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Regard sur l'actualité

Par L'Economiste | Edition N°:53 Le 12/11/1992 | Partager

"Le Bouliste" tire trop loin

Notre confrère " La Vie Economique" nous rend de fréquents hommages, sans toujours nous citer, craignant peut-être de nous faire bonne publicité. Nous n'avons aucune gêne, pour notre part, à citer notre confrère, même si dans sa dernière livraison du "Boulistes", il s'en prend à la liste des informations, que nous avons livrées, en primeur à nos lecteurs, pendant notre première année de parution. Ce qu'il ne nous conteste pas d'ailleurs. Nous sommes flattés que le Bouliste épluche notre journal, c'est un lecteur attentionné, parmi des milliers d'autres.

Son défaut est de nous prendre pour cible, pour chacune de nos innovations: papier blanc, publication des chiffres, vacances annuelles... Son intérêt nous flatte encore, car on ne peut prendre pour cible que ceux qui sont devant soi. Sinon, ils ont droit à l'indifférence. Les "Economistes" établiront un parallèle avec la notion du "duopole de Stackelberg" où un producteur surveille son concurrent, parce qu'il le juge leader du marché. Pour notre part, nous n'aspirons ni au duopole, ni encore moins au monopole. Le Maroc moderne, qui se libéralise, aspire à la pluralité, à l'ouverture, dans tous les domaines, y compris dans la presse. C'est pourquoi, nous ne nous abaisserons jamais à attaquer, ou dénigrer un confrère, quel qu'il soit. Nous jugeons regrettable que d'autres le fassent. Nous réservons nos colonnes à l'information et non à la polémique. Nos lecteurs l'auront remarqué. En revanche, nous revendiquons le droit à rappeler nos apports au paysage médiatique du pays, évitant toutefois le triomphalisme. La sérénité devrait régner au sein de notre profession. C'est une qualité qui se cultive... grâce au jeu de boules.

Dubcek, socialiste à visage humain

ALEXANDRE Dubcek est mort à l'âge de 70 ans. Il n'aura présidé aux destinées de la Tchécoslovaquie que 8 mois, mais en restera le leader le plus célèbre. Son nom est associé au "socialisme à visage humain" qu'il avait tenté d'instaurer de Janvier à Août 68, année des grandes contestations, en France, aux USA, en Asie. Son "Printemps de Prague", affiché au nez de la toute puissante URSS de Brejnev, avait été écrasé par les chars. Il avait été renvoyé à Bratislava, pour y reprendre ses fonctions d'ingénieur mécanicien. Il a dû inspirer Gorbatchev et Vadav Havel. Il regrettait que la chute du communisme ait abouti à la dislocation de la Tchécoslovaquie.

Week-end prolongé

La commémoration de la Marche Verte a coïncidé avec un week-end prolongé. Certains reviendront avec quelques souvenirs d'escapade, d'autres avec quelques mauvais souvenirs d'un accident, une infirmité, un mort sur la conscience. L'entrée de Casablanca, par l'autoroute, offrait Dimanche un spectacle désolant, comme certainement d'autres tronçons, à travers le Maroc: des télescopages en série, des voitures qui chauffent, calent à force d'embouteillage et finissent rangées sur les bords de l'autoroute, des blessés qui gémissent.

Aucune mesure ne semblait être prise, pour faire face à ces mouvements de population, par les autorités ou la protection civile.

En Europe, des mesures spécifiques sont prévues, pour ces occasions, pour régler la circulation, organiser les secours, éviter que ces types de week-end, désormais entrés dans les moeurs, ne deviennent meurtriers.

L'Allemagne réagit

La manifestation allemande, contre le racisme, a réuni 300.000 personnes à Berlin, capitale réunifiée. Les autres nations, et leurs médias, y ont accordé un intérêt particulier...

Tout le monde attendait la réaction allemande aux violences ouvertes contre les foyers d'immigrés, craignant les prémisses à des embrasements européens. L'Allemagne porte encore le poids de la guerre et des "vieux démons" nazis dans les esprits. C'est ce qui justifie cet intérêt international. C'est parce qu'ils n'ont pas oublié cette époque, que la majorité des allemands cultivent la tolérance jusqu'à en devenir passifs, même face à l'extrémisme. Un historien leur a rappelé que la République de Weimar n'a pas sombré parce qu'il y avait trop de Nazis, mais trop peu de démocrates.

La démocratie allemande voulait rehausser son prestige à cette occasion. Le Président et le chancelier qui avaient rejoint la manifestation, ont été pris entre les extrémistes violents et les citoyens de base qui réclamaient plus de fermeté. Ils sont repartis avec leurs vêtements entachés de jets d'oeufs.

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