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    Economie

    Rapport Banque Mondiale: Le Maroc à la traîne du Monde arabe

    Par L'Economiste | Edition N°:400 Le 15/12/1998 | Partager

    Selon le rapport de la Banque Mondiale sur l'éducation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA), le taux de scolarisation brut au Maroc est de 45% et 50% en Tunisie. En 2015, le nombre d'enfants non-scolarisés sera de 6.5 millions et de 5 millions respectivement pour les tranches d'âge de 6/10 ans et de 11/15 ans.


    "Cinq objectifs sont requis pour mettre l'enseignement au service du développement au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ", souligne Mme Marlaine Lockheed, responsable régionale de la Banque Mondiale pour le secteur de l'Education, lors de la réunion-débat sur les problèmes de l'Education qui s'est tenue à Rabat le vendredi dernier. De son côté, M. Jo Ritzen, ancien ministre de l'éducation en Hollande et conseiller spécial de la Banque Mondiale a estimé "que la priorité au Maroc devrait être accordée à la qualité et qu'il est pertinent de commencer par un programme-pilote avant de lancer l'expérience dans tous le pays". Selon lui, "les réformes de l'éducation sont difficiles à effectuer et donc le dialogue entre les différentes parties concernées reste important à côté des expériences étrangères".
    Parmi les objectifs, figurent la généralisation de la participation au cycle complet de la scolarité obligatoire et en assurer la qualité. En effet, "la participation au cycle complet de l'éducation n'est pas généralisée dans toute la région, même si l'éducation de base est un droit et non un privilège", souligne le rapport de la Banque Mondiale. Ainsi, le taux de scolarisation brut au Maroc est de 45%, et 50% en Tunisie. Au Yémen et en Algérie, ce taux est de 75% dans les dernières années du cycle de l'éducation de base. En 1995, près de 5 millions d'enfants de 6 à 10 ans et 4 millions âgés de 11 à 15 ans n'ont pas été scolarisés dans l'ensemble de la région. Il est à souligner que 80% de ces enfants demeurent au Maroc, l'Egypte et au Yémen.

    Les prévisions de la Banque Mondiale pour 2015 sont pour une augmentation de 25% des enfants non scolarisés. Pour la tranche d'âge de 6 à 10 ans, ils seront de 6,5 et 5 millions pour les enfants âgés de 11 à 15 ans.
    Par ailleurs, la demande de participation au cycle complet de la scolarisation est entravée par les coûts d'éducation directs et indirects. Il s'agit des coûts de transport, des fournitures, le manque à gagner sur le travail des enfants et la réticence à exposer les filles au monde extérieur. Du côté de l'offre, des mécanismes tels que le redoublement ou l'expulsion constituent des obstacles. "Les élèves pauvres sont plus particulièrement affectés par les coûts directs, les élèves ruraux par les facteurs liés au manque à gagner et les filles par le manque et le conservatisme social", indique le rapport de la Banque Mondiale.
    Les autres objectifs consistent en l'amélioration de l'efficacité du système éducatif en tant que producteur de capital humain et générateur de cohésion sociale, la mise en place d'une base de financement durable pour l'éducation et de la méthode "apprendre à apprendre", tout en visant des normes adaptées à la concurrence internationale. A cela s'ajoutent le renforcement de l'information pour l'ensemble des citoyens sur l'enseignement et les effets de la réforme. Ce dernier point vise la mise en place d'un système éducatif efficace "capable d'identifier les faiblesses qui l'empêchent de fixer des normes ou d'aider les élèves à y satisfaire, de façon que la réforme puisse se concentrer sur les domaines où des changements sont nécessaires", indique le rapport.

    Par ailleurs, l'accent a été également sur les approches stratégiques nécessaires pour la réalisation de ces objectifs. Il s'agit notamment de définir les cadres d'action pour des programmes de développement et de réforme à long terme ainsi que l'amélioration des performances à tous les niveaux.

    Khadija MASMOUDI

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