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Politique

Prince Moulay Hicham: Acta est fabulaPar Abdelