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    Economie

    Réassurance: L'augmentation des tarifs inévitable

    Par L'Economiste | Edition N°:1157 Le 04/12/2001 | Partager

    . Dans l'histoire de la réassurance, les attentats du 11 septembre sont désormais une date-clé. Le Maroc n'échappe pas aux conséquences. Mais la Société Centrale de Réassurance (SCR) affirme que la hausse sera contenueLa facture des attentats du 11 septembre est lourde, très lourde, non seulement aux USA, mais également dans le reste du monde. C'est le plus gros sinistre de l'histoire du secteur de l'assurance et de la réassurance. Tous les marchés sont affectés. La capacité de l'offre en réassurance est affaiblie. Beaucoup de réassureurs vont disparaître et les prix vont flamber. L'impact touche également le Maroc au nom du principe de solidarité. Les compagnies d'assurance vont, en toute vraisemblance, trinquer. Faut-il pour autant s'attendre à des hausses tarifaires et dans quelles proportions? Pour l'heure, les assureurs n'osent pas encore se prononcer. Ils sont tous en “stand-by”. La visibilité est encore trop réduite. Mais, l'onde de choc existe. L'aviation en revanche l'a subi de plein fouet. Déjà l'année précédente, le secteur était en perte de vitesse. En pleine difficulté, la RAM a connu des hausses tarifaires de 100% et plus et ce, toutes branches confondues. Les gros risques n'échappent pas non plus à une flambée des primes. En revanche, pour le domestique, c'est-à-dire l'assurance grand public (automobile, maladie, accident du travail…), les augmentations de primes pour les assurés sont peu probables.Néanmoins, une donnée est sûre: les réassureurs augmenteront les prix, mais beaucoup d'assureurs ne pourront pas répercuter. Ils sont toutefois sereins, les compagnies d'assurance disposent de bonnes marges de solvabilité. Quant aux gros risques, les hausses devraient être raisonnables. Le choc est limité au Maroc en raison principalement de l'existence d'un système de réassurance national, la Société Centrale de Réassurance (SCR). Certains pays voisins qui n'ont pas de réassureur national comme la Tunisie et d'autres pays africains, ont reçu un courrier des réassureurs internationaux les informant que les risques de guerre n'étaient plus pris en charge. Pour le Maroc, la situation est différente, la SCR joue un rôle d'amortisseur sur un marché concurrentiel en évitant aux réassureurs étrangers d'imposer leur tarif.Créée en 1960 par convention entre la CDG et les pouvoirs publics, la SCR est arrivée pour réguler un marché qui comprenait à l'époque près de 300 petites compagnies et où il fallait drainer l'épargne. La réassurance est un outil pour la conservation de l'épargne au niveau local. Parmi ses missions, figurent la solidarité mondiale, le rôle de régulation de l'offre et de la demande en réassurance, la sécurisation du marché, ainsi que le placement des risques sur le marché international à bon prix et auprès des réassureurs solvables. Aujourd'hui, la SCR dispose de 75 à 80% de part de marché de la réassurance. Les 20% restants sont des risques de pointe dans les grandes affaires placées auprès de réassureurs à l'étranger. Son point fort est qu'elle dispose de la garantie de l'Etat. Selon les responsables, cette garantie est inévitable, même si la décision de privatiser devenait effective. Mais ils écartent cette éventualité au profit de l'option de l'ouverture du capital. “La réassurance est une activité d'utilité publique”, estiment-ils. L'Etat vient d'ailleurs de renouveler sa convention avec cette société pour 5 ans et non 10 ans comme précédemment. Ce qui s'explique par l'absence de visibilité du secteur de l'assurance de manière générale. La SCR intervient au niveau national pour assurer l'ensemble des compagnies d'assurance. Il y a une cession légale par les assureurs de 10% sur l'ensemble des affaires. C'est le chiffre d'affaires basic de la SCR. A cela s'ajoutent la participation commerciale sur les affaires traitées et les affaires facultatives. Pour ces deux derniers volets, la SCR est en concurrence avec les réassureurs internationaux. La Société Marocaine de Réassurance intervient aussi à l'international, notamment en Europe, Asie et Afrique. Son chiffre d'affaires avoisine les 1,6 milliard de DH pour des besoins en réassurance de 2 milliards de DH. Sa clientèle reste essentiellement privée. La SCR joue également un rôle très important dans un contexte de libéralisation en se présentant comme un véritable régulateur du marché. “Avec la libéralisation, le marché aura besoin de la SCR. Elle entraînera forcément une baisse des tarifs. Or, le marché de la réassurance est un fixateur”, précise Nali Mohamed Larbi, Responsable des départements “Etudes et Actuariat & Assurances de Personnes”.


    Les résultats de la SCR en 2000

    La SCR a réalisé durant l'année 2000 un chiffre d'affaires de 1,59 milliard de DH en progression de 5,43%. Les affaires légales représentent 997,79 millions de DH et les affaires conventionnelles un montant de 594,22 millions de DH, affichant un accroissement de 8,09% et 1,25% respectivement. Sur le plan des résultats, l'activité de souscription s'est soldée par un déficit technique net de rétrocession de 32,55 millions de DH. Les pertes sont moins importantes qu'en 1999 où elles avaient enregistré 145,81 millions de DH. Quant aux affaires conventionnelles, elles sont excédentaires au niveau technique de 12,87 millions de DH. Le résultat courant, intégrant le résultat technique et celui de la gestion générale, compte non tenu du solde des opérations exceptionnelles, se situe à 221,88 millions de DH contre 100,30 en 1999. Le résultat net compte tenu des opérations exceptionnelles est, quant à lui , à 74,82 millions de DH contre 537,19 l'année précédente. Fatima MOSSADEQ & Khadija MASMOUDI


    . L'AFEM s'activeL'Association des femmes chefs d'entreprise au Maroc a connu d'intenses activités ces derniers temps. Sa présidente, S. Karkri-Belkeziz a d'abord été élue “femme d'affaires pour l'année 2001 au Maroc” par l'hebdomadaire français L'Express. Ensuite, l'AFEM a été représentée lors de différents événements internationaux tels que “les journées de l'entreprise” à Tunis (8-10 novembre dernier), le forum international tenu par des femmes chefs d'entreprise d'Istanbul, Turquie (8-10 novembre dernier). De plus, l'AFEM a pris part à une mission dans le cadre de la coopération maroco-belge du 11 au 18 novembre dernier. . Des fonds pour Douar Lahrach L'Association Maillage Nouvelles Générations Marocaines, qui regroupe des jeunes Marocains résidant dans différentes régions de France et le Club des Partenaires du Maroc qui réunit des Marocains et amis du Maroc ont organisé dans le cadre de l'opération “Quartiers Solidaires” une soirée ramadanesque, le 2 décembre, au restaurant “Au Pied du Chameau” à Paris. L'intégralité des fonds servira à construire une école à Douar Lahrach, proche de Casablanca.
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