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Emploi : Forum Grandes Ecoles-Entreprises :

Par L'Economiste | Edition N°:90 Le 29/07/1993 | Partager

La recherche d'un emploi constitue la préoccupation majeure d'un jeune lauréat. Une méthode éprouvée en Europe vient d'être testée au Maroc à l'initiative de quelques étudiants de grandes écoles. Le cadre polyvalent demeure le plus ciblé.

UN test jugé positif pour les initiateurs du premier Forum Grandes Ecoles-Entreprises: la jeunesse et le manque d'expérience (en dehors de quelques petits cafouillages) ne se sont pas fait trop ressentir dans l'organisation de la manifestation. Pour une première, la satisfaction était perceptible quelques heures avant la clôture. Les "chasseurs de têtes" n'ont pas du tout chômé.

Dès la première journée, plus de cinq cents étudiants (en fin ou en cours de formation dont une grande majorité d'étudiants issus de grandes écoles françaises) avaient pu visiter les stands.

Un bon potentiel humain à l'heure où pratiquement toutes les entreprises soutiennent avoir instauré un mode de gestion axé sur la valorisation des ressources humaines.

Cependant, il est nécessaire de préciser que le Forum n'était pas une occasion pour un recrutement direct. Il s'agissait, aussi bien pour les sociétés que pour les étudiants, de faire les approches préliminaires: pour les premiers, récolter le maximum de CV en vue de procéder à une présélection; pour les seconds, se constituer un solide carnet d'adresses et avoir une première impression sur les possibilités de carrière au sein des entreprises ciblées.

Diversité

Si le choix des potentiels s'est fait dans l'inconnu (1), les sociétés participant au Forum constituent un échantillon représentatif de l'activité économique avec une forte présence des banques. Côté profil, diverses formations se sont côtoyées (ingénieurs, commerciaux, financiers). Outre les tables rondes sectorielles portant sur les différents métiers pour lesquels peut opter une recrue, la conférence sur "L 'entreprise, fer de lance de I 'économie marocaine: défis et perspectives l es pour les cadres de demain"(2) a permis de faire le point sur les méthodes de recrutement, les profils recherchés et les possibilités de promotion dans l'entreprise.

Premier constat: I'investissement dans les ressources humaines constitue une des préoccupations majeures de l'entreprise.

En second lieu, il est remarqué que les méthodes de recrutement sont standards. Outre les offres par voie de presse et les demandes spontanées, Diversité les entreprises affirment réserver une grande importance au contact direct avec l'école. Cependant, cette dernière approche doit être relativisée du fait qu'elle ne concerne généralement que les grandes entreprises et certaines sociétés de services (ingénierie, conseil financier et autres). Après la sélection des dossiers, les méthodes sont encore les mêmes avec les traditionnels tests et entretiens.

Vient enfin l'intégration. Sa réussite est cruciale, surtout quand il s'agit d'un premier emploi. Dans ce domaine, le parrainage est devenu la méthode de base. Le nouvel embauché est confié à un cadre ancien qui se charge de le suivre et de lui transmettre son expérience.

Le diplôme ou la réputation de l'école d'origine constituent un ticket d'entrée à forte valeur ajoutée dans la vie professionnelle. En revanche, toutes les entreprises affirment vouloir privilégier les qualités intrinsèques de I'individu (goût du risque, créativité, facilité d'adaptation aux différentes mutations technologiques). "La promotion doit ainsi résulter des seules performances professionnelles", a-t-il été souligné. Il est par ailleurs noté que la polyvalence est de plus en plus recherchée. Premiers bénéficiaires, les ingénieurs qui, outre leurs secteurs traditionnels (BTP, IMME...) sont de plus en plus sol licités par le secteur financier.

L'incertitude du retour

Le tour des stands a permis d'observer que l'effet d'image constitue un attrait réel pour le jeune lauréat. Les sociétés ayant développé une forte communication sont les plus convoitées même si I'image qui en ressort ne garantit pas a priori une carrière intéressante.

Outre cette approche découlant de leur propre perception, certains candidats se contentent des informations recueillies en dehors des entreprises, notamment auprès des proches. Le salaire constitue toutefois le principal paramètre dans la décision du candidat.

Reste maintenant le choix difficile du retour pour ceux qui séjournent à l'étranger. Certes difficile mais "inéluctable du moment que les opportunités d'embauche se raréfient de plus en plus dans les pays occidentaux", est-il constaté, avec en prime la crise qui persiste. En fait, tenir une telle manifestation dans une pareille conjoncture était une gageure. Toutefois, un directeur des ressources humaines d'une grande société de la place a souligné que "le chômage des jeunes diplômés est certes réel, mais les bons profils trouvent toujours preneurs". Un constat partagé par la plupart de ses collègues.

A.D.N.

(1) C f L'Economiste n°89 du 22 juillet l993

(2) La conférence a été marquée par les communications de MM. Mohamed Kabbaj, Fouad Filali et M'Hamed Bargach, respectivement ministre des Travaux Publics, de la Formation des Cadres et de la Formation Professionnelle, président de l'ONA et président directeur général de la Société Générale.

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