×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

Rabat: Des ambitions économiques pour la capitale

Par L'Economiste | Edition N°:2180 Le 27/12/2005 | Partager

. Emergence de secteurs à haute valeur ajoutée. Le tourisme, une locomotive du développement 2006 sera une année décisive pour Rabat. Cantonnée pendant longtemps dans une image de ville administrative et politique, avec une population vivant à l’ombre de la fonction publique, l’agglomération se positionne dans une logique économique. Les secteurs concernés sont les services, le tourisme et l’industrie. De grands groupes locaux et internationaux s’installent dans la région. L’activité de plusieurs d’entre eux démarrera l’année prochaine. Etablies dans les huit zones d’activité industrielle que compte la région de Rabat, ces entreprises permettront l’émergence de secteurs à haute valeur ajoutée. Ce sera le cas avec l’entrée en exploitation dès le premier semestre 2006 de la plate-forme régionale de production de fil Legler, dont la mise en place sera achevée en mars prochain. Autre plate-forme, celle de Fruit of the Loom, opérant dans le développement en amont de la filière textile. L’usine Labinal, dédiée à la fabrication de câbles testés pour l’avionneur Airbus, entrera en exploitation à cette même période. St Microelectronics, installé à l’Ecole Mohammadia d’ingénieurs et employant déjà 150 ingénieurs dans le secteur des semi-conducteurs, achèvera le 31 décembre la réalisation de son nouveau site. Etalé sur un terrain de 2 ha, le site sera consacré au développement de nouveaux logiciels et nécessitera 200 ingénieurs supplémentaires. A cela s’ajoute la mise en place de la technopole de Rabat (80 hectares sur une superficie globale de 300 ha). Parallèlement à la montée en puissance des grands groupes, le tissu industriel existant, constitué de 320 PME, se renforce. Le tout avec une vocation plus accentuée à l’export. “En textile, la région de Rabat arrive d’ailleurs en tête des exportations, devant Casablanca et Tanger”, affirme Hassan Amrani, wali de Rabat. Egalement à l’ordre du jour, le développement des services. Au cours des 36 derniers mois, de grandes unités de commerce se sont installées. L’exemple le plus frappant est celui de Mega Mall, fruit d’un investissement de 250 millions de DH et employant 400 personnes. La grande distribution se développe au même titre que la restauration. Une trentaine de restaurants ont ainsi vu le jour au cours de cette période. Ces efforts expliquent, entre autres raisons, la hausse de 20% des nuitées qu’a enregistrée le tourisme dans la région par rapport à 2004. L’attrait de Rabat opère de plus belle, sur les touristes comme sur les investisseurs. L’entrée d’opérateurs du calibre de Dubaï Holding, partie prenante dans l’aménagement de la vallée du Bouregreg, s’inscrit dans ce cadre. Le premier coup de pioche de ce projet est prévu en février prochain. Plus récemment, le concours d’architecture lancé par le wali de Rabat pour l’aménagement de la corniche de la capitale, a permis à trois cabinets d’architectes marocains de remporter les trois premiers prix. “Aujourd’hui, nous avons de grands groupes qui se disputent ce projet”, déclare le wali. C’est notamment le cas pour l’espagnol Fadesa et plusieurs groupes d’Europe et du Moyen-Orient. L’aménagement et le développement de celle-ci nécessiteront 15 à 17 milliards de DH. A ces investissements, s’ajoute la réhabilitation des grandes artères de la ville. Dernier projet en date, celui de l’avenue Hassan II, avec le réaménagement dès janvier de Bab El Had. La restauration des murailles de cette façade est entamée depuis septembre dernier. Autre projet, celui du marché aux fleurs. Le transfert des fleuristes n’est que temporaire, assure-t-on du côté de la wilaya. Une fois les travaux d’aménagement achevés (mise en place d’un parking, d’une promenade et d’un nouveau marché aux fleurs), ce “repère” retrouvera toutes ses couleurs. La promotion est également au menu. Un guide de prestige est en cours de réalisation par le CRT de Rabat. L’objectif est de promouvoir la région et de mettre en valeur son patrimoine culturel et historique.


Un nouveau mode de transport

LE transport reste un problème majeur dans l’agglomération de Rabat. Le développement de marchés nouveaux à la périphérie de la ville s’est traduit par l’émergence de moyens de transport ne correspondant nullement aux aspirations de la population. Une problématique à laquelle s’attaquent aujourd’hui la wilaya et les communes de la région. Le lancement d’un appel d’offres est prévu dans les mois à venir pour la mise en place d’un transport en commun moderne. Auparavant, un avis à manifestation d’intérêt sera lancé dès janvier prochain. Une opération de départ volontaire “sur mesure” sera mise en place pour le personnel de la Régie de transport de Rabat. Responsables comme habitants misent également sur le projet de tramway dans le cadre de l’aménagement du Bouregreg, pour relier Rabat, Salé, Témara et les zones d’urbanisation nouvelle d’Aïn Aouda et Tamesna.Tariq QATTAB

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc