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    "Les filières d'excellence tireront les autres"

    M. Abdellah Saâf, ministre de l'Enseignement Secondaire et Technique

    Par L'Economiste | Edition N°:756 Le 27/04/2000 | Partager

    Création de nouveaux BTS et de nouvelles classes préparatoires en sciences de la vie, en économie-gestion et en physique-chimie, déconcentration et rationalisation... Ce que concocte le Ministère de l'Enseignement Secondaire. Paradoxe, c'est un ministre d'extrême gauche qui va introduire la sélection.

    - L'Economiste: Comment évaluez-vous la grande rencontre(1) de la semaine dernière avec les Associations des Parents et tuteurs d'élèves?
    - M. Abdellah Saâf:
    C'était l'occasion de prendre le pouls du secteur quant aux questions de la gestion des établissements et du financement. Cette rencontre a également permis de dresser un diagnostic de l'enseignement secondaire. La forte participation qu'a enregistrée cette première rencontre nationale des APTE (Associations des Parents et Tuteurs d'Elèves) a donné une vision assez significative de l'état d'esprit et des dispositions de tout un chacun ainsi que des problèmes que connaissent les établissements scolaires. Autre objectif poursuivi, la préparation des textes d'application (circulaires, décrets, arrêtés), lesquels réglementent la participation des associations des parents d'élèves dans la gestion des établissements. Reste qu'aujourd'hui les efforts des associations des parents d'élèves sont disparates. Nous voulons les unifier pour la modernisation des lycées, particulièrement du point de vue informatisation.

    - Quel est le budget réservé à l'informatisation des lycées?
    - Le budget s'élève à 700 millions de DH. La mobilisation de la société civile au Maroc et à l'étranger via des associations comprenant des Marocains et des amis du Maroc a permis de collecter d'autres ressources, en nature notamment. Ainsi, par exemple, l'association française Le Pont doit livrer incessamment près de 150 ordinateurs au profit de notre Département. Ces ordinateurs seront par la suite acheminés vers les lycées.

    - Outre la modernisation des lycées, quelles sont les autres actions prévues pour la prochaine rentrée?
    - Il y a trois axes. Le premier porte sur le maintien de l'effort de décentralisation et de déconcentration. Depuis au moins un an, nous avons transféré des prérogatives depuis l'Administration centrale de Rabat vers les
    régions, puis vers les établissements. A titre d'exemple, nous avons académisé l'an dernier les budgets. Le deuxième axe est celui de la rationalisation des ressources humaines et matérielles qui sont aujourd'hui inexploitées ou gaspillées (des établissements et internats fermés et des locaux inutilisés). Le troisième axe concerne les programmes. Il s'agit de rendre l'enseignement secondaire compétitif. C'est donc un travail de qualité à développer, notamment au niveau de l'école publique. Ceci ne peut se faire qu'en privilégiant les lycées et les filières d'excellence et en variant les formations. Une autre nouveauté prévue pour l'an prochain est la création de classes préparatoires en économie-gestion, en sciences de la vie et la terre, en physique-chimie, ainsi que celles de lettres. Les lauréats de ces classes pourront rejoindre les ENS (Ecole Normale Supérieure), comme ils peuvent également accéder aux grandes écoles.
    A ce niveau, nous sommes aujourd'hui en discussion avec le Ministère de l'Enseignement Supérieur pour baliser le terrain. Les programmes de ces cursus sont cependant déjà prêts. Nous essayons également de multiplier les BTS, dont une dizaine est prévue pour la rentrée prochaine.


    Premières assises des parents d'élèves

    C'est à l'initiative du Ministère de l'Enseignement Secondaire et Technique que les Associations des Parents et Tuteurs d'Elèves (APTE) ont tenu, la semaine dernière, leurs premières assises nationales à Marrakech. Cette rencontre, à laquelle ont pris part les représentants de l'ensemble des APTE, du corps des enseignants et des responsables du Ministère, avait pour thème «Le lycée, lieu de partenariat et d'ouverture». Près de 1.000 personnes avaient participé à cette manifestation dont les travaux ont pris la forme de sept ateliers. Ces derniers ont traité notamment des programmes pédagogiques, de la vie scolaire, du rôle des APTE, ainsi que de l'animation culturelle dans les lycées et leur informatisation.
    Par ailleurs, cette rencontre a permis de sensibiliser ces associations aux recommandations de la Charte sur l'Education et la Formation, dont certaines mesures sont programmées pour la rentrée prochaine.

    Propos recueillis par
    Aniss MAGHRI

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