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Economie

Sahara: L'ONU appelle à un règlement du conflit

Par L'Economiste | Edition N°:716 Le 02/03/2000 | Partager

· La date n'est toujours pas fixée pour le référendum
· Le Maroc conteste la procédure d'identification et refuse la présence de chioukhs adverses dans les recours


Après le rapport du 17 février dans lequel le secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan, dressait le bilan de la situation, c'est au tour des autorités marocaines de faire une déclaration officielle (voir notre édition d'hier). Dans une lettre adressée à l'ONU, le Maroc qualifie d'injustes les méthodes d'identification des électeurs. L'ONU en a retenu 86.381, mais le Maroc réclame que les 140.000 personnes rejetées puissent bénéficier de leur droit de recours. Faute d'accord, la tenue du référendum a été sans cesse repoussée d'année en année depuis 1992. M. Annan n'est toujours pas en mesure de fixer une date et les actions du Conseil se poursuivent dans le but de mettre fin au conflit. L'ONU a appelé encore mardi dernier les deux parties à régler leur différend sur le Sahara.
Les 15 membres du Conseil de Sécurité ont approuvé le même jour, par ailleurs à l'unanimité, une résolution prévoyant de prolonger jusqu'au 31 mai le mandat de la mission de l'ONU chargée d'organiser le référendum. La résolution prend acte du rapport du secrétaire général de l'ONU selon lequel le dernier calendrier mis au point pour le processus référendaire "n'est plus valable", et aucune nouvelle date ne peut être fixée avec certitude.

Médiation


Le Conseil a approuvé la décision de M. Kofi Annan de demander à son représentant personnel pour le Sahara, l'ancien secrétaire d'Etat américain James Baker, de trouver les moyens adéquats pour mettre fin au conflit.
A l'issue de l'adoption mardi de ces résolutions, M. Ahmed Snoussi, le représentant permanent du Royaume à l'ONU, a souligné que, pour le Maroc, "la pratique du cheikh contradictoire est totalement illégale et ne serait en aucun cas acceptée au niveau des recours". Pour lui, la procédure élaborée doit permettre une consultation démocratique et non priver plus de la moitié de la population d'exprimer sa volonté. Commentant la prochaine mission de médiation de M. James Baker, M. Snoussi a précisé qu'il jouit indéniablement de toutes les qualités nécessaires pour relever le défi et qu'il saura être à la hauteur de cette tâche, certes complexe et difficile. Mais "il faudra également que M. Baker, qui connaît bien le problème, prenne totalement connaissance de toutes les injustices dont ont souffert nos concitoyens et qui ne sauraient se perpétuer au moment où le plan de règlement va probablement entrer dans sa seconde phase", ajoute-t-il.
M. Snoussi a également évoqué le problème des réfugiés qui sera traité avec l'envoyé de M. Kofi Annan. Il a indiqué que les réfugiés devraient pouvoir être rapatriés du moment où ils ont été identifiés, alors que leurs geôliers veulent les garder comme otages et comme monnaie d'échange pour obtenir l'aide humanitaire qu'ils ont vendue à leur profit dans les pays voisins.

Hicham RAÏQ (MAP & AFP)

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