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Régions

Safi: Une association pour encadrer des enfants autistes

Par L'Economiste | Edition N°:3472 Le 23/02/2011 | Partager
C’est une première pour la ville
Une prise en charge adéquate reste coûteuse

Chaque enfant autiste de l’association Apeas est suivi par une encadrante, qui applique une méthode spécifique (ABA). Cette méthode permet parfois une réintégration partielle des élèves dans un cycle normal (Les visages ont été modifiés )

IL y a à peine deux ans, Wissam Lamzabi, jeune maman d’une enfant autiste «galérait» pour trouver à Safi une structure d’encadrement adaptée aux besoins de sa fille. Elle n’était pas la seule. De nombreux parents faisaient face aux mêmes difficultés, dans une ville où le taux de prévalence de ce handicap est particulièrement élevé (8,2% contre 5,1% au niveau national). A force de se rencontrer et d’échanger leurs difficultés, l’idée est née, chez ces parents, de se constituer en association. C’est ainsi qu’est née, en octobre 2009, l’Apeas ou Association des parents d’enfants autistes à Safi. Première du genre dans la ville, elle permet aujourd’hui d’encadrer 20 enfants d’âge variable. Et la demande est en augmentation… Aujourd’hui, de nombreux enfants sont sur la liste d’attente. «La création de cette association a permis de mettre en lumière le nombre important de familles qui font face à ce problème», indique Anouar Dbira Tlemçani, chef de la division de l’action sociale à la wilaya de Safi.
Pour son démarrage, l’association a reçu le soutien du ministère de l’Education nationale et de l’INDH (Initiative nationale pour le développement humain). «Le programme d’urgence incite à établir des partenariats avec les associations, notamment dans le cadre de la problématique des enfants à besoins spécifiques. Or, il n’y avait pas d’espace pour la prise en charge des enfants autistes à Safi», indique Ahmed El Hilale, coordonnateur au sein de la délégation de l’enseignement à Safi. Ainsi, le ministère à mis à disposition de l’association trois classes au sein d’une école primaire et deux professeurs. Comme les locaux étaient en piteux état, une autre convention avec l’INDH a permis de réaménager ces locaux, de les équiper et de créer des blocs sanitaires.
Il reste à la charge des parents la rémunération des accompagnatrices et leur formation. En effet, l’Apeas utilise comme méthode pédagogique l’ABA, qu’elle considère comme la plus efficace, mais qui demande un encadrant par enfant. «Les méthodes d’enseignement traditionnelles ne fonctionnent pas avec les enfants autistes. Ce sont des enfants isolés sur eux-mêmes. De plus, chaque enfant est un cas particulier», souligne Wissam Lamzabi, présidente de l’association. L’application de cette méthode reste fort coûteuse pour les parents: entre 1.000 et 2.000 DH par mois et par élève. L’enjeu final est souvent la réintégration partielle de l’école normale par ces enfants. Pour y parvenir, le moment de la prise en charge s’avère généralement capital. Aya, la fille de Wissam Lamzabi, a été diagnostiquée et prise en charge très tôt. «Elle peut déjà maintenant, de temps en temps, réintégrer une classe normale. L’intégration se fait par étapes. D’abord une heure par jour, et puis plus… Mais on ne peut jamais espérer une réintégration à 100%», explique Lamzabi.

De notre correspondante,
Marie-Noëlle RASSON

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