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Sable: Une circulaire pour juguler l’informel

Par L'Economiste | Edition N°:3323 Le 20/07/2010 | Partager

. Objectif: une exploitation rationnelle des ressources . Des amendes allant jusqu’à 1 million de DH prévues. La loi sur la protection du littoral attendueALORS que le secteur du bâtiment reste intimement lié au développement économique du pays, l’exploitation du sable, l’un des principaux intrants de l’industrie, reste faiblement encadrée. A ce titre, l’extraction informelle du sable constitue la principale entrave au développement maîtrisé de l’activité. Destruction du littoral et des cours d’eau, défiguration de zones touristiques, faible qualité, non-conformité aux normes de sécurité… autant de problématiques que pose l’exploitation illégale du sable.«Aujourd’hui, ce sont plus de 10 millions de m3 qui sont produites illégalement», explique Hassan Jai, président de l’Association des professionnels du sable (APS). A ce titre, une nouvelle circulaire a vu le jour le 15 juin dernier. Celle-ci vise à optimiser l’exploitation des gisements tout en réduisant le déséquilibre entre formel et informel.

Surveillance des carrières
Impact sur l’environnement, localisation, méthodes d’exploitation, comités de surveillance… autant d’élément qui viennent consolider la normalisation du secteur. «Cette circulaire marque les prémices de l’adoption de la loi sur le littoral et de la loi sur l’exploitation des carrières de sable», explique Mohamed Badad, directeur délégué de la fédération des industries des matériaux de construction (FMC). En effet, la circulaire vient notamment instaurer une commission nationale chargée du suivi de l’exploitation du sable. Celle-ci institue également la mise en place d’équipes régionales affectées à la surveillance des carrières. D’autre part, le document vient consolider les exigences au niveau de l’exploitation du sable (profondeur des gisements, étendue, périodes et horaires d’extraction, normes techniques…) tout en renforçant les conditions d’octroi d’autorisations d’exploitation. Cependant, c’est l’adoption de la loi sur la protection du littoral (en préparation depuis 6 ans) et de la loi sur l’exploitation des carrières de sable qui reste la porte de salut pour les opérateurs du secteur. «La loi sur l’exploitation des carrières prévoit des amendes allant jusqu’à 1 million de DH en cas d’exploitation illégale. De plus, des sanctions pénales sont prévues pour les récidivistes», rappelle Badad. Par ailleurs, en plus de la circulaire en vigueur, l’arsenal juridique en préparation devra répondre à un enjeu de taille. Remplacer le sable prélevé illégalement par un sable extrait de manière conforme. En effet, «l’activité du bâtiment a besoin du volume de sable produit, il ne suffit pas d’interdire l’exploitation sauvage, encore faut-il lui trouver des alternatives», explique Jai.A ce titre, une étude menée en collaboration entre les acteurs du secteur et les pouvoirs publics prévoit un recours progressif au sable de concassage et au sable marin dragué. Ces méthodes permettront de satisfaire la demande du marché, tout en garantissant une meilleure protection des côtes, des oueds et des nappes phréatiques. Selon l’étude, la production du sable de dragage devra passer de 1,2 million de m3 enregistré en 2009 à 13 millions en 2015. Quant au sable de concassage, il devra atteindre 9,3 millions de m3 en 2015 contre 1,4 million extrait en 2009.Sur ce point précis, les prévisions de l’étude sont loin de se confirmer sur le terrain. Pour 2010, celles-ci tablent sur des volumes de 4 millions de m3 pour le sable de concassage et près de 7,8 millions de m3 pour le sable de dragage. Selon les professionnels, la production pour la même année ne dépassera pas 1,8 millions de m3 pour le sable de draguage et 1,4 million de m3 pour le sable de concassage.Ce différentiel peut s’expliquer par les retards pris dans les contrats-programmes et dans l’octroi des autorisations. A cela s’ajoute la concurrence du secteur informel qui grignote des parts de marché. D’autre part, la reprise de l’immobilier, qui tarde à venir, influence elle aussi les performances du secteur de manière ponctuelle.En 2009, le sable de concassage et le sable marin dragué ont représenté 5 millions de m3 extraits. Le sable de dunes a atteint 3,4 millions de m3 et le sable d’oued 3,6 millions. Au total, ce sont 9,8 millions de m3 qui ont été produits légalement. Ces résultats restent faibles alors que la consommation totale de sable dépasse les 20 millions de m3 par an (certaines estimations vont jusqu’à 26 millions de m3).Othman ARIDE
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