d’incubation dure de 4 à 14 jours. Et qu’elle démarre en fait comme une grosse grippe et peut aller jusqu’à l’atteinte multiviscérale accompagnée d’hémorragie. Mais, quelle que soit la sévérité de la contamination, l’atteinte rénale est une caractéristique prédominante. Les formes graves associent insuffisance rénale aiguë, atteinte neurologique (convulsions, coma) et des hémorragies plus ou moins sévères (pulmonaire, digestive). La convalescence est longue, mais ne laisse généralement pas de séquelles. Concernant le traitement des formes graves, l’hospitalisation est nécessaire. La réanimation médicale et l’administration d’antibiotiques diminuent le risque de complications et raccourcissent l’évolution. Dans sa déclaration, Cheikh Biadillah, ministre de la Santé, s’est voulu rassurant, mettant l’accent sur le fait «qu’il ne s’agit pas d’une maladie épidémique, car elle ne se transmet pas de personne à personne». Et que ce n’était pas un fait nouveau: cette maladie n’était pas méconnue au Maroc, «car tout au long de l’année, des cas similaires se présentaient». Et puisque c’est le cas, pourquoi les autorités n’ont-elles pas éviter ces 8 morts? Comme un problème ne vient jamais seul, un autre de taille se profile à l’horizon. Aujourd’hui que les autorités ont procédé à la dératisation et à la désinfection du douar, les 4.500 habitants ne sont pas tous au courant «que l’eau de la source est inutilisable pour une durée de dix jours». Plusieurs d’entre eux et notamment les enfants, continuent donc de boire une eau empoisonnée. H. B. & Y. S. A.

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