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    Sarkozy régularisera des enfants clandestins

    Par L'Economiste | Edition N°:2292 Le 07/06/2006 | Partager

    . La mesure concerne 1 ou 2% des élèves menacés d’expulsion. Examens au cas par casLE ministre français de l’Intérieur Nicolas Sarkozy va régulariser une partie des élèves clandestins scolarisés et leurs parents menacés d’expulsion, a indiqué mardi 6 juin son ministère, alors que s’amplifie un mouvement de mobilisation en faveur de ces jeunes.Un réseau d’aide à ces jeunes et leurs parents a immédiatement dénoncé un «effet d’annonce», en estimant que cette mesure concerne seulement 1 ou 2% des élèves menacés d’expulsion.Cette décision ne «s’apparente pas pour autant à une régularisation massive», a indiqué le ministère, mais chaque cas fera l’objet «d’un examen particulier». Ces nouvelles mesures ne devraient concerner que les familles dont les enfants scolarisés sont nés en France et qui ne parlent pas la langue du pays dont leurs parents sont originaires.Les examens «au cas par cas» devraient se faire au sein d’une commission nationale où associations et administration auront leur place.«Dans la réalité, la régularisation va concerner 1 ou 2% des élèves sans-papiers, d’après les chiffres du ministère qui recense 50.000 familles sans papiers dont au moins 50.000 enfants», a déclaré Richard Moyon, porte-parole du Réseau éducation sans frontières (RESF), un collectif à l’origine de la mobilisation.Selon lui, «on est plus près de 100.000 enfants scolarisés sans-papiers en France, donc cette démarche prétendue humanitaire touche à peine 2% des enfants».Les familles qui ne seront pas régularisées devraient bénéficier d’une «aide retour» si elles rentrent volontairement dans leur pays.Sarkozy avait accordé un sursis à l’expulsion de jeunes majeurs clandestins scolarisés et de familles d’enfants scolarisés, en leur donnant jusqu’au 30 juin, fin de l’année scolaire.Le ministre s’est fixé pour 2006 un objectif de 25.000 expulsions d’étrangers en situation irrégulière contre 20.000 en 2005.Dans plusieurs écoles, des parents, des associations et des professeurs se sont mobilisés pour empêcher des expulsions d’élèves clandestins, cachant parfois des enfants. Pour inscrire un enfant à l’école en France, aucun papier n’est requis.Synthèse L’Economiste

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