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    Rabat: Que de Chantiers!
    Les nouveaux lieux «branchés» de la ville

    Par L'Economiste | Edition N°:2886 Le 22/10/2008 | Partager

    . Le style rbati, aux antipodes du modèle casablancais . Un nouveau concept de «Lounge Bar» séduit les noctambulesA bien des égards, Rabat-Salé peut rappeler Budapest, ces deux villes pleines d’histoire et de mélancolie ont en commun d’être à la fois unes et indivisibles, mais séparées par un fleuve toujours brumeux et plein de magie. Et qui dit Rabat, dit aussi Rabat et ses minarets, ses artères administratives, son style particulier avec ses ruelles et ses remparts ocre rouge. Il y a aussi aux portes de la ville la nécropole du Chellah qui sommeille dans un isolement quasi rural. «Le site le plus romantique du Maroc d’Afrique du Nord», titrent certains ouvrages d’histoire. Repos des uns... contre intense vie nocturne pour d’autres! Notamment pour la bourgeoisie et la jeunesse dorée très friandes de ces nouveaux temples nocturnes au concept «Appartement Café». Ces nouvelles adresses commencent à fleurir un peu partout à Hay Riyad et à l’Agdal emboîtant le pas aux boutiques de luxe qui ont défriché le terrain avant elles. Le principe de ce concept qui date déjà de quelques années en Europe est simple: recréer un autre chez soi mais en dehors de chez soi. Tout doit vous rappeler que vous êtes chez vous (lumière tamisée, sofa confortable, bibliothèque agrémentée d’ouvrages, jeux de sociétés sur les tables...) sans être chez vous; ainsi que nous le rapporte Leila H., une habituée de la Villa Mandarine: «En fait, ce qui explique qu’on se sente si à l’aise dans ce lieu, c’est la structure et l’état d’esprit de l’établissement. Son passé de demeure familliale y est certainement pour beaucoup. On se sent presque à la maison, avec la différence qu’on se fait servir!». Mais tout n’est jamais parfait: des menus certes gourmets et raffinés, mais les rations ne cessent de mincir tandis que les prix grossissent démesurément. Cela ne semble pas affecter la clientèle aisée de ces établissements, bien au contraire...Autre lieu, autre décor: le Barrio Latino qui reprend une idée depuis longtemps délaissée à Casablanca: la fameuse tradition des cabarets spectacles. A ce propos, Myriam Chellaoui, gérante de l’établissement, témoigne: «Nous développons un concept qui existait avant sur Casablanca, mais qui a totalement péréclité: cette idée du cabaret spectacle. Les noctambules casablancais viennent chercher chez nous quelque chose qu’ils ne trouvent plus dans leur ville, cette idée de pouvoir se distraire et de s’amuser en dînant tout en appréciant des spectacles manière cabaret avec une touche d’authenticité!». Dans la catégorie «Lounging» très en vogue, il y a le «Seven» et son espace Lounge Bar pour les amateurs de cocktails remontants dans une ambiance «Irish-pub très tamisée».En ce qui concerne les lieux de bouche gourmets, le concept Maison d’hôte et «Restau-rétro» gagne du terrain, souvent d’ailleurs sur de vastes propriétés héritées de père en fils. Situé à mi-chemin entre le quartier d’affaires de Hay Riyad et les zones résidentielles très chic du quartier Souissi, Villa Mandarine s’abrite discrètement au détour d’une rue derrière un portail qui ne laisse rien paraître de l’étendue du site. Pour le gérant, Antoine Ansart, trentenaire originaire de Normandie, la Villa Mandarine se veut «un havre de paix au coeur de la belle endormie (ainsi surnomme-t-il poétiquement la capitale)». A l’origine de la Villa Mandarine, une orangeraie de 3 hectares couvrait la superficie. En 2001, Antoine Ansart, aidé de sa belle-famille, propriétaire des lieux depuis trois générations, décide de transformer la demeure en maison d’hôte complète: chambres, suites, piscine, sauna, hammam, spa, fitness, restaurant de haute gastronomie, bar, lounge, riyad, bref rien ne manque à l’appel.