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Secteur automobile : L'importation des autobus d'occasion amenuise un marché déjà réduit

Par L'Economiste | Edition N°:90 Le 29/07/1993 | Partager

I'Administration de l'Industrie a refusé raccord d'autorisation de lmportation Temporaire aux dernières importations d'autobus d'occasion par la RATC et la RATR. Elle espère éclaircir ainsi la politique d'importation des poids lourds d'occasion dans une optique d'encouragement de l'industrie locale, productrice de forte valeur ajoutée. C'est ce qui ressort d'une étude réalisée par cette Administration

LES véhicules utilitaires neufs et p' occasion sont restés inscrits en liste B du Programme Général des Importations (PGI) jusqu'au mois de juin 1990. A partir de cette date, les véhicules utilitaires neufs ont été transférés en liste A, et bénéficient actuellement d'une protection tarifaire de 35%.

Les poids lourds d'occasion sont encore inscrits en liste B du PGI (ou liste négative). Néanmoins, les régies de transport urbain ont été autorisées à importer sous le régime de l'Importation Temporaire (IT) des autobus qui "devaient servir pour le transport scolaire", note le rapport. Obligation qui n'a pas été observée.

Le nombre global de bus autorisés au profit des différentes régies a atteint plus de 400 unités, 300 pour la RATC autorisées en 1990 dont la dernière livraison vient d'avoir lieu, et 100 en 1992 pour la RATR. Ces autobus sont généralement réformés par des Communes étrangères et ont plus de 10 ans d'âge. " Ils posent des problèmes en matière de sécurité, d'entretien, de pièces de rechange", renchérit le rapport. De plus, "l'importation des bus d'occasion par les régies sous le régime de I'IT est irrégulière", tranche l'étude. En effet, ce régime n'est accordé, en principe, que pour les équipements nécessaires à des travaux bien précis et réexportés une fois ces travaux terminés.

Arrêt de l'importation des autobus d'occasion

Aussi, "si l'Administration souhaite dispenser les régies du paie ment des droits et taxes à l'importation, elle devrait le faire par arrêté du Ministère des Finances ou en leur accordant une subvention", ajoute l'étude. Plus sévère, l'étude conclut qu'il est préférable de ne plus accorder d'autorisation d'importation de bus d'occasion afin de protéger le secteur des véhicules utilitaires et notamment l'activité du carrossage qui produit une forte valeur ajoutée.

Aussi, en vue d'une éventuelle libéralisation de l'importation des poids lourds d'occasion, il est pro posé de généraliser le principe, des voitures particulières. Ce principe consiste en la mise en place d'une liste de valeurs taxables avec les c'fficients d'abattement en fonction de l'âge.

Cependant, "le choix des c'fficients doit être judicieux afin d 'éviter l'importation de vieux véhicules qui sont économiquement non rentables", conclut l'étude.

Pour les dernières importations des autobus d'occasion de la RATC (100) et de la RATR (40), le Ministère de l'Industrie a refusé de donner son accord pour une importation temporaire.

Pour débloquer le premier lot qui comprend 55 bus d'occasion pour la RATC et 20 bus pour la RATR, le Ministère de l'lntérieur a consenti à débourser les droits de douanes cumulés (65,5% de la valeur importée).

L'autorisation des dernières importations sous le régime de l'IT était le fruit d'une "gymastique" entre les Ministères de l'Industrie, et ceux des Finances et de l'Intérieur.

Actuellement, le secteur des poids lourds est en crise.

Une activité en perte de vitesse

A fin mai 1993, les camions ont accusé une baisse de 32% par rapport à la même période de 1992. Pour les autobus et les autocars, la baisse d'activité a été plus sensible, soit 41%.

En 1990, le secteur du montage des véhicules utilitaires lourds employait 1.266 personnes. Il a réalisé une production de 1.430 millions de DH dont 286 millions de valeur ajoutée, soit un taux de 20%.

Le marché est estimé à 4.000 véhicules par an avec une multitude de marques. Les chaînes de montage dans le secteur des poids lourds sont Berliet Maroc (Renault-V.I.), Auto-Hall (Mitsubishi), Saïda StarAuto (Volvo, Isuzu, Mercedes), Daf Industrie Maroc (Dat), Soriac (Scania) et Seframar (M.A.N.). Cette diversité ne permet pas de développer une intégration appréciable en dehors du carrossage.

La branche du carrossage compte 9 entreprises. Il dégage une forte va leur ajoutée estimée à 67%: un autobus carrossé nécessite environ 2.500 à 3.000 heures/ouvrier.

En 1990, la carrosserie employait M 1.752 personnes et réalisait une production de 319 millions de DH. Le parc des véhicules utilitaires lourds est d'environ 300.000 unités et progresse à un taux annuel moyen de 4%. "Les véhicules utilitaires lourds équipés ou carrossés sont alors compétitifs vis-à-vis des mêmes véhicules neufs importés avec une protection tari faire raisonnable", affirme l'étude.

Par ailleurs, la balance de devises du secteur est négative de 1,2 milliard de DH en 1990. Les importations des CKD ont porté sur une valeur de 908 millions de DH et 300 millions de DH respectivement pour les matières premières des pièces et équipements locaux. Les exportations d'autocars n ' ont concerné que 8 millions de DH.

Situation des différents sous secteurs de l'industrie automobile au Maroc en 1990

(En millions de DH ou nombre d'employés)

Effec.ExportProductionV.A.Investissement
Chaînes de montage2.6991912.67566695
Carrosserie1.752-3192162
Sous-traitance3.159496728728108
Total du secteur automobile7.6106873.722990196

Secteur : Administration de l'Industrie

L.T.

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