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Affaires

Remous autour de l’horaire d’été dans les banques

Par L'Economiste | Edition N°:1797 Le 24/06/2004 | Partager

. Un accord est conclu entre l’USIB/UMT et le GPBM . L’autre syndicat du secteur, SNB/CDT, dénonce la décision et annonce une grèveLes employés du secteur bancaire vont profiter un peu moins cette année de l’été. Un accord définitif conclu vendredi dernier entre le GPBM et le syndicat d’une partie des travailleurs du secteur, l’USIB affilié à l’UMT, fixe la durée de l’horaire d’été pour les banques du 28 juin au 31 août. La période s’étalait habituellement du 15 juin jusqu’au 15 septembre. Cette nouvelle disposition ne fait pas cependant l’unanimité. Elle est «contraire à celles prévues par la convention collective du secteur», estime l’autre syndicat du secteur, le SNB affilié à la CDT. Ce dernier est monté au créneau pour dénoncer «cette décision qui est l’œuvre exclusive du secrétaire général de l’USIB/UMT avec la complicité intéressée et cupide du GPBM», à travers un communiqué. Le syndicat SNB, qui réclame une capacité de mobilisation de plus de 15.000 parmi les 36.000 employés que compte le secteur, déclare avoir reçu jusqu’à présent «plus de 3.300 pétitions des salariés des banques de la région de Casablanca et Mohammedia». Les responsables du syndicat SNB confient ainsi qu’un mouvement de grève pourrait être déclenché prochainement pour protester contre cette nouvelle «aberration» du patronat bancaire, «qui n’arrange en fait que les intérêts des patrons des banques au détriment des employés». Seulement il est à rappeler que le SNB n’est pas un signataire de la convention collective du secteur et n’a donc pas la reconnaissance du patronat comme porte-parole et négociateur des employés de banques. D’ailleurs, ses multiples doléances à l’adresse du GPBM sont restées sans suite. Ce nouveau système d’horaire d’été décidé par les banques est motivé par plusieurs facteurs. Le plus déterminant serait la perte de productivité durant l’été. «Le rendement des employés chute en effet d’environ 50%, puisqu’ils ne travaillent pratiquement qu’une partie de la matinée», souligne un directeur GRH au sein d’une banque de la place. D’autres facteurs ont motivé également cette décision. Il s’agit de la nécessité d’accélérer les projets engagés par la plupart d’entre elles tout en assurant un service correct à la clientèle. A titre d’exemple, BCM est engagée à absorber Wafabank dès cette année, le CIH et le Crédit Agricole projettent de faire avancer leurs projets de restructuration, la BCP sera à la cote dès le 8 juillet et BMCE Bank doit accueillir son nouvel actionnaire le Crédit Industriel et Commercial, à hauteur de 10% du capital. Des salariés du secteur accueillent très bien cette annonce, en raison d’enjeux stratégiques de leurs établissements, mais craignent que cela ne profite pas à l’amélioration de leur situation. D’autres encore craignent que le système ne soit abandonné définitivement dès l’année prochaine.


Baisse de productivité…

Les PDG des établissements bancaires, sensibilisés par l’un de leurs confrères, étaient acquis au principe d’abandonner définitivement le système d’horaire d’été. «Ils estiment, données chiffrées à l’appui, que les retards accumulés pendant l’été, suite à une baisse importante de la productivité, créent une pression énorme sur le management dès le mois de septembre pour la préparation des travaux de fin d’année», indique un directeur de banque. En outre, les réclamations des clients explosent durant cette période du fait de la lenteur enregistrée au niveau du traitement des opérations. Seulement, les directeurs des ressources humaines des banques ont attiré l’attention de leurs PDG sur le fait «que le secteur pourrait faire face à d’interminables mouvements de grève si toutefois ils s’attachent à cette option». Bouchaïb EL YAFI

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