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    Entreprises

    Le relief n'est pas un obstacle à la couverture territoriale

    David Balducci, DG de Nortel Wireless Maroc, équipementier GSM

    Par L'Economiste | Edition N°:456 Le 04/03/1999 | Partager

    Derrière les opérateurs, les équipementiers se livrent bataille pour décrocher le marché de l'infrastructure liée au réseau GSM. Si les ambitions du deuxième opérateur dépendent du coût de la licence, le relief du pays ne doit pas être un obstacle majeur.

    - L'Economiste: Le niveau des investissements dans l'infrastructure du réseau GSM dépendra en grande partie du prix de la licence. Quels sont vos scénarios dans ce sens?

    - M. David Balducci: Le coût de la licence a été modélisé entre 100 millions et 300 millions de Dollars. Nous avons discuté avec la plupart des opérateurs des simulations de business-case incluant différentes hypothèses de coûts de la licence. Cela nous a permis de voir quels étaient leurs besoins en infrastructures. A chaque scénario, nous avons des réponses particulières, mais tout dépendra de ce que voudra faire l'opérateur. Nous savons à peu près les différents types de services que les opérateurs vont offrir en fonction des scénarios de coût de la licence.

    - Il paraît que la nature du relief est un élément déterminant du coût du déploiement du réseau.
    - Ce sont des arguments que certains équipementiers mettent en avant. Mais je constate que les six plus grandes villes du Maroc se trouvent à peu près dans des zones plates. Donc, si on prend Tanger, Rabat, Salé, Marrakech, Agadir ou Casablanca, cela doit représenter plus de la moitié de la population. Le relief montagneux n'est pas le coeur du problème. Nortel comme d'autres disposent de produits adaptés aux zones montagneuses. Il serait faux de faire croire que l'essentiel du problème se situe à ce niveau. En plus, dans un premier temps, la cible que visera le deuxième opérateur se trouve dans des zones urbaines.

    - La technologie évolue à un rythme très rapide. Quelle garantie offrez-vous pour basculez à la prochaine génération?
    - Sans entrer dans les détails techniques, il faut savoir que l'on tend actuellement vers une proximité de normes dans la mobilité: le GSM en Europe, le CDMA/TDMA aux Etats-Unis, d'autres normes au Japon. Un double mouvement de convergence émerge, le premier vers la norme UMTS et le second entre le transfert de données sur protocole Internet et le transport de la voix sur le GSM. Grâce au rachat de Bay Networks, nous pouvons garantir à l'opérateur que notre matériel sera compatible avec toutes les technologies, Internet inclus, dans les trois ans qui viennent. C'est l'un de nos atouts, nous avons une palette d'outils techniques permettant d'avoir de la voix et de la donnée sur protocole Internet ou sur le circuit traditionnel à travers le GSM.

    - Combien de temps après l'adjudication de la licence pourra-t-on avoir les premiers appels?
    - L'adjudication de la licence devrait intervenir avant l'été, vers mai-juin selon mes informations. Au bout de trois mois, l'opérateur peut déjà procéder à des appels commerciaux pour faire un "coup de pub". Dans les grandes villes, en revanche, le réseau sera véritablement opérationnel dans une période allant de trois à six mois après l'attribution de la licence. La rapidité de déploiement est essentiel le pour l'opérateur. Si, à l'ouverture de son réseau, les premiers abonnés ne voient pas de différence avec Itissalat Al-Maghrib, il va y avoir une contre-publicité rapide qui pourrait freiner la pénétration du marché.

    - Les arguments techniques et financiers des équipementiers en lice sont quasiment les mêmes. Qu'est-ce qui va finalement vous départager?
    - Nortel Networks se distingue sur deux points: le volet marocain et la nature de nos investissements. Nous sommes les premiers à avoir nouer le partenariat avec des entreprises locales depuis de nombreux mois. Aujourd'hui, quand on creuse un peu le nombre de sites acquis, je pense que l'investissement de Nortel est très significatif et se démarque de la concurrence. Très souvent, les équipementiers mondiaux travaillent avec des sociétés internationales spécialisées dans le déploiement et la recherche de sites, etc. Chez Nortel, nous jouons la carte des entreprises marocaines depuis le début du projet. Je n'ai pas encore vu nos concurrents faire la même chose même si je sais qu'ils vont avoir tendance à nous copier. Notre démarche découle d'une volonté stratégique et régionale.

    Propos recueillis par Abashi SHAMAMBA




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