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    Ramadan et santé : Le budget de la Fondation

    Par L'Economiste | Edition N°:167 Le 16/02/1995 | Partager

    Les fondations sont plus chiches que les entreprises sur leurs chiffres. La Fondation Hassan II pour la Recherche Scientifique et Médicale sur le Ramadan dévoile son budget et sa répartition.

    "LES bons comptes font les bons amis, dit en riant le Pr Abdelouahab Tazi, un des membre fondateur et trésorier de la Fondation Hassan II pour la recherche Scientifique et Médicale pour le Ramadan (FRSMR). Nous avons décidé de rendre publics les comptes de la FRSMR enregistrés depuis sa création en juillet 1993".

    La Fondation vit de dons et de subventions de personnes physiques et le plus souvent morales. "Mais les subventions les plus importantes nous sont accordées par la générosité de Sa Majesté le Roi Hassan II", déclare le Pr Tazi. Par ailleurs, la Fondation bénéficie de conventions avec des laboratoires pharmaceutiques nationaux ou étrangers pour que ceux-ci prennent totalement en charge les stages que la Fondation désire inclure dans la formation de ses chercheurs. En retour, ces laboratoires collaborent avec la Fondation pour des projets de recherche d'intérêt commun.

    Le Ministère de la Santé alloue à la Fondation une subvention. De même, le Ministère des Habous subventionne le Prix Hassan II pour la Recherche sur la Santé et le Ramadan, dont le montant est de 120.000 DH. Aucun membre de la Fondation ne perçoit une rémunération pour son travail quotidien. "La FRSMR a fonctionné jusqu'à ce jour avec une somme globale de 1.838.538,01 DH, déclare le Pr Tazi. Ce montant comprend aussi les participations importantes des laboratoires pharmaceutiques à l'occasion des événements scientifiques que nous avons organisés".

    Les dépenses ont été budgétisées en fonction des rubriques: fonctionnement, équipement (achat de gros matériel et aménagement du Centre de recherche), manifestations scientifiques, enquêtes. "Les dépenses de fonctionnement ont absorbé 21,8% du budget, l'équipement, 28,8%, les enquêtes et manifestations regroupées, 27,95%. Cela fait un total de 78,05% de notre budget global, les 22% restant ayant été réservés au budget de l'année 1995".

    Concernant l'équipement, la Fondation bénéficie de l'usage du matériel de la Faculté de Médecine de Casablanca (car le centre de recherche de la Fondation siège au sein de celle-ci) et du CHU Ibn Rochd.

    Le Centre de recherche est divisé en 3 secteurs importants: le secteur clinique (recherche sur l'être humain), le secteur de gastro-entérologie et de nutrition, puis un secteur de sommeil et vigilance (en projet d'équipement).

    La Fondation a engagé d'autres dépenses particulières comme celles qui ont nécessité l'édition d'un ouvrage établissant le compte rendu du 1er congrès international qu'elle a organisé, sur la santé et la Ramadan, tiré en 2.000 exemplaires, et celles qui ont financé la production d'un film sur les activités de la Fondation et de sensibilisation aux sujets dont elle traite.

    "L'ISESCO, très généreuse avec nous, a financé une partie de l'édition de notre ouvrage qui a coûté 70.000 DH, dit le Pr Tazi. Concernant le film, des discussions sont en cours pour le diffuser sur des chaînes nationales et internationales au courant du mois; TV5 en passera quelques extraits; quant aux chaînes arabes, elles ne se sont pas encore manifestées".

    L'argent disponible actuellement va être complètement budgétisé, celui à venir financera les équipements exceptionnels, tels que l'unité de recherche diététique sur le Ramadan et l'unité de sommeil, que nous avons en projets immédiats. Par ailleurs, la Fondation a lancé cette année un certain nombre de recherches, dont 3 expériences lourdes qui nécessiteraient un matériel qui devrait revenir 150.000 DH.

    "L'ensemble de ces actions aurait coûté bien plus cher sans l'importante disponibilité des membres fondateurs, du bureau et des membres actifs qui, chacun dans son domaine, apporte une contribution très effective à l'essor de notre Fondation", conclut le Pr Tazi.

    B.L.

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