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    Economie

    Projet de Loi de Finances: Les grandes lignes

    Par L'Economiste | Edition N°:741 Le 06/04/2000 | Partager

    . Le déficit de l'ordre de 1%, l'inflation 2,3% et le taux de croissance aux alentours
    de 3%
    . L'enveloppe de l'investissement public est de 13,3 milliards de DH


    LE Conseil de Gouvernement a adopté le projet de Loi de Finances transitoire. Le texte devra être soumis au prochain Conseil des Ministres. Le calendrier est serré et l'argentier du Royaume est tenu par un dead-line pour présenter le projet de budget devant le Parlement.
    En attendant, l'architecture du projet n'a pas changé. L'équilibre des indicateurs macro-économiques sera maintenu. Selon la note de présentation du projet de budget, le taux de croissance s'établirait aux alentours de 3% et ce, exclusivement grâce à l'activité non agricole. L'inflation serait de l'ordre de 2,3%. L'épargne continuerait de se renforcer et le taux d'investissement se stabiliserait à 25%. Le déficit budgétaire est évalué à 1%. Les exportations et les recettes touristiques devraient augmenter respectivement de 10 et 8%. Toutefois, les importations progresseraient de près de 11%.
    Selon le Ministère de l'Economie et des Finances, le budget vise à dynamiser l'activité économique. Pour convaincre, ce Département avance le relèvement substantiel de l'enveloppe des investissements publics qui atteindrait 13,3 milliards de DH en crédits de paiement, soit un bond de 44,5% par rapport à la moitié des crédits ouverts par la Loi de Finances en cours (9,2 milliards de DH). Ces investissements seront soutenus par les interventions financées par les entreprises et établissements publics à hauteur de 13,6 milliards de DH, par les collectivités locales pour 3 milliards de DH, par les comptes spéciaux du Trésor (1,7 milliard) et le Fonds Hassan II pour le Développement Economique et Social (6,83 milliards).

    La cession de Maroc Telecom rapporterait 15 milliards


    Selon les données du projet, le montant total des charges s'établit à 80,2 milliards de DH contre 70,7 milliards, soit une augmentation de 9,5 milliards (+13,4%) dont 65,4 milliards pour le budget général (+7), 731,3 millions de DH pour les budgets annexes (+11,3%) et 13,3 milliards pour les comptes spéciaux du Trésor (+48%). Quant au montant total des ressources, il s'élève à 75,1 milliards de DH contre 62,8 en 1999-2000 (+19,6%) dont 60,3 milliards pour le budget général, 740,4 millions de DH pour les SEGMA (Services Gérés de Manière Autonome), 731,3 millions pour les budgets annexes et 13,3 milliards pour les comptes spéciaux du Trésor.
    Du projet de Loi de Finances, il ressort un excédent des charges sur les ressources de 5,1 milliards de DH contre 7,9 milliards en 1999-2000, soit une baisse de 36,2%. Il est à noter que plus de la moitié du budget général est absorbée par les dépenses de fonctionnement (33,6 milliards de DH contre 31,7 en 1999-2000). Celles-ci progresseront d'environ 6%. Près de 21 milliards de DH seront affectés aux dépenses du personnel, soit une hausse de 4,14%. Celle-ci s'explique par la répercussion financière de la création programmée de 17.453 emplois et de l'avancement normal des fonctionnaires.
    Le chapitre charges communes se voit crédité de 3,5 milliards de DH contre 4,1 en 1999-2000, soit une baisse de 13,6% (560 millions de DH). 1 milliard de DH servira à couvrir les subventions de la compensation des prix de denrées de base, 1,6 milliard seront destinés à la CMR et 330 millions aux organismes de prévoyance sociale. Les dépenses imprévues et dotations provisionnelles sont estimées à 2,4 milliards de DH.
    Autre dépense lourde, la dette publique. Sur ce registre, les crédits comprenant le remboursement du capital et le règlement des intérêts et commissions s'élèvent à près de 18,6 milliards de DH contre 20,2 en 1999-2000, soit une baisse de 8,14%. Les charges de la dette extérieure, en hausse de 11,06%, s'élèvent à près de 8,4 milliards (5,3 pour le capital et 3,1 pour les intérêts). Quant aux charges de la dette intérieure, elles atteignent 10,1 milliards de DH, soit une diminution de 19,7%: près de 3,9 milliards pour le capital (-40,28%) et 6,2 milliards pour les intérêts et commissions (en hausse de 2,51%). Quant aux recettes ordinaires, elles s'élèvent à 49,9 milliards de DH, soit une progression de 13,8% par rapport à la moitié des recettes ordinaires prévues en 1999-2000. Les recettes au titre des produits des monopoles s'élèvent à 10,367 milliards de DH. La CDG participe avec 400 millions de DH et Bank Al-Maghrib avec 200 millions et l'ONT avec 65 millions. La part des bénéfices de la Régie des Tabacs affectée à l'Etat se chiffre, elle, à 241 millions de DH. Les recettes des privatisations sont estimées à 2,85 milliards de DH. La cession d'environ 30% de Maroc Telecom non mentionnée dans la note, devra générer environ 15 milliards de DH. Comme attendu, les droits de douane vont baisser (-9,24% pour les droits à l'importation et -10,98% pour le PFI).

    Mohamed CHAOUI

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