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    Rapport d'activité de la BCM en 1995 : Les indicateurs de performance en perte de vitesse

    Par L'Economiste | Edition N°:232 Le 30/05/1996 | Partager

    La croissance du résultat net de la BCM s'est essoufflée en 1995.
    Toutefois, la BCM conserve sa première place de banque privée avec 16% des dépôts et 18% des crédits. L'accent est mis sur l'international et l'ingénierie financière.

    La BCM a clôturé l'exercice 1995 avec un résultat net d'impôts de 518,3 millions de DH contre 440,6 millions une année plus tôt, soit une progression de 17,6%. La croissance du résultat s'est ralentie après avoir effectué un bond de 58,84% en 1994, suite à une période de tassement entre 1992 et 1993.
    Le total bilan hors succursales à l'étranger s'est élevé à 29,771 milliards de DH, en hausse de 7,6%.
    Les fonds propres de la banque ont atteint avant répartition
    3 milliards de DH, réalisant une progression de 8,5%.
    Le Conseil d'Administration tenu le 26 avril 1996 a décidé d'augmenter le capital par incorporation de réserves, pour le porter de1,173 milliard de DH à 1,325 milliard, soit un renforcement de 11,5%. Cette augmentation de capital sera matérialisée par l'attribution gratuite de 1.511.614 actions nouvelles qui porteront jouissance à compter du premier janvier 1996.
    L'analyse de l'activité d'exploitation de la BCM montre que la collecte des dépôts a généré 21,6 milliards de DH contre 19,7 milliards l'année précédente, enregistrant un accroissement de 9,71%. Quant à l'encours des crédits par décaissement distribués, il représente 15,7 milliards de DH contre 14 milliards en 1994, en progression de 12,37%.
    Le Rapport d'activité impute cette évolution à la forte contribution des déblocages de crédits à moyen et long termes dans cette évolution.
    Pour leur part, les crédits par signature sont passés de 10,2 milliards à 10,6 milliards de DH, soit une hausse annuelle de 4,4%.
    Au regard de ces performances, la reprise marquée de tous les indices d'exploitation au cours de l'exercice précédent s'est nettement ralentie en 1995. En effet, en 1994, les dépôts collectés s'étaient accrus de 17%, les crédits par décaissement de 12,8% et les crédits par signature de 12,6%.
    Le ralentissement serait notamment dû "à un environnement économique difficile".

    Cependant, la BCM conserve sa première place de banque privée en détenant 15,9% du marché des dépôts, 18,3% du marché des crédits et 24% des transactions bancaires réalisées avec l'étranger.
    Son réseau est constitué de 185 agences. La diversification de l'offre se reflète à travers la création d'un groupe de filiales axées sur le leasing immobilier, le crédit hypothécaire, le factoring, le crédit à la consommation et l'ingénierie financière.
    En outre, la BCM a renforcé en 1995 ses métiers de conseil en menant deux missions auprès du Ministère de la Privatisation. L'une, réalisée en collaboration avec Salomon Brothers, a porté sur l'évaluation de la Société Chérifienne des Pétroles. L'autre mission, menée en collaboration avec Wafabank, a concerné la conception et la participation au placement des Bons de privatisation. L'élargissement de la gamme de services offerts concerne également les métiers de fusion- acquisition, de conseil en restructuration financière, d'introduction en bourse et d'émission de valeurs mobilières. De plus, une structure tournée vers la gestion du patrimoine et les placements financiers des institutionnels et particuliers est en train d'être mise en place.
    Sur le plan international, la BCM dispose d'un réseau de 5 agences, de 14 délégations en Europe destinées aux RME et de 2 succursales internationales tournées vers le financement du commerce international. Les opérations internationales traitées se sont accrues de 5% à 41,2 milliards de DH.

    Mouna KABLY


    La BCM et ses correspondants

    La BCM a réuni, les 24 et 25 mai, 58 de ses correspondants venus de 18 pays, mais il a été bien plus question du Maroc que de la banque.

    C'est la 3ème fois que la Banque Commerciale du Maroc rassemble ses correspondants depuis 1989, mais c'est la première fois qu'ils sont venus aussi nombreux, d'horizons aussi divers. A été très remarquée la présence de deux banques israéliennes, Leumi et Hapoalim, et d'une banque turque, Yapi Kredi. Leur présence comme celle des banques scandinaves et de la japonaise Sumimoto montrent l'extension du réseau de la banque marocaine pour le compte de sa clientèle. En revanche, les correspondants européens et spécialement français ont fait part de leur déception à l'état-major de la banque: le volume des lignes augmente peu tandis que la BCM l'a restructuré en faveur de son agence parisienne. "Que voulez-vous, nous devons d'abord faire travailler notre agence", répondent les cadres de la banque.
    Pour elle, les réunions de correspondants sont davantage l'occasion de montrer le Maroc que de parler boutique. Pour montrer le Maroc, les visites dans la région de Marrakech et, la veille, une longue séance de travail au siège de la banque.
    A cette séance, M. André Azoulay a fait une visite rapide, pour dire sa meurtrissure de voir que le Maroc ne sait pas faire sa communication externe: "Vous pouvez voir qu'au Maroc, Afrique, Islam et Maghreb ne sont pas synonymes de misère, haine et insécurité", souligne le conseiller. "La liberté peut tout permettre, l'absence de liberté peut tout empêcher", avait dit le président Alami, pour amener le conseiller sur les thèmes forts. Le Maroc s'est efforcé de construire une autre société, avec les valeurs universelles de liberté, droits de l'Homme et bien-être économique que peuvent partager les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans. La politique économique ne perd pas ses droits, puisque, ajoute M. Azoulay, "ce pari doit être conforté par les dividendes économiques et des richesses plus équilibrées". En mêlant les approches de MM. Azoulay et Alami, il ressort que la liberté est finalement le meilleur moyen de se moderniser et de faire les rééquilibrages sociaux. Les correspondants ont été fortement impressionnés par ce discours qu'ils ne s'attendaient pas à entendre dans le Royaume du Maroc.
    Surprise totale aussi devant le professionnalisme et l'aisance d'insertion dans les standards internationaux d'un Abderrahmane Saaïdi (ministre de la Privatisation) ou d'un Adil Douiri (co-fondateur de CFG).

    Nadia SALAH

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