×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    La Banque Mondiale prône l'intégration régionale

    Par L'Economiste | Edition N°:400 Le 15/12/1998 | Partager

    De notre envoyée spéciale au Caire, Fatima Mossadeq

    Le workshop organisé par la Banque Mondiale pour les journalistes de la région MENA remet les idées en place... La croissance régionale passe par une plus grande intégration des pays de la zone. Le message est clair.


    Les yeux fixés sur le Nord, les "frères arabes" de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) oublient qu'ils ont à leur portée un marché non négligeable. Les frontières sont cependant bien réelles. Ni les hommes, ni les biens ne circulent librement. Les différents accords de libre-échange n'y changeront rien, sauf... A l'heure de la globalisation, ne faut-il pas s'interroger sur l'aspect vital de l'intégration régionale? Les experts de la Banque Mondiale, eux en tout cas, attirent l'attention sur son importance et ce, devant un parterre de journalistes venus au Caire pour un workshop régional (du 6 au 10 décembre). Cela s'impose en effet si les pays du MENA ne veulent pas rester à la traîne. Le taux de croissance de la région se situe à 2%. La Banque Mondiale prévoit une légère hausse en 1999 à 2,8%, puis une stabilisation aux alentours de 3,7% sur la période 2001-2007. Ces taux sont les plus faibles des pays en développement. Parallèlement, pour les pays asiatiques durement touchés par la crise financière de ces deux dernières années, l'institution financière prédit une reprise.

    "L'embellie devrait venir du Japon", indique M. Kamal Dervis, vice-président de la Banque Mondiale, l'adoption par les Japonais d'un ensemble de mesures de relance budgétaire et financière aidant. "Aussi capitales que soient ces mesures, les perpectives des pays en développement sur le court terme demeurent précaires, d'autant plus que les apports financiers, auxquels peuvent avoir accès les marchés émergents ont fortement diminué depuis la mi-août", poursuit-
    il.
    L'urgence actuellement est d'empêcher la crise de se propager. Les pays de la région ont été inégalement affectés. A l'exclusion des pétro-Dollars, l'impact a été plutôt faible dans la zone. Les pays d'une façon générale subissent les effets de l'explosion des prix de denrées de base. Il faut dire aussi que la plupart des marchés financiers sont émergents, aussi l'impact est-il limité. En termes de capitalisation, la place casablancaise arrive en quatrième position juste après l'Egypte.
    Mais les volumes brassés sont faibles. Néanmoins, les experts de la Banque Mondiale insistent sur l'importance de "stabiliser les indicateurs macro-économiques avant d'ouvrir le marché aux flux de capitaux". En fait, le grand rêve de l'institution est "de pouvoir prévenir la crise", souligne M. Mustapha Nabli, conseiller senior à la Banque. Pour cela, cette dernière est réaliste. Elle n'a pas d'indicateurs "clés en main". Aucune crise ne ressemble à une autre. En réalité, elle préconise exclusivement une grande vigilance.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc