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    Affaires

    Shell restera minoritaire dans la future structure

    Par L'Economiste | Edition N°:3326 Le 23/07/2010 | Partager

    . Quelle que soit l’issue des négociations en cours . Le PDG de Shell du Maroc met fin à la rumeur. Continuité de la marque, stabilité de l’emploi et investissement… PARTIRA, partira pas? L’avenir du groupe Shell au Maroc n’est pas inscrit en pointillé, bien au contraire. «Le groupe pétrolier anglo-néerlandais y est, y reste». En recevant L’Econonomiste jeudi matin au siège de Shell du Maroc à Sidi Maârouf, Mohamed Raihani affichait la mine des grands jours. Car, pour le PDG de Shell du Maroc, «il n’a jamais été question de partir du Maroc», après 88 ans. Dès l’annonce de cession d’actifs du groupe pétrolier en Afrique, la presse le donnait pour partant. D’ailleurs, l’annonce que le groupe vient de rendre publique, mercredi dernier, (Cf. L’Economiste du 22 juillet 2010), atteste son propos. «Shell a entamé des négociations exclusives avec Vitol et Helios Investment Partners». Elles portent sur l’acquisition de participations dans les activités aval de Shell dans 19 pays d’Afrique dont le Maroc. Jusque-là, «rien ne laisse indiquer qu’il s’agit de partir du Maroc», assène à nouveau Raihani, pour qui, «la seule évolution dans ce dossier, c’est le choix final de partenaires». En clair, après la phase de présélection des repreneurs potentiels, voilà venu celle des négociations avec un consortium de deux fonds d’investissement, Vitol et Helios. Le premier est le plus grand trader indépendant en énergie au monde et le second, un fonds d’investissement majeur sur l’Afrique.Pour l’heure, rien ne filtre sur les détails de ces tractations, y compris le timing. Mais négocier ne garantit pas l’aboutissement forcément à un accord de vente. Qu’est-ce qui va se passer en cas d’échec? «Rien ne va changer dans le choix, de toujours, du groupe de s’installer au Maroc», coupe court Raihani. «Partir, cela veut-il dire baisser le rideau et dire good bye! Cette hypothèse n’est pas inscrite à l’agenda du groupe», insiste-t-il. Quelle que soit l’issue des négociations «le business Shell au Maroc se poursuivra». Car «Shell n’est pas une société en liquidation», loin s’en faut, «pour justifier une telle décision», peste Raihani. Qu’est-ce qui va alors changer, si ces négociations aboutissent? Une société nouvelle verra naturellement le jour où les actionnaires majoritaires seront Vitol et HIP. «Shell a décidé de garder une participation minoritaire» sans en révéler encore l’importance. Ce scénario impliquera «trois choses importantes», selon Raihani. Un: la continuité, «puisque un scénario va permettre le maintien de la marque et des produits Shell dans les pays concernés. Rien ne va changer pour les clients, car les standards de qualité, de rigueur seront respectés». Deux: La stabilité de l’emploi. Là aussi, «le prochain propriétaire reprendra en l’état les activités du groupe dans ces pays». D’abord du fait qu’il ne dispose pas de son propre réseau, «il va bénéficier de l’expertise du personnel et du réseau Shell existant». Etes-vous inquiet pour votre place? «J’ai confiance en moi et dans les 6 ans d’expérience au sein de l’entreprise». Son seul souci, c’est l’avenir des salariés de Shell du Maroc. «La grande majorité ne sera pas touchée», confie-t-il. Trois. Ce deal offre une solution de croissance de l’activité du groupe, car «l’un des critères de sélection est la volonté d’investir du repreneur». Le Maroc, étant le plus gros marché des 19 concernés pourrait bénéficier de manière plus conséquente des investissements projetés. A noter qu’au Maroc, les négociations portent sur les activités réseau, carburants, lubrifiants, gaz de pétrole liquéfié (GPL), aviation et marine.Comment en est-on arrivé à cette situation où le flou le dispute aux rumeurs les plus folles, obligeant Shell à se désengager, ou tout au moins, réduire sa voilure dans ces 19 pays? Pour le PDG de Shell Maroc, il s’agit d’un processus purement stratégique déclenché il y a trois mois. A l’échelle mondiale, le groupe anglo-néerlandais a décidé d’investir de plus en plus dans l’exploration. Objectif: consolider la position de leader du groupe sur le marché mondial dans le cas par exemple du GNL, sachant que les projets en amont, donc d’exploration, nécessitent d’énormes capitaux. Voilà qui explique la décision de Shell de se départir de 35% des marchés de distribution où il est présent. Cette décision se justifie aussi par «les besoins énormes du groupe en capitaux pour investir en amont où il y a un avantage compétitif certain». Chez Shell, on considère aujourd’hui que les activités en aval ont atteint la maturité où il y a beaucoup d’acteurs qui font le même travail, «sans grande valeur ajoutée».


    De la CMAP à Shell du Maroc

    CRÉÉE en 1922, la Compagnie Marocaine et Asiatique des Pétroles devient, huit ans plus tard, Shell du Maroc. Depuis, l’entreprise qui emploie aujourd’hui 771 personnes, a inscrit sa démarche dans le cadre d’une citoyenneté responsable. Afin «d’assurer de manière durable une haute valeur ajoutée pour toutes les parties prenantes de l’entreprise», dit-on. Aujourd’hui, Shell du Maroc revendique la place de référence en matière de lubrifiants, de stockage et distribution de carburants, de conditionnement et commercialisation de gaz pétroles liquéfiés (GPL). Elle génère plus de 5.000 emplois directs et indirects au Maroc et s’appuie sur une expertise mondiale en matière de recherche et développement. Son capital s’élève à 248,4 millions de DH.Bachir THIAM

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