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    Recherche: Un nouveau médicament pour le diabète

    · La présentation mondiale a eu lieu à Marrakech

    Par L'Economiste | Edition N°:456 Le 04/03/1999 | Partager

    Avandia est le nom du nouveau médicament que SmithKline Beecham s'apprête à lancer prochainement. Ce médicament qui a réussi les tests cliniques s'adresse uniquement aux diabétiques non insulino-dépendants.

    L'information était presque passée inaperçue. Surtout que le thème de la manifestation "Conférence Internationale sur le Diabète" peut prêter à confusion. En fait, la manifestation, qui s'est déroulée à Marrakech du 23 au 25 février, devait surtout permettre au groupe pharmaceutique britannique SmithKline Beecham (SB), numéro huit mondial (12,8 milliards de Dollars de CA), de peaufiner le lancement d'un nouveau médicament de traitement du diabète. La conférence était d'ailleurs entourée de la plus haute confidentialité. Dans l'industrie pharmaceutique, les enjeux restent, il est vrai, très élevés en matière de Recherche & Développement. Une molécule dévore en moyenne 200 millions de Dollars depuis sa découverte jusqu'à sa mise sur le marché et ce, sachant que deux molécules sur 10 ont des chances d'être commercialisées.
    Le nouveau médicament de SB sera lancé sur les marchés américain et européen en juin prochain. Quant à sa commercialisation en Afrique, et donc au Maroc, elle n'a pas encore été décidée. Aucune étude de marché n'a été réalisée jusqu'à présent.
    En revanche, plusieurs études scientifiques ont été menées sur le sujet.

    Combler des lacunes


    Selon une étude(1) présentée au mois de juin dernier à Chicago (Etats-Unis), lors de la 58ème session de l'Association américaine du diabète, le maleate de rosiglitazone (principe actif d'Avandia) réduisait significativement le taux de glycémie chez les diabétiques de type deux (non insulino-dépendants). La diminution peut aller jusqu'à 76mg/décilitre. "Pour des maladies de ce type, il est rare d'obtenir une réduction aussi importante. Généralement, pour la plupart des médicaments, la baisse ne dépasse pas 60mg/dl", souligne le Dr Goldstein, directeur de la division d'endocrinologie du diabète et des maladies métaboliques, service de médecine, Université de Médecine de Jefferson (Philadélphie, Etats-Unis).
    Sur le plan technique, le produit a réussi avec succès les différents tests cliniques. "Le nouveau médicament vient en quelque sorte combler les lacunes en matière de traitement du diabète", souligne le Dr Tabona. "Les progrès réalisés jusque-là en matière de recherche sur le diabète ont davantage porté sur l'aspect physiologique de la maladie que sur son traitement". La particularité du produit "réside dans sa capacité à traiter le problème primordial du diabète, à savoir l'insulino-resistance", poursuit le Dr Tabona. Le traitement, qui s'adresse aux diabétiques de type deux, permet à l'insuline d'agir normalement. "Nous avons obtenu de très bons résultats cliniques avec Avandia", est-il indiqué auprès de la multinationale. Ce traitement qui peut être administré en monothérapie ou en bithérapie, "a donné des résultats encourageants dans la phase prédiabètique et peut être efficace pour éviter la maladie", soulignent les chercheurs de SB.
    Actuellement, les recherches de SmithKline Beecham sont orientées vers "la prévention contre le diabète que pourrait éventuellement permettre Avandia". Les études qui ont été menées sur le Rosiglitazone n'ont pas permis de constater d'interactions médicamenteuses. En revanche, des effets indésirables ont été relevés, notamment des maux de têtes et des problèmes respiratoires. Par ailleurs, lors des essais cliniques, il a été constaté une augmentation de la concentration d'enzymes dans le sang. Ce qui pourrait laisser croire, selon des chercheurs, à d'éventuelles affections du foie.

    Mohamed BENABID & Khadija MASMOUDI

    (1) Etude disponible sur Internet
    www.psLgroup.com/dg/84F86.htm


    L'insuline reste chère


    La fréquence du diabète au Maroc est de l'ordre de 3 à 5%, souligne le Pr Reda Ababou, présent à cette réunion scientifique. Selon lui, le 1/10 des diabétiques sont insulino-dépendants, alors que le reste soit 9/10, a un diabète de type deux ou une insulino-résistance. Par ailleurs, des efforts sont à faire en ce qui concerne les prix des médicaments pour une meilleure prise en charge de la maladie. Ainsi, selon le Pr Ababou, "le prix de l'insuline n'est pas à la portée de la majorité". o

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