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Economie

Ressources poulpières
Les professionnels réclament plus de contrôle

Par L'Economiste | Edition N°:2766 Le 29/04/2008 | Partager

. La pêche illicite menace la préservation de la ressource. Les opérateurs proposent le prolongement de l’arrêt biologique PLUS de 100.000 tonnes de poulpes ont été pêchées d’une manière illicite entre 2002 et 2007. Ces chiffres sont donnés par Rachid Benkirane, président de la Fédération des pêches maritimes (FPM). Pour Benkirane, il faut renforcer davantage les mesures de contrôle afin d’assurer la préservation de la ressource, notamment celle du poulpe. Cet avis est totalement partagé par les représentants des trois segments de la filière: hauturière, côtière et artisanale. Les professionnels du secteur ont ainsi présenté des exemples concrets sur les opérations de pêche illicite durant les périodes de repos biologique. Les quantités pêchées seraient commercialisées par la suite dans d’autres ports du pays situés hors de la zone interdite. «Plus de 1.100 tonnes de poulpes ont été vendues dans les halles de Laâyoune, d’Agadir et de Nador en plein période d’arrêt biologique et précisément durant les mois d’avril et mai 2007», souligne Abderrahmane El Yazidi, secrétaire général du Syndicat national des officiers et marins de la pêche hauturière. «Cela est possible grâce aux délivrances de documents administratifs au nord pour blanchir des opérations d’achat fictives de poulpes pêchés illicitement au sud», accuse El Yazidi. Ce dernier a pointé du doit la défaillance du système de contrôle de pêche et la connivence de certains fonctionnaires agissant au nom de l’administration. Pour les professionnels, une intervention des autorités concernées s’impose d’urgence. Il s’agit de soutenir les efforts menés, ces dernières années, pour reconstituer les bancs de poulpes. En effet, un plan d’assainissement de la filière a été mis en place à partir de 2004. « Le but de ce plan était la reconstitution urgente des stocks de poulpes après la crise qui a frappé le secteur en 2003», indique Benkirane. Sur ce volet, ce dernier rappelle que la production du poulpe a chuté de 118.000 tonnes en 2001 à 12.000 tonnes en 2003, soit une diminution de près de 90%. Conséquences: plusieurs sociétés ont fait faillite, d’autres se sont mises en situation de redressement judiciaire pour éviter la banqueroute. Pour ne pas revivre cette situation, les opérateurs du secteur invitent le département de tutelle à renforcer les mesures de contrôle comme prévues dans le cadre du plan d’assainissement. «Cette filière risque de perdre les sacrifices de ces dernières années», insistent les opérateurs dans un communiqué publié vendredi dernier. Ils proposent ainsi d’étendre la zone de repos biologique jusqu’à Tan Tan. Les professionnels rappellent que cette décision a été préconisée par l’étude effectuée par l’Institut national de la recherche halieutique (INRH), dont les résultats ont été présentés en avril 2007. Le collectif souhaite que cette mesure soit appliquée à partir du prochain arrêt biologique qui démarre le 1er mai. L’ambition est d’atteindre une production de 50.000 tonnes de poulpes à fin 2008 et 60.000 tonnes l’année prochaine.Nour Eddine EL AISSI

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