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Economie

Coupures électriques : : La crédibilité industrielle est menacée

Par L'Economiste | Edition N°:90 Le 29/07/1993 | Partager

La crédibilité de l'exportation marocaine est remise en cause: lors de deux derniers salons textiles en Espagne, où l'AMITH était présente pour la promotion du VETMA, la question centrale des partenaires ibériques était de savoir si "le problème de l 'électricité marocaine avait été ou non résolu".

Les industriels continuent de ré clamer d'être avertis à l'avance des .coupures d'électricité. En dépit des promesses de la RAD ou de l'ONE, les arrêts se produisent toujours sans préavis et se sont multipliés durant ces deux dernières semaines, témoignent les industriels.

Auprès de l'ONE, il est indiqué que les équipements sont actuelle ment très fortement sollicités. "Les délestages enregistrés ces derniers jours Sont consécutifs à l'indisponibilité pour entretien de certains groupes thermiques", précise l'ONE.

S'y ajoutent "la réduction de la puissance hydraulique mobilisable en raison de la baisse continue du niveau dans les barrages et les restrictions imposées à l'utilisation de l 'eau". En revanche, pour suivent nos sources, lorsqu'il s'agit de déficits prévisibles (maintenance, pointes...) "la RAD et les abonnés directs notamment sont prévenus".

Dans le quartier industriel de Ain Sebaâ, la grogne des industriels se double d'un début de grogne ouvrière: le travail à l'heure n'est pas payé pour les arrêts électriques.

Cependant, signalent des industriels de la zone, les coupures et reprises étant imprévisibles, les ouvriers attendent en s'attroupant aux abords des usines.

Pour autant qu'il a été possible de I'observer, le comportement do minant des usines est de ne payer que les heures réellement travaillées.

Les pertes de productions et de matières premières se doublent de pertes de revenus qualifiées"d 'importantes", pour les salariés. La co-génération (groupes électrogènes) est l'unique solution technique, mais elle pose des problèmes d'amortissement. Dans un premier mouvement, les administrations des finances et de l'industrie avaient envisagé d'exonérer les groupes du PFI, mais c'étaient pénaliser les entre prises locales du secteur. L'idée est aujourd'hui abandonnée.

Les industriels se disent convaincus que courant 1994, la situation s'améliorera, ce qui signifie que le groupe électrogène (250.000DH à I million de DH l'unité'3', il faut parfois plusieurs unités en batterie) doit être amorti sur dix-huit mois, ce qui signifie aussi que la compétitivité de la production sera ruinée entre temps.

M.C

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