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    Economie

    Programme social de proximité
    Des fonds pour plus de 1.800 projets

    Par L'Economiste | Edition N°:1907 Le 01/12/2004 | Partager

    . 321 millions de DH y seront consacrés . Infrastructures, réhabilitation de bidonvilles, lutte contre la mendicité …Le ministère du Développement social, de la solidarité et de la famille a dévoilé lundi dernier son programme social de proximité 2004-2005. Quelque 1.815 projets de proximité nécessitant un budget de 321 millions de DH, sans compter le financement apporté par les autres partenaires nationaux ou étrangers, seront réalisés. Selon les estimations d’Abderrahim Harouchi, ministre du Développement social, de la solidarité et de la famille, le budget global s’élève à quatre fois le financement apporté par le pôle social, si on compte les autres contributions. Les projets couvrent l’ensemble du territoire national et seront réalisés avec la participation de près de 2.000 associations et coopératives. “Nous ne pouvons que nous féliciter d’un programme social de proximité de cette ampleur qui répond aux besoins des gens là où ils sont”, explique Abderrahim Harouchi. “C’est une nouvelle ère en matière de développement social basée sur le partenariat entre le gouvernement et des acteurs non gouvernementaux. Elle est également basée sur la participation des communautés et des populations à travers leurs associations”, ajoute-t-il. Le ministère du Développement social, de la solidarité et de la famille finance 183 projets dont le budget s’élève à 44 millions de DH. Le secrétariat d’Etat à la famille, à l’enfance et aux personnes handicapées participe à raison de 19 millions de DH. Il se chargera de 186 projets. L’Agence de développement social (ADS) se taille la part du lion avec 1.044 projets nécessitant 137 millions de DH. Quant à l’Entraide national (EN), elle finance 402 projets pour 121 millions de DH. Toutefois, ce programme social de proximité n’est pas suffisant, à lui seul, pour corriger tous les déficits sociaux qui handicapent le Maroc. “Ce n’est pas un programme contre la pauvreté”, avance Harouchi. Il fait partie d’une stratégie de développement social de lutte contre les inégalités et l’exclusion qui comporte d’autres programmes. Selon le ministre, le Maroc fournit un grand effort en matière de lutte contre la pauvreté. «C’est pour la première fois que la loi de Finances réserve 55% du budget global au domaine social”. Toutefois, le taux de la pauvreté n’a pas baissé à cause de l’absence d’une stratégie globale. “Ce programme a pour objectif de pallier le manque de coordination des efforts précédents”, souligne le ministre. Le programme social de proximité comporte beaucoup de nouveautés dans le domaine des activités génératrices de revenus, en particuliers pour les jeunes sans emplois. Il apporte également des nouveautés en matière de structures sociales. C’est le cas de “La maison du citoyen”, qui est un centre social d’action polyvalente, développant la solidarité, des projets sociaux et qui est en même temps un espace associatif. Le programme comporte d’autres actions comme la réhabilitation de certains bidonvilles et quartiers non réglementaires. Il en est de même de la lutte contre la mendicité à travers la réinsertion des mendiants professionnels et enfin un programme de crèches. “Notre ambition est que chaque commune marocaine soit dotée d’une crèche”, avance Harouchi.


    Infrastructure et activités génératrices de revenus

    L’infrastructure de base occupe la première place dans la répartition des projets par domaine d’intervention, avec 794 projets. Elle est suivie de l’auto-développement et les activités génératrices de revenus dont le nombre de projets est de 258. Les projets des centres de bienfaisance sont au nombre de 200 et la promotion de l’emploi et l’aide à l’insertion professionnelle en comptent 160. Quant à la répartition des projets par région, Souss-Massa-Drâa arrive en tête avec 231 projets dont le coût global s’élève à plus de 38,5 millions de DH. Marrakech-Tensift-El Haouz occupe la seconde place avec 185 projets. Casablanca compte uniquement 85 projets dont le financement se chiffre à environ 14 millions de DH. “Cette différence peut paraître bizarre, mais elle est due à la présence d’un tissu associatif important dans les régions qui comptent le plus de projets”, explique Abderrahim Harouchi. Mohamed AKISRA

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