×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Privatisation: La dernière ligne droite

    Par L'Economiste | Edition N°:464 Le 16/03/1999 | Partager

    · M. Rachid Filali, ministre de la Privatisation, aujourd'hui devant les Commissions des deux Chambres du Parlement
    · Tout doit être bouclé avant la session ordinaire d'avril
    · Les recettes de la concession du deuxième réseau GSM urgent


    LA privatisation est relancée. Après le Conseil des ministres de vendredi, la mécanique est enclenchée. Les deux Chambres ont entamé dimanche dernier la session extraordinaire consacrée à l'examen de deux projets de loi relatifs au transfert des entreprises publiques au secteur privé ( 34-98 et 35-98).
    Le Parlement est appelé à accélérer le rythme, puisque la session ordinaire doit s'ouvrir dans deux semaines. En outre, les pouvoirs publics ont un besoin vital des recettes de la privatisation. La concession du deuxième réseau GSM figure en bonne place.

    Avis du Ministère avant toute opération


    En attendant, les projets de loi ont été déposés au Parlement qui a fixé l'ordre de passage, les dates respectives des réunions des Commissions des Finances des deux Chambres et surtout la date de la séance plénière. Cette fois-ci encore, M. Rachid Filali, ministre de la Privatisation et du Secteur Public, prend son bâton de pèlerin pour convaincre les députés du bien-fondé de ses projets. L'ordre de passage place la Chambre des Représentants en premier. C'est donc M. Maâti Souheil (groupe de l'USFP), président de la Commission des Finances de la Chambre des Représentants, et ses pairs qui l'accueillent aujourd'hui mardi à 15 heures. Une heure après, M. Filali doit affronter les membres de la Commission des Finances de la Chambre des Conseillers, ceux-la même qui étaient à l'origine de son malheur en janvier dernier. En effet, le projet de prorogation de la date d'une année a été rejeté par les Conseillers, principalement par les membres de la CDT. Motif invoqué à l'époque, le projet a été déposé à la Chambre après le 31 décembre 1998, date limite de la validité de la loi sur les privatisations. M. Filali ne s'attendait pas à ce camouflet. Aujourd'hui, il revient avec une stratégie visant à expliquer profondément ses deux projets. D'ailleurs, le décret visant à faire bénéficier les retraités des mêmes avantages que les salariés de réduction lors des cessions d'actifs d'entreprises est perçu comme une concession faite à la CDT.
    Dans l'entourage du ministre, on explique que les projets de loi visent à asseoir un processus de privatisation durable et s'effectuant dans les règles de l'art. La copie présentée au Parlement tire la leçon d'autres privatisations (le cas de Moussafir est cité) par l'introduction de l'article 9. Ce dernier dispose que les entreprises publiques, qui décident de vendre ou céder des actifs d'entreprises publiques, doivent informer le Ministère. Sur ce plan, il est facile d'imaginer la gêne de M. Filali lorsqu'il est apostrophé par des députés sur des opérations de cessions dont il ignore les détails. Rappelons que, dans le projet soumis au Parlement, des entreprises ont été retirées de la liste de la loi de 89. Certaines appartenant à la CDG lui seront restituées. Les sucreries, suite aux dernières fusions, ne sont pas concernées. Des sociétés ont été liquidées, d'autres ne sont pas vendables.

    Mohamed CHAOUI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc