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Marrakech: La palmeraie en péril

Par L'Economiste | Edition N°:1876 Le 15/10/2004 | Partager

. Une pépinière pour la production de 800.000 plants en 10 ans. Les mesures de protection demeurent insuffisantes, voire infructeusesEn 1990, 90 hectares de la palmeraie étaient construits. En 2003, 499 hectares sont construits dans ce site emblématique de la ville ocre, soit une perte de plus de 19% de la surface en 14 ans. Le développement de l’urbanisme et des constructions aussi belles soient-elles entraînent automatiquement la perte de la valeur de la palmeraie. «Si cette zone subit encore des effets d’urbanisme, le problème au niveau de l’alimentation en eau portable se posera avec acuité», souligne Abdelghani Chahbouni de l’université Cadi Ayyad. La déperdition de la palmeraie est un constat alarmant, signalé à plusieurs reprises par les scientifiques, l’Office régional de mise en valeur agricole... Il sera encore mis en avant lors d’une journée d’études pour identifier un énième plan de développement à la palmeraie. Décidément, les journées d’études sur les patrimoines de Marrakech se suivent et se ressemblent. Celle concernant la palmeraie de Marrakech reviendra sur les contraintes qui entravent son développement et sa valorisation.En réalité, la palmeraie de Marrakech a toujours retenu l’attention des pouvoirs publics et des services techniques. Plusieurs actions de recherche et développement ont été lancées. Il en est de même en ce qui concerne les mesures législatives pour la protection des palmiers. Toutes ces actions sont, cependant, restées peu fructueuses et la dégradation n’a pas été stoppée. Si la palmeraie est l’objet de beaucoup d’études scientifiques, sociales… elle est aussi objet de plusieurs convoitises urbanistiques et touristiques. Le schéma urbanistique étant assez flou, bien des recommandations pour une urbanisation peu dense restent parfois sans effet.Comme autre constat, le vieillissement des palmiers, l’absence d’entretien des plantations qui ont causé de sérieux problèmes, ajoutés à ceux dus à la sécheresse que la région a connue ces dernières années. Le reste est facile à deviner…Aujourd’hui, il semble que l’on veuille aller plus loin. Des pistes scientifiques ont été identifiées notamment pour le repeuplement de ces espaces. Certaines sont en cours déjà. Il s’agit de la création d’une pépinière de palmiers pour produire 30 à 80.000 plants par an. Le projet entrepris par le Conseil de la ville s’étale sur 10 ans avec pour objectif d’atteindre les 800.000 plants. «Reste à assurer le budget de fonctionnement à moyen et à long termes de cette pépinière», indiquent ses responsables.Paradoxalement, le palmier, qui est une espèce de richesse dans les oasis, à Marrakech même s’il végète peu, il est d’une importance capitale pour cette ville. C’est tout simplement son emblème.«Il existe pourtant des solutions techniques, susceptibles de régénérer la culture du palmier et même de le rentabiliser à condition de l’inscrire dans un programme d’investissement à long terme», souligne Mohamed Saiidi, expert de la FAO. Les cultures in vitro sont fortement encouragées pour cet objectif.Plusieurs actions de recherche et développement ont été lancées. Il en est de même en ce qui concerne les mesures législatives pour la protection des palmiersDe notre correspondante, Badra BERRISSOULE

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