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SMDC

Par L'Economiste | Edition N°:42 Le 13/08/1992 | Partager

Tandis que les autorités monétaires marocaines marquent leurs soucis de redresser la situation à la SMDC, des dissensions graves sont apparues entre les actionnaires français, Paribas et Worms. On s'attendait, le Mercredi 12 Août et sur la place bancaire de Paris, à ce que les dissensions dégénèrent et même puissent aller jusqu'à une "action en justice", selon les observations d'un banquier français. Les relations entre les deux banques qui détiennent 50% du capital de la SMDC (22% pour Worms et le reste pour Paribas), ont commencé à se dégrader en 1991, entre autres, sur l'affaire SMDC/Pêchex. Pour l'instant, Worms estime que son partenaire a pris trop directement en main la gestion d'opérations communes, tandis que Paribas reproche à Worms la présentation d'affaires difficiles. Notons que ce cas de figure ressemble à celui de Pêchex, le dossier qui focalise l'attention, dans le portefeuille des affaires difficiles de la SMDC.
Au Maroc, les autorités monétaires ont obtenu l'accord de principe des actionnaires marocains pour effectuer les apports nécessaires en ce qui concerne, notamment, les dossiers bénéficiant de garanties nécessaires. Une réunion a eu lieu le Mercredi 5 Août à la SMDC sur ce sujet. Cette réunion aurait pu être un Conseil d'Administration indique-t-on de source marocaine, si le quorum avait été atteint. Or, les représentants des actionnaires français ne sont pas venus.
En conséquence, les autorités monétaires marocaines ont jugé nécessaire "d'inviter avec fermeté" les représentants de Worms et de Paribas à venir exposer leur point de vue à Bank Al Maghrib, explique-t-on de source gouvernementale. Les autorités monétaires, Ministère des Finances et Banque Centrale, rappellent que l'agrément pour une éventuelle cession est subordonné à l'application du principe selon lequel les partenaires doivent honorer les engagements qu'ils ont pris ou fait prendre par la banque (Cf L'Economiste du 6 Août 1992).
En principe, les rencontres entre les autorités monétaires marocaines et les représentants des deux banques devraient avoir lieu dans les prochains jours. Cependant, les dissensions apparues entre les deux banques pourraient ralentir la recherche de solutions, estimait-on dans la matinée du Mercredi 12 Août.
Selon des documents internes de Paribas, datés de l'été 1991 et concernant le dossier Pêchex, Paribas estime que Worms a une "responsabilité énorme dans l'affaire" en "donnant des informations positives sur Pêchex (...) avec l'arrière-pensée, semble-t-il, de régler un de leurs problèmes sur le chantier naval". Cette appréciation est confirmée par divers cadres et responsables de Paribas, de Worms et de la SMDC, qui ont travaillé sur le dossier au moment de son montage, en 1988 et 1989.
Les observateurs signalent que Worms n'a cependant pas tort de se plaindre de son partenaire Paribas, dans la mesure où ce dernier a modifié ses méthodes de management avec l'arrivée de son nouveau Président. Les nouvelles méthodes ont introduit le pilotage direct, au niveau parfois de l'état-major lui-même, d'affaires exigeant pourtant davantage de techniques que de considérations politiques.

N. S.

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