«30% de nos clients sont étrangers et ont eu connaissance de notre maison d’hôte soit de bouche à oreille, soit par des sites web spécialisés. Les 70% restants sont des Marocains plutôt style VIP de la bourgeoisie de Rabat et Casablanca». Antoine Ansart précise qu’en dehors de l’année 2001, où des médias ont fait la pub de son établissement, aucune opération de communication n’a pris le relais. «En fait, notre clientèle assez éclectique, est une clientèle fidèle qui revient nous voir... on n’a pas réellement besoin de faire de la pub». Concernant l’approvisionnement et la traçabilité des produits, Antoine Ansart est plutôt serein: «Je n’ai jamais eu de problèmes car nous sommes très vigilants sur la chaîne du froid». «De plus le laboratoire qui contrôle nos installations ne prévient jamais de son passage... et c’est tant mieux».Dernier venu sur la scène rbatie en matière de gastronomie, «Au Cube», qui se veut une adresse au design très sophistiqué et épuré, mais aussi un haut lieu de la cuisine française. Dans un décor plus années 30 avec des variantes Art Déco, il y a «Le comptoir» et ses spécialités françaises avec une touche internationale. «Le gros de notre clientèle (soit près de 40%) est une clientèle française qui travaille dans les alentours, mais il ne faut pas négliger une part significative de clientèle marocaine VIP», rapporte Yann Lechartier, propriétaire des lieux. Et d’ajouter concernant les menus proposés: «Notre carte suggère des plats français mais nous renouvelons régulièrement nos menus, en proposant également des cuisines du monde: tex-mex, oriental ou cuisine japonaise viennent régulièrement agrémenter le savoir-faire français». En effet, comme dirait le grand chef gastronome Paul Bocuse, «une cuisine, ça vit, ça respire, ça s’imprègne des cultures et gastronomies, et forcément ça mue et ça évolue». Avec la mondialisation des cultures, on assiste aussi à une mondialisation des cuisines, qui tour à tour vous réveillent le palet en vous proposant des desserts chaud-froid, des hors-d’oeuvres marins-forestiers et des plats sucrés-salés-épicés. Décidément on n’arrête plus les alchimies en matière d’expérimentations gastronomiques!Enfin, pour un petit digestif tard dans la nuit et les noctambules invétérés, pas de panique, le «Nirvana» est là. Bien qu’entaché récemment par une sordide affaire de drogue et de meurtre, cette discothèque branchée essaye envers et contre tous de faire oublier le drame en faisant «planer» sa clientèle son sur la terrasse de l’amphythrite. Il y a aussi le Platinium («Plat» pour les intimes svp!) un peu plus excentré, puisqu’il se situe sur la route des plages, en allant vers Bouznika. Logé dans une ancienne Kasbah bordée de palmiers, ce lieu nocturne idyllique vaut le détour, ne serait-ce que pour l’air marin qu’on a plaisir d’y respirer entre deux danses frénétiques! Nul doute également qu’avec le futur quartier d’affaires du Technopolis et le nouvel aménagement du Bouregreg, les lieux de restauration et de divertissement vont se multiplier à une vitesse telle que «la belle endormie» aura vite fait de prendre sa revanche sur la voisine frénétique Casablanca.


    Quelques adresses

    Le grand comptoir (Restaurant): 279, Avenue Mohammed V Le Barrio Latino ( Pub ): 61, Rue Oued Sebou, Agdal Le Swing ( Restaurant ): 6, Avenue Imam Malik, Souissi Le Réservoir ( Restaurant): C.C «Prestige» Souissi Le Piétri (Restaurant): Place Piétri, quartier Hassan Le Picollo (Restaurant): 149, avenue John Kennedy, Souissi La Villa Mandarine (Restaurant, Chambre d’Hôtes, Pub): 19, rue Oued Bou Sebaa, Souissi Le Seven (Espace Lounge-Pub): 20, avenue Omar Ibn Al-Khattab, Agdal.F. A. A.

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