×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Les perspectives d'investissement d'ici 2005 selon le CMC

Par L'Economiste | Edition N°:1157 Le 04/12/2001 | Partager

. Trois scénarios sont envisagés: le tendanciel, l'intermédiaire et celui à forte croissance . Ce dernier nécessiterait une contribution importante de la part des administrations publiques dans la formation de capitalUne étude publiée dans la dernière lettre du Centre Marocain de Conjoncture dresse l'état des lieux de l'investissement au Maroc et fait ressortir trois scénarios quant aux perspectives d'investissement à l'horizon 2005.A travers cette étude, les analystes du CMC ont confirmé l'étroite relation entre l'effort d'investissement consenti et les rythmes de croissance enregistrés. Cette relation constitue la base d'élaboration des perspectives macroéconomiques de la formation de capital en fonction des perspectives de croissance. La démarche prévisionnelle retenue, le CMC envisage à ce propos trois scénarios de croissance bien contrastés et permettant de couvrir un éventail assez large des développements futurs les plus probables. Le premier scénario à considérer est celui qui s'inscrit dans le prolongement des tendances passées et n'envisage aucune inflexion de ces tendances dans un sens ou dans un autre au moyen des politiques économiques. Le rythme de croissance moyen dans le cadre de ce scénario qui correspond à la moyenne enregistrée durant la décennie 90 se limiterait à 3,1% par an. Cette cadence faible du processus d'accumulation impliquerait un effort d'investissement relativement réduit dont le volume ne dépasserait guère 12% du PIB pour un coefficient de capital d'environ 3,9. Le deuxième scénario retient un rythme de croissance sensiblement plus accéléré en tablant sur un effort d'investissement atteignant 16% du PIB en vue de réaliser un développement de l'activité économique à une cadence moyenne de 4,3% par an. Enfin, le dernier scénario envisage une alternance que peut représenter un régime de croissance forte. «L'accès à ce sentier de croissance nécessiterait la mobilisation de ressources importantes aussi bien pour l'intensification du volume des investissements que pour l'amélioration de leur productivité«, souligne-t-on du côté du CMC. Ceci devrait permettre d'atteindre un taux de croissance moyen de 5,7% avec un taux d'investissement net qui culminerait à 20% du PIB pour un coefficient de capital limité à 3,5.Les projections relatives à la formation de capital ressortent de façon directe des données spécifiques à chacun des scénarios envisagés. Le volume global de l'investissement évalué, aux prix de l'année 2000, devrait atteindre dans le scénario faible le montant global de 99 milliards de DH à l'horizon 2005. Cette évolution correspond à un rythme de progression annuel moyen de l'ordre de 2,5% en termes réels durant la période 2000-2005. Elle s'avère, du fait de sa lenteur, insuffisante pour avoir des répercussions significatives en ce qui concerne l'amélioration des revenus et du niveau de vie. Le scénario intermédiaire implique, quant à lui, un effort d'accumulation de capital appréciable avec un volume d'investis-sement qui atteindrait 107 milliards de DH à l'horizon 2005, ce qui correspond à un accroissement moyen de 4,1% par an sur la période de projection. Du point de vue de son cheminement jusqu'à l'année horizon, la formation de capital devrait être assez intense durant les deux premières années par comparaison au reste de la période 2000-2005. Enfin, le troisième scénario est fondé sur l'hypothèse d'un processus d'accumulation des facteurs nettement accentué. Sous cette hypothèse, le volume d'investissement global s'élèverait à 134 milliards de DH au terme de la période de projection, enregistrant ainsi un accroissement moyen d'environ 9% par an. Au-delà de leurs implications quant à l'effort global d'investissement, les trois scénarios d'évolution se différencient nettement du point de vue de la répartition de cet effort entre les secteurs public-privé. On relève en effet que les configurations de croissance plus fortes nécessiteraient une contribution relativement importante de la part des administrations publiques dans la for-mation de capital. Les investissements initiés dans ce secteur devraient atteindre la proportion brute de 6,4% du PIB dans le scénario de forte croissance contre 4,5% seulement dans le scénario faible. La contribution de l'Etat à l'accumulation du capital serait davantage orientée, dans le contexte actuel est à venir, vers le développement des infrastructures économiques et sociales à même de favoriser l'amélioration de la productivité des facteurs.Fedoua TOUNASSI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc