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    Rabat: Que de Chantiers!
    Des terrains et des logements non valorisés

    Par L'Economiste | Edition N°:2886 Le 22/10/2008 | Partager

    . C’est un des constats dressés par les cabinets chargés des plans d’aménagement. Salé devra rompre avec l’étiquette de ville-dortoirNouveau plan d’aménagement pour la région de Rabat. Laquelle a lancé un appel d’offres international, lequel a été remporté par un cabinet parisien, Atelier parisien d’urbanisme (APUR) pour Rabat et Salé. Ce même bureau travaillera sur le plan d’aménagement de Témara en association avec un autre cabinet français. Certains plans d’aménagement de l’agglomération ont soit expirés ou le seront dans les mois prochains. Mais ils restent opposables en attendant les nouveaux. Toute la région est dans une nouvelle dynamique engendrée par les grands projets structurants lancés depuis quelques années. L’idée est de garantir une cohérence des projets en cours par la mise en place d’une vision globale et intégrée. Le futur plan d’aménagement devra identifier les déséquilibres existants et les moyens à mettre en place pour y parer. L’objectif est de doter l’agglomération d’outils pour maîtriser son urbanisation, laquelle ne se limite pas uniquement à mettre à disposition des terrains pour construire des habitations. Les terrains urbanisables appartenant pour l’essentiel au privé, toute la difficulté est que cette urbanisation soit réussie. Par rapport au plateau de Akrach dont le plan est au Secrétariat général du gouvernement pour homologation, des interrogations sont soulevées sur la partie qui devrait se charger de la réalisation de l’infrastructure, des travaux hors site, etc. Akrach constituera un modèle pour les autres zones telles que Al Boustane sur 270 hectares, Sidi Bouknadel sur 160 hectares ou le projet Al Mohit sur 245 hectares. Tout le challenge est de réfléchir à la démarche à suivre. Pour l’heure, les travaux des cabinets sont avancés. Un diagnostic a été établi et sera discuté durant les prochaines semaines avec les autorités locales. Parmi les constats dressés, la disponibilité du foncier au niveau de Rabat. Un foncier qui nécessite les moyens de l’exploiter et de l’immobiliser. Aux quartiers Akkari et Yaâcoub El Mansour par exemple, il existe des constructions R+1 et R+2 délabrées. Des mesures pour les valoriser pourraient être prises, beaucoup de terrains ne sont pas exploités, non construits et mal valorisés. Rabat a certaines spécificités sur le plan urbanistique. La construction de building n’est pas autorisée. Mais il existe des exceptions dont la tour de Maroc Telecom qui compte une vingtaine d’étages et celle de Riad El Andalousse en cours de réalisation sur le terrain de l’ancien zoo. Un R+17 pour usage bureau y est autorisé ainsi qu’un R+10 destiné à l’habitation. A Salé, le mot d’ordre est de combattre l’étiquette de ville-dortoir ou l’habitat insalubre bat son plein. Dans cette ville jugée sans âme, 400 hectares seront ouverts à l’urbanisation. L’objectif est de la doter d’un quartier chic, une sorte de Hay Riad. L’idée étant d’y attirer les hauts cadres. Quant à Témara, elle est appelée à devenir un pôle d’activité important. Elle dispose d’opportunités foncières et immobilières et son emplacement entre Rabat et Casablanca en fait une zone stratégique. Des activités industrielles et de services s’y implantent ainsi qu’une classe moyenne. Au niveau de l’agglomération, certaines activités seront déplacées. C’est le cas des abattoirs et du marché de gros qui seront installés à Tamesna et à Sidi Yahya Zaer. Pour ces équipements régionaux, les terrains sont réservés et les études sont en cours. Deux zones industrielles sont également prévues: une à Tamesna sur 450 hectares et une autre à Bouknadel sur 350 hectares. Les études sont en cours de réalisation. Les autres zones industrielles seront valorisées et mise à niveau. Quant au Technopolis de Salé, il est appelé à connaître une extension.La région sera également dotée de trois grands projets touristiques. Le premier au nord, du côté de la plage des Nations avec le groupe Addoha sur 400 hectares. Les travaux de viabilisation ont démarré. Le deuxième se trouve du côté de Skhirate. Une étude est menée par le ministère du Tourisme et le Conseil régional et la commune sur 300 hectares, (nord de l’oeud Cherrat jusqu’à Skhirate plage). Le troisième projet touristique sera développé sur la corniche. L’Agence urbaine travaille avec le groupe Emaar(1). Ce site est sensible et complexe de par sa situation géographique. De plus, il comporte des tissus urbains qui ont une histoire et qu’il faut gérer avec délicatesse.----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------(1) Contactés par l’Economiste, les responsables de Emaar au Maroc n’ont pas répondu.Khadija MASMOUDI

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