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    Economie

    Zones rurales: Légère augmentation de la scolarisation

    Par L'Economiste | Edition N°:400 Le 15/12/1998 | Partager

    Les filles représentent 47,5% du total des inscriptions pour cette année. 25,6% de filles rurales ont été inscrites et 100 écoles-pilotes sont prévues en partenariat avec la BMCE.


    Pour contrecarrer l'échec du programme national pour la scolarisation, certaines mesures ont été élaborées. Ceci consiste en "le recours au financement des investissements par des crédits contractés par les collectivités locales auprès du FEC (Fonds d'Equipement Communal) et la construction de 100 écoles-pilotes en partenariat avec le groupe BMCE", souligne M. Mustapha Hdigui, directeur de l'Action Pédagogique.
    Ainsi, après la vaste campagne de sensibilisation menée au début de l'année scolaire, notamment à travers des émissions radio et télévisées, des résultats notables ont été enregistrés dans les zones rurales. Les nouvelles inscriptions pour l'année scolaire 1998/1999 ont concerné 67.322 enfants. Les filles représentent 47,5% du total des inscriptions pour cette année. A elles seules, les filles rurales sont de l'ordre de 25,6% et le total d'inscriptions pour le rural est de 55%.
    De leur côté, "les communes ont équipé près de 170 unités scolaires en eau potable et en électricité, 620 autres communes ont participé à la campagne de mobilisation des parents pour la scolarisation de leurs enfants et une centaine ont participé à l'encouragement de la scolarisation par la distribution de manuels et de fournitures scolaires", indique M. Hdigui. A cela s'ajoute également l'effort fournit par les associations, et ce par la distribution de fournitures, la contribution à la construction de salles de classes et la réfection des écoles. Des mesures sont envisagées pour lutter contre la rétention des élèves: évaluation et extension de certaines mesures de soutien à la scolarisation. Ceci par "la mise en place d'un dispositif de suivi rapproché, l'adaptation des horaires et des vacances aux spécificités locales, la prospection et l'expérimentation de possibilités de ramassage scolaire en milieu rural et la limitation des dépenses des familles en fournitures scolaires", affirme M. Hdigui.

    Il est à signaler qu'en 1997/1998, nombre d'élèves devaient avoir à leur actif de bonnes chaussures de marche, assez de souffle et une bonne dose de volonté pour parcourir 2 km et plus, afin d'accéder à l'écoles la plus proche du douar. En effet, 30% des élèves de 9.500 douars sont obligés de parcourir prés de 2 km et 23% d'élèves de 7.230 douars doivent marcher davantage pour rejoindre l'école. Ainsi, 13.300 villages seulement ont des écoles sur place, soit 42%, alors que 1.900 autres n'ont aucune unité scolaire.
    La carence en établissements scolaires n'est pas l'unique caractéristique de la zone rurale, il s'y ajoute également l'absence d'eau potable dans 80% d'écoles, d'électricité dans 86,5% et de toilettes dans 78% des établissements. En milieu rural, 65,6% d'enfants accèdent à l'école contre 95,8% dans les villes. De leur côté les filles rurales sont les plus affectées puisqu'une sur deux n'est pas scolarisée et près de 2 millions d'enfants âgés de 7 à 15 ans ne connaissent pas la destination "école". o

    Khadija MASMOUDI

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