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    Economie

    Social: un printemps chaud

    Par L'Economiste | Edition N°:71 Le 18/03/1993 | Partager

    La CDT et l'UGTM lancent une série de grèves ponctuelles, rejointes par l'UMT. En parallèle, une stratégie sociale est élaborée par la Banque Mondiale.

    Le Tandem CDT-UGTM adopte une stratégie de revendications y compris pendant le Ramadan, mois autrefois très calme, et annonce que les mots d'ordre seront lancés, "même en période électorale". C'est une troisième nouveauté.

    Pour le gouvernement, les mouvements restent localisés, sans ampleur et sans vraiment de conséquences sur le climat socio-politique du pays. Les taux de grèves dans les mouvements par villes sont très bas, en-dessous de 5%, indique-t-on de source officieuse. Ce qui est évidemment contesté par les centrales CDT et UGTM. Ni les uns, ni les autres n'indiquent la manière dont ils effectuent leurs calculs.

    Hormis les communiqués reproduits par "Le Matin du Sahara", les pouvoirs publics ne s'expriment par aucune voix sur les mouvements de revendications. Paradoxalement, le forum de la Chambre des Représentants manque cruellement. Les milieux gouvernementaux avaient cru pouvoir se féliciter de l'absence du Parlement, absence qui permet "d'avancer vite sur des dossiers sujets à controverses". L'impossibilité de dialoguer est d'ailleurs ce dont se plaignent le plus les centrales syndicales.

    Les revendications sont dans l'essentiel classiques, les questions salariales en restent le coeur. Mais s'y ajoutent des revendications formulées de manière plus nouvelle: les promotions.

    Pour l'enseignement, l'exigence de promotion se double de la crainte de voir introduire un mécanisme au mérite.

    Pour la Santé publique, c'est au niveau du personnel soignant que se posent les problèmes les plus ardus, mêlant les questions de salaires, les indemnités, la sécurité et les mécanismes de promotion.

    Pour le gouvernement, le dialogue social continue de passer par les Commissions ad-hoc, confiées chacune à un ministre. Les travaux devront donc être terminés pour le 15 avril, indique le Ministère chargé des Affaires Economiques et Sociales.

    Stratégie sociale

    Parallèlement, un autre travail classé dans la rubrique sociale est en cours de lancement. Il s'agit, à la demande de la Banque Mondiale, d'études sur une éventuelle stratégie sociale.

    Un Document de stratégie sociale devrait être remis d'ici la fin de l'année à l'institution financière, de manière à servir de base à des financements concessionnels.

    Pour l'instant les travaux s'orientent vers la conception d'une stratégie "à l'image d'un filet de sécurité" pour des populations bien ciblées et victimes de situation de catastrophe, comme la sécheresse.

    L'objectif de la banque est de "financer des actions pour rééquilibrer les impacts du Programme d'ajustement structurel".

    Ce type de travaux, comme le fonctionnement des commissions du Dialogue social, ne répondent pas exactement aux voeux formulés pour les syndicats.

    Les responsables des centrales signalent enfin l'apparition d'un nouveau type de problèmes: au niveau des collectivités locales.

    La régionalisation et la montée en puissance des collectivités locales entraînent l'apparition de problèmes, eux aussi nouveaux, dans la gestion des employés municipaux. Pour l'instant, il n'y a pas eu de mouvements "durs" à leur niveau, mais il se développe des mécontentements pour lesquels les communes sont partiellement désarmées et où la couleur du Conseil municipal ne joue pas. Il s'agit de problèmes salariaux (notamment la forte présence de temporaires au-dessous du nouveau du SMIG, lequel ne s'impose pas aux employés de l'Etat), le changement de profil des personnels municipaux avec l'arrivée des diplômés "ordinaires" et des "diplômés-CNJA", les sur-effectifs pour les personnels non qualifiés et enfin l'existence d'abus. S'y ajoute l'arrivée des conseils municipaux, avec lesquels doivent être trouvés de nouveaux équilibres.

    K.B.

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