×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Scandale FNUAP: Le procès entre dans la phase des plaidoiries

Par L'Economiste | Edition N°:716 Le 02/03/2000 | Partager

· Nouveau report pour le 7 mars
· Plusieurs interrogations subsistent dans ce dossier


Dernière ligne droite pour le procès de détournement des fonds accordés par le Fonds des Nations Unies pour les Activités de Population (FNUAP) au Ministère de l'Education Nationale. Examinée par la Cour Spéciale de Justice, l'affaire entre dans sa phase finale, en démarrant les plaidoiries.
Dans ce dossier, sont inculpés MM. Moulay Youssef Rifki, ancien comptable du MEN et Abdelilah Allaoui, employé à la Banque Marocaine de Commerce et d'Industrie (BMCI). Ils sont poursuivis pour détournement de fonds publics, faux et usage de faux.
Lors de l'audience du 29 février, la Cour a décidé d'un nouveau report pour le 7 mars, à la demande de l'avocat de l'accusé principal pour lui permettre de préparer sa plaidoirie.
La séance a, en outre, été consacrée en partie à l'examen des déclarations des témoins. Plusieurs fonctionnaires du MEN sont ainsi passés à la barre. Il s'agit notamment de l'assistant de M. Rifki, M. Chaâchaâ ainsi que de l'ancien directeur de l'Enseignement Secondaire, M. Abdelilah Mossadak et M. El Hafi, qui l'avait remplacé à ce poste à partir de 1995.
Leurs déclarations correspondent à celles des autres témoins(1). Ils ont expliqué comment le FNUAP débloque des fonds via un compte spécial à la BMCI. Ces fonds sont destinés à différents programmes relevant de plusieurs directions du MEN dans le cadre du Projet MOR 93-PO. Il s'agit notamment d'opérations d'encadrement, de formation continue et de séminaires.
A rappeler que l'affaire a été déclenchée en 1997, après la découverte par la Cour des Comptes d'un déficit de près d'un million de DH. Lors de ses investigations, la police a trouvé notamment des chèques portant uniquement la signature de M. Rifki. Celui-ci a expliqué devant la Cour qu'il se trouvait parfois dans l'obligation de faire face à des opérations urgentes. Mais M. El Hafi n'a pas été de cet avis. Selon lui, toutes les opérations obéissent à un planning préalablement établi.
Plusieurs interrogations subsistent dans ce dossier. En effet, de l'avis même des témoins, le programme était bien organisé. De plus, ont-ils ajouté, des contrôleurs de la Cour des Comptes effectuaient une ou deux visites par an au MEN et durant toute la période du programme, aucun problème n'a été signalé jusqu'à la découverte du déficit.
De même, outre des réunions tripartites auxquelles participaient les cadres du FNUAP, un état des dépenses et des rapports des opérations réalisées sont adressés tous les ans au Bureau de représentation du Fonds à Rabat.
D'ailleurs, l'avocat de l'accusé avait réclamé à la Cour de convoquer les comptables du FNUAP. «Disposant en dernier lieu de tous les documents, ils sont plus à même d'effectuer le recoupement des différentes opérations», explique-t-il. Toutefois, la Cour a rejeté cette requête, expliquant que les représentants du FNUAP n'ont été convoqués à aucun moment lors de l'instruction.

(1) Cf. L'Economiste du 18 février 2000.


La BMCI soutient son employé


C'est la non-vérification d'un chèque d'une valeur de 2.600 DH qui a valu à M. Abdelilah Allaoui son implication dans ce dossier. Selon ses avocats qui ont entamé leurs plaidoiries lors de l'audience du 29 février, M. Allaoui s'est en fait conformé à l'application des instructions de sa banque. Dans une note interne, celle-ci ne recommande la vérification des modèles de signature que pour les chèques dont la valeur excède 3.500 DH et ce, dans le but d'assouplir la procédure et de limiter les attentes devant les guichets. D'ailleurs, la BMCI avait chargé un avocat pour la défense de son employé. «Ce qui confirme que l'institution financière ne considère pas ce manque de vigilance comme une faute professionnelle», explique l'avocat.

Malika EL JOUHARI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc