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    Regard sur l'actualité

    Par L'Economiste | Edition N°:178 Le 04/05/1995 | Partager

    · Les trains au rythme du mouton

    Les cheminots observent depuis mercredi une grève du zèle pour faire aboutir leurs revendications sur la prime de l'Aïd. Sur les 55 à 60 minutes que dure habituellement le voyage entre Casablanca et Rabat, il faut ajouter au minimum trois quarts d'heure supplémentaires.
    Les grévistes semblent déterminés et se disent prêts à continuer le mouvement jusqu'à la satisfaction de leur principale revendication: la prime de 1.000DH pour l'Aïd. Sinon, préviennent-ils, le train continuera à circuler au pas du mouton.

    · Les pro et les anti-remboursement

    L'obligation faite à l'ancien président de la RAM de rembourser 9 millions de DH de frais indus mais encaissés par lui est diversement commentée. " Il est puni par là où il a péché"..."mais est-ce vraiment sûr qu'il remboursera?" et "est-ce vraiment lui qui en a profité?" sont les commentaires des partisans de la méthode soft. "Alors on peut user de son pouvoir pour prendre l'argent du contribuable, sans encourir d'autre sanction que le remboursement?", "c'en est fini de la crédibilité du gouvernement quand il dit qu'il veut assainir les entreprises publiques", "Il suffit d'avoir les relations qu'il faut pour échapper à toute sanction sérieuse", estiment les partisans de la méthode hard.

    · Le privé c'est le privé

    Après le petit émoi vécu par la communauté des affaires, le message est passé: c'est une simple erreur de rédaction qui a pu faire croire que SM le Roi avait nommé M. M'Fadel Lahlou à la présidence de la SNI, privatisée. En fait, M. Lahlou a été décoré des mains de Sa Majesté. Sa nomination à la tête de la SNI avait été faite, en bonne et due forme, par le nouveau conseil d'administration de la Société Nationale d'Investissement en janvier dernier.

    · 1er mai à 3

    UMT d'un côté, CDT de l'autre soutenue par les leaders de l'USFP, UGTM enfin, conduite par ceux de l'Istiqlal, le 1er mai n'aura pas été unitaire, malgré la rencontre des 3 syndicats autour de l'Algérie. Il faut dire que seul le 1er mai ouvre le droit aux manifestations.
    L'UMT affirme en avoir organisé 32, avec 100.000 personnes à Casablanca. La centrale de M. Mahjoub Benseddik revient sur la semaine de 40 heures et le Smig à 2.500DH. Alors que la CDT en appelle même à la création d'une caisse d'allocation chômage.
    Le contexte politique délicat constitue la toile de fond de ce 1er mai. Le ministre de l'Emploi annonce la contribution de la CNSS à la construction (cette année!) de 40.000 logements. La CNSS y contribuera pour 10 millions de DH. La CNOPS reçoit enfin pour 280.000DH de cotisations étatiques et 250 millions de crédit.
    Le ministre annonce une aide aux centrales syndicales qui sera octroyée par l'Etat.

    · Jospin-Chirac à fleurets mouchetés

    L'expression est trouvée. L'escrime française a inspiré le premier commentaire sur le débat Jospin-Chirac suivi par les Marocains sur TV5. Le combat à fleurets mouchetés a déçu: pas de programme concret, pas d'expression historique comme les "vous n'avez pas le monopole du coeur" de Giscard en 1974, et les "je vous le dis en vous regardant dans les yeux" de M. Mitterrand en 1988. "Ce ne sont pas deux présidentiables, mais des candidats ministres qui débattaient", commente unanimement la presse.

    · Vietnam: 20 ans de paix

    Après 30 ans de guerre, le Vietnam a connu 20 ans de paix, mais pas forcément le bonheur.
    Aux bombardements par les B.52 et à la division du pays a succédé un régime dictatorial qui cherche à revenir dans la communauté internationale en attirant les hommes d'affaires et les investisseurs qui y voient un futur dragon communiste.
    La guerre du Vietnam avait commencé en 1946. Le Vietnam combattait la France pour l'indépendance, qui aboutit à la partition: le Nord Communiste et Sud pro-américain, en 1954. Les premiers conseillers américains arrivent en 1959 pour aider le régime de Saigon contre la rébellion Vietcong. Ils seront 58.000 Américains à y laisser leur vie, 300.000 à revenir blessés et des milliers de vétérans à être traumatisés. L'Amérique s'en sort avec un profond sentiment de culpabilité pour avoir lâché 15 millions de tonnes de bombes, 72 millions de litres de défoliant sur un pays qui arrive à peine à évaluer ses pertes: 4 millions de morts et 2,5 millions de blessés entre les civils et les militaires.



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