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Economie

Fès: 30 mois pour la station d’épuration

Par L'Economiste | Edition N°:3323 Le 20/07/2010 | Partager

. Les travaux d’aménagement ont déjà commencé. Un investissement de 700 millions de DH A une dizaine de kilomètres de la ville de Fès, dans la localité d’Aïn Kansara (Province de Moulay Yacoub), de gros engins investissent plusieurs hectares. Une centaine d’ouvriers se mobilisent quotidiennement sous une température infernale. Entre terrassement, construction et installation de matériel, des milliers de journées de travail sont annoncées. Il s’agit de la réalisation de la station d’épuration des eaux usées (Step) dont les travaux avancent à grands pas. C’est ce que veut montrer la Régie autonome de distribution d’eau et d’électricité de Fès (Radeef), initiatrice du projet, qui a organisé dernièrement une visite du chantier au profit des représentants de la presse. La visite qui s’est déroulée en présence de Mohamed Rharrabi et Mohamed Anis, respectivement wali de la région de Fès-Boulemane et gouverneur de la province de Moulay Yacoub, a été l’occasion pour Najib Mimi Lahlou, DG de la Radeef, de présenter le projet et ses répercussions sur la ville. Il en est sorti que la future station réduira de 80% la pollution dans une zone de 6 millions d’habitants résidant sur les deux rives du Sebou. Elle sera réalisée avec la technique des «boues activées». «Une fois construite, cette station pourra être éligible au Mécanisme de développement propre (MDP) issu du Protocole de Kyoto pour la réduction des gaz à effet de serre», rappelle Mimi Lahlou. Et d’ajouter: «Ceci constitue une première à l’échelle mondiale». En tout cas, le chantier nécessitera pas moins de 30 mois de travaux intenses. Représentant plus de 700 millions de DH d’investissement, sa réalisation se fera à hauteur de 400 millions grâce au prêt d’un consortium de banques marocaines regroupant BP, AWB et BMCE Bank. A noter que le remboursement de ce prêt est étalé sur une période de 15 ans avec 3 ans de délai de grâce. Le taux d’intérêt s’élève à 5,5%. Le reste, soit 300 millions de DH, est pris en charge par un autofinancement de la Régie (80 millions de DH), une subvention de l’Etat (180 millions de DH) et un emprunt du Fonds d’équipement communal (44 millions de DH). La construction de la Step et son exploitation sur 10 ans s’élèveront à plus d’un milliard de DH.Selon le responsable de la Régie, la mise en service de ladite station comportera deux filières de traitement. Une pour l’eau et une autre pour les boues. Elle comprendra aussi une unité de cogénération de l’énergie électrique à partir du biogaz. Participe à la concrétisation de ce projet un groupement international composé des sociétés Golden State Environnement (Chine), Waterleau (Belgique), Sotradema (Maroc), et Eusebios & Filhos et Alberto Martins (Portugal). Notons que ce groupement dispose d’importantes références internationales et nationales dont la Step de Marrakech.Lors de la visite du chantier, de hauts responsables de ce groupement ainsi que des diplomates étaient de la partie. C’est dire l’importance du projet.


Cahier de charges et critères

Selon les termes du cahier des charges, le délai de livraison de la station ne devrait pas dépasser trente mois. En ce qui concerne la qualification du soumissionnaire, le marché a été attribué à un groupement dont le chef de file est une entreprise spécialisée dans la réalisation et l’exploitation de stations de traitement des eaux usées par boues activées (ou procédé biologique similaire). Dans le souci d’avoir une société capable de réaliser le chantier dans les règles de l’art, les dirigeants de la Radeef avaient fixé plusieurs critères de sélection des attributaires. Le premier mentionne que les soumissionnaires doivent avoir réalisé au moins un chiffre d’affaires annuel, au cours des 3 dernières années, pour des prestations analogues à celles qui font l’objet du projet de la Step, d’un montant équivalent au moins à 300 millions de DH. Le second critère a trait à un savoir-faire confirmé lors de la réalisation de projets similaires. Il insiste sur une situation financière saine ressortant des bilans et comptes d’exploitation des trois dernières années certifiés par le commissaire aux comptes. A la présentation d’une attestation de solvabilité (ou de capacité financière) de la part de la banque de l’entreprise, s’ajoute une expérience d’au moins 15 ans, dont doit faire preuve le directeur de projet. Donc, rien n’a été laissé au hasard pour assurer la réduction de la pollution des eaux du Sebou. Signalons que les responsables de la régie misent gros sur le secteur de l’assainissement. Un secteur qui a absorbé plus de 120 millions de DH d’investissements en 2009, destinés à l’amélioration de l’assainissement de divers secteurs de la ville. «Outre la Step, nous contribuons aux projets de protection contre les inondations, l’aménagement des bassins versants, le renforcement de l’alimentation en eau potable, et la mobilisation des ressources en eau par forage», souligne le management de la Régie. «La réalisation de l’ensemble de ces opérations permettra de réduire la pollution domestique et industrielle de 60 à 70% », conclut-il.De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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