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    Courrier des Lecteurs

    Rating : Les entreprises expriment leur curiosité

    Par L'Economiste | Edition N°:324 Le 02/04/1998 | Partager

    Le marché de la notation est encore à l'état embryonnaire. Fitch IBCA, en partenariat avec Finaccess, sonde le marché. Une société de financement et une banque se sont prêtées au jeu. Mais rien ne permet d'affirmer si l'effet d'entraînement jouera.


    Le partenariat entre Finac-cess, la société d'informations financières, et Maghreb Rating, filiale tunisienne de l'agence européenne Fitch IBCA, entre dans sa phase opérationnelle. Le processus de notation d'une société de financement et d'une banque est d'ores et déjà lancé. A ce stade, rien ne permet d'affirmer que les notes seront rendues publiques, raison pour laquelle les noms des deux institutions ne sont pas dévoilés par les analystes. Toutefois, sur le fond, l'intérêt du secteur privé pour la démarche est prometteur... à condition de passer rapidement de la simple curiosité à l'acte proprement dit. Dans ce sens, il est à rappeler que le road-show, organisé par la Bourse de Casablanca au dernier trimestre 1997, avait suscité un large engouement des émetteurs potentiels. Cependant, rien de bien concret ne s'en est suivi.`

    En dépit du démarrage timide de l'activité de notation, les fondateurs de Finaccess et leurs associés gardent leur optimisme. Selon M. Benghazi, trois facteurs vont contribuer au développement du rating des sociétés. Outre la notation du risque souverain, le foisonnement de nouveaux instruments financiers négociables et l'abolition de la garantie de l'Etat en faveur des entreprises publiques désireuses de lever des fonds vont rendre la notation incontournable. A ce niveau, une prise de conscience des investisseurs (compagnies d'assurances et gestionnaires de fonds) est également requise. "En incitant les émetteurs à se faire noter par des agences prestigieuses, les investisseurs pourront prendre leur décision en connaissant le niveau de risque qu'ils courent". Bien plus, si suffisamment d'entreprises émettrices se plient à la règle, elles pourront optimiser leur coût de refinancement grâce à la hiérarchisation du niveau du
    risque.

    A ce niveau, il est précisé que le règlement général de la Bourse de Tunis impose aux émetteurs de se faire obligatoirement noter. "Une telle disposition est destinée à renforcer la protection de l'appel public à l'épargne". Ce qui explique le développement du marché de la notation en Tunisie et l'implantation de l'agence locale de Fitch IBCA qui s'en est suivie. L'Egypte s'apprête à lui emboîter le pas. Une nouvelle antenne locale ouvrira ses portes au Caire dans moins d'un mois. Le règlement général de la Bourse de Casablanca reste muet sur ce point.
    Concrètement, comment se faire noter? Le processus tel qu'il est suivi par Fitch IBCA prévoit une réunion initiale avec le client et l'accès aux données financières de l'entreprise. Après analyse des données, les experts collectent des informations complémentaires auprès du dirigeant et procèdent à une analyse complémentaire. Le rapport est ensuite effectué par les analystes en charge du dossier avant d'être soumis au client. Au feu vert de l'entreprise, le comité de notation fixe la notation et en informe le dirigeant. La note peut alors être publiée.
    Fitch IBCA s'est constitué un portefeuille de plus de 2.000 abonnés permanents comprenant notamment des banques centrales, des investisseurs institutionnels et de grandes entreprises.
    Fitch IBCA a également noté plus de 65 Etats souverains et collectivités locales.
    Elle emploie plus de 550 personnes dans le monde et génère un chiffre d'affaires de 105 millions de Dollars.

    Mouna KABLY

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