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    Economie

    Sécheresse: Les barrages à 30% de leur capacité

    Par L'Economiste | Edition N°:166 Le 09/02/1995 | Partager

    La gestion de l'alimentation en eau potable ou destinée à l'irrigation s'annonce comme l'une des grandes priorités en cette période de déficit pluviométrique. Tâche aiguë, mais les différentes administrations qui y sont impliquées ne sont pas inquiètes, des situations similaires ayant déjà été vécues. Dans le même registre, un premier plan d'urgence est lancé pour parer aux effets de la sécheresse.

    La sécheresse est pratiquement bien installée. Sur l'ensemble du pays, le déficit pluviométrique moyen atteint actuellement 65%, entraînant corrélativement des répercussions immédiates sur les réserves en eau aussi bien agricole que potable. L'Administration de l'Hydraulique annonce qu'à fin janvier le stock total des barrages s'était fixé 3 milliards de m3, soit un taux de remplissage de 30% contre 35% comparativement à la même période de l'année précédente. Les dernières mesures effectuées au début du mois de février font ressortir une très légère baisse d'autant qu'aucune précipitation n'a été enregistrée. Le taux de remplissage est ainsi tombé à 29,5% pour un volume global de 2,96 milliards de m3.

    Eau potable: Alimentation assurée

    Selon cette Administration, l'impact sur l'irrigation varie selon les zones. Dans l'ensemble, des mesures de restriction sont appliquées avec une intensité plus élevée pour quelques-unes. De toute manière, 70% des besoins sont assurés.

    Par ailleurs, fait-on remarquer, à l'exception de Tanger, les villes alimentées en eau potable à partir des barrages en eau potable à partir des barrages ne seront pas exposées à des problèmes de déficit. Cette prévision est rigoureusement confirmée par l'ONEP. Il est souligné que la situation est actuellement normale dans la capitale du Détroit. Des réductions de consommation ne seront effectuées qu'après le Ramadan, si toutefois il ne pleut pas. Tanger est alimentée par les barrages Ibn Battouta et Hachef récemment construit et qui n'a encore reçu aucun apport. Pour autant, souligne l'Office, il existe une grande nappe souterraine d'une capacité de 26 millions de m3 où l'eau est déjà emmagasinée. Au pire des cas, l'ONEP garantit 70l/hb/j. Les localités approvisionnées à partir des sources, telles que Beni Mellal, Taza,et Chaouen, vivent un cas différent. Le problème auquel elles sont confrontées concerne la répartition entre l'irrigation et l'eau potable. Mais à l'instar des autres villes, elles ne connaîtront pas de déficit.

    Emploi rural

    Afin de parer à la crise, les pouvoirs publics viennent de mettre en place un premier programme de lutte contre la sécheresse. Il porte sur une enveloppe de 1,5 milliard de Dirhams destinés au financement de trois principaux volets. Il s'agit en particulier de veiller à la sauvegarde du cheptel, d'assurer l'alimentation en eau potable et de promouvoir l'emploi en milieu rural.

    Pour la première partie du programme, il sera procédé, au profit des éleveurs, à la distribution de 1,04 million de quintaux d'aliments composés subventionnés à hauteur de 50%.

    En outre, 700.000 q d'orge destinés au bétail seront débarqués, entre le 6 et le 22 février, dans les ports de Casablanca, Agadir, Tanger et Nador. Pour les différents opérateurs désignés par l'ONICL (Office National Interprofessionnel des Céréales et des Légumineuses), le prix de cette orge est fixé à 160 DH/q départ silo ou quai port d'arrivée. En revanche, tout demandeur peut se la procurer à 170 DH/q dans les chefs-lieux des provinces et de préfectures.

    Les autres mesures de sauvegarde du cheptel portent sur:

    - l'importation par le secteur privé, en exonérations des droits de douanes et taxes, de différents types d'aliments de bétail comme le son, la pulpe sèche de betterave et la luzerne déshydratée. Il est à noter que 150.000 q de ce dernier produit ont déjà été importés.

    - la prise en charge par l'Etat des frais de transport des aliments de bétail;

    - l'abreuvement du cheptel;

    - les campagnes de prophylaxie, qui seront entamées dès le 15 février, et destinées au renforcement de l'encadrement sanitaire du cheptel. Il est précisé que les produits biologiques, de même que les médicaments vétérinaires nécessaires, sont déjà disponibles et mis à la disposition des services vétérinaires des provinces.

    Pour le deuxième volet du programme de lutte contre la sécheresse, il a été dégagé 172 millions de Dirhams consacrés à la création de 1.170 points d'eau, des puits, des forages et des sources, en faveur de 1.370 localités.

    Quant à la troisième partie du programme, elle concerne l'équipement rural, l'infrastructure routière et les productions végétales et forestières. Une enveloppe de 996 millions de Dirhams a été débloquée à cet effet.

    Un montant de 630 millions est affecté à la construction de 1.400 km de routes sur la base de matériaux locaux et par des méthodes fortement utilisatrices de main-d'oeuvre.

    A.D.N.

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