×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Economie

    Programme social de proximité
    La recette Harouchi

    Par L'Economiste | Edition N°:1907 Le 01/12/2004 | Partager

    Le coup d’envoi du programme social de proximité est donné aujourd’hui avec la signature de plusieurs conventions couvrant globalement cinq types de projets. Entretien avec Abderrahim Harouchi, ministre du Développement social, de la Solidarité et de la Famille.- L’Economiste: A qui s’adresse le programme social de proximité?- Abderrahim Harouchi: Le programme social de proximité, que le ministère lance aujourd’hui à Casablanca, s’adresse en particulier aux ménages n’ayant pas accès aux infrastructures de base, aux femmes en situation difficile, aux personnes handicapées, âgées et sans ressources. Il cible aussi les jeunes exclus et les enfants en situation de précarité (nécessiteux, déscolarisés, sans domicile fixe...).Comme vous le savez déjà, le programme porte sur 1.815 projets mis en œuvre par le pôle social composé du ministère du Développement social, du secrétariat d’Etat chargé de la Famille, de l’Enfance et des Personnes handicapées, de l’Entraide nationale et de l’Agence de développement social, en partenariat avec plus de 2.000 associations. - Quels sont les critères d’éligibilité pour bénéficier de ce programme?- Le programme est destiné à appuyer des projets portés par des associations. Les critères d’éligibilité concernent donc aussi bien l’association que le projet. Ils ont trait à la cohérence du projet avec les objectifs de la stratégie de développement social et de lutte contre la pauvreté et à son impact sur les populations bénéficiaires. Les associations sont retenues en fonction de leurs capacités de gestion et de suivi des projets et des moyens d’encadrement et de fonctionnement garantissant la pérennisation du projet.Ces critères sont tirés de la circulaire du Premier ministre du 23 juin 2003, réglementant le partenariat Etat/ONG. - Qu’en est-il des sinistrés d’Al Hoceïma?- Comme vous le savez, la création du ministère du Développement social est postérieure à la catastrophe d’Al Hoceïma. Cela étant, vous devez savoir que Monsieur le Premier ministre a demandé à tous les départements ministériels de prévoir dans leur budget 2005 une rubrique solidarité avec Al Hoceïma. Pour sa part, le ministère du Développement social a mobilisé une enveloppe d’une valeur d’environ 7,5 millions de dirhams.Par ailleurs, l’Entraide nationale a engagé cette année une opération de solidarité avec les populations sinistrées d’Al Hoceïma, qui a consisté en aides en nature.- Qui finance cette opération?- Le programme social de proximité 2004 concerne très exactement 1.815 projets de développement local, répartis sur l’ensemble du territoire. L’enveloppe financière mobilisée à cet effet est de l’ordre de 321 millions de dirhams, qui est la part de financement des structures et départements du ministère du Développement social, de la Famille et de la Solidarité. Un grand nombre des projets programmés sont réalisés en cofinancement soit avec d’autres départements ministériels, les collectivités locales, les associations porteuses de projets, soit des organismes internationaux tels que le Pnud, le Fnuap, la Banque mondiale, l’Unicef ou la coopération bilatérale.- Quels résultats escomptez-vous?- Nous cherchons d’abord à améliorer les conditions de vie des populations bénéficiaires, à lutter contre la pauvreté, l’exclusion et la précarité. Nous visons ensuite la responsabilisation de ces populations et de tous les acteurs impliqués dans le domaine du développement social: Etat, autorités locales, collectivités territoriales, associations...- A votre avis, n’y a-t-il pas un risque de chevauchement entre les missions de la Fondation Mohammed V et les actions de votre département?- Il n’y a aucun risque de chevauchement entre les missions de la Fondation Mohammed V pour la Solidarité et le ministère du Développement social, pour la simple raison que chacune de ces deux institutions a sa philosophie propre, ses attributions clairement énoncées dans les textes fondateurs, son mode de fonctionnement et de traitement des dossiers dont elle est investie. Cela dit, vous conviendrez avec moi que la mission de ces deux institutions ne peut être que complémentaire, dans un domaine aussi vaste et aussi délicat que l’action sociale et la solidarité. Le ministère, comme son nom l’indique, agit directement sur la dynamique du développement social, et en particulier au plan local. La Fondation mène une action multiforme en termes de solidarité et d’appui logistique.En tout cas, le développement social a besoin de l’apport et de l’implication de tous les acteurs concernés pour répondre, du moins graduellement, aux attentes de larges populations de notre pays.


    Des exemples de projets

    Les conventions que le pôle social signe aujourd’hui mercredi 1er décembre avec les associations portent grosso modo sur cinq types de projets, explique le ministre du Développement social: les activités génératrices de revenu, la protection de l’enfance, l’insertion des personnes handicapées, l’insertion des jeunes et la solidarité.Parmi ces conventions figurent:- Le projet de réhabilitation sociale des bidonvilles Al Qaria (Sidi Bennour) et de douar Sidi Taïbi (Kénitra), qui nécessitera une enveloppe de 4 millions de DH;- La création d’un réseau «Maison du Citoyen» à Casablanca;- Le projet-pilote de lutte contre la mendicité avec 35 associations pour un montant de 7 millions de DH pour 2004;- Le projet de 13 crèches dans plusieurs villes du Maroc pour un montant de 1 million de DH;- Le projet de création de la Maison de l’Energie par l’Agence de développement social avec le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER) et le Pnud, pour un montant global de 1,95 million de dollars, dont 450.000 dollars apportés par l’ADS.Propos recueillis par Naoufel BELGHAZI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc