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    Economie

    Programme Meda: L'heure du bilan

    Par L'Economiste | Edition N°:657 Le 10/12/1999 | Partager

    · Les déboursements n'ont pas dépassé 14% de l'enveloppe engagée

    · La commission envisage de s'engager dans la décentralisation pour que les décisions soient prises sur place


    "Si les résultats sont satisfaisants au niveau des engagements des crédits, il n'en est pas de même des déboursements qui n'ont pas dépassé 14% de l'enveloppe engagée". Le constat est celui de M. Fathallah Oualalou, ministre de l'Economie et des Finances, lors d'une conférence donnée à Rabat hier conjointement avec M. Lucio Guerrato, chef de la délégation de la Commission Européenne au Maroc. Selon le ministre, la plupart des projets sont au stade du démarrage, mais doivent passer à la phase active d'exécution et de déboursement. Le Meda est donc en retard. M. Guerrato ne le nie pas. Ce retard est d'un an pour certains projets, moins pour d'autres. Des projets sont encore au stade de l'appel d'offres, pourtant le Meda touche à sa fin (1996-1999).
    C'est Bruxelles qui endosse la responsabilité en raison de la lenteur des procédures et de la bureaucratie des fonctionnaires de la Commission. A cela s'ajoutent les dernières péripéties relatives aux tentatives de corruption.
    Afin d'accélérer le rythme, la Commission explore des voies de rechange. Il s'agit d'alléger la procédure de décision en allant vers la décentralisation. "Les décisions pourront alors être prises sur place", indique M. Guerrato.

    La mise à niveau du tissu productif est revenue sur la table. Les entreprises ne sont pas très impliquées dans ce programme. Pour M. Oualalou, la mise à niveau, qui a un caractère général, s'applique davantage à l'environnement de l'entreprise. En effet, les 144,5 millions d'Euros (1,6 milliard de DH), alloués au secteur privé, soit 23% de l'enveloppe Meda, servent à prendre en charge le capital risque (45 millions d'Euros), le fonds de garantie européen (30), la formation professionnelle (38), la promotion de la qualité et de la normalisation (15,5) et l'appui aux associations professionnelles (5).
    Quant au chef de la délégation, sa vision est claire: l'argent ne sera pas donné à une entreprise mais à un secteur. Le système financier marocain dispose de liquidités pour financer les entreprises.
    Cela ne devra pas changer pour le Meda 2. En effet, le ministre affirme que les priorités continueront à concerner la poursuite des réformes structurelles, la mise à niveau de l'économie et l'amélioration des conditions économiques et sociales des populations particulièrement en milieu rural. C'est ainsi que la facilité pour l'ajustement structurel a canalisé pas moins de 120 millions d'Euros, soit 19% de l'enveloppe globale (environ 1,3 milliard de DH). Le décaissement, en trois tranches, devait être conditionné par la réalisation de plusieurs réformes. Les conditions se rapportent notamment au maintien des équilibres macro-économiques, à la gestion des entreprises publiques, à la privatisation et à la concurrence. Deux tranches d'un montant global de 70 millions d'Euros (770 millions de DH) ont été déboursées. La dernière tranche de 50 millions d'Euros sera débloquée avant la fin de ce mois.

    Autre priorité, la lutte contre les déséquilibres géographiques, économiques et sociaux. L'UE avait programmé 365 millions d'Euros, soit 58% de l'enveloppe Meda. Les principaux projets financés par cette ligne ont concerné la Rocade méditerranéenne (80 millions d'Euros), l'approvisionnement en eau potable en milieu rural (40 millions), l'éducation de base (40 millions) et l'aménagement hydraulique de Sahla (28,6 millions). Les autres projets ont porté sur la santé de base (20), les routes et les pistes rurales (30), le développement rural intégré (28,6) et les zones forestières de Chefchaouen (24).

    Mohamed CHAOUI

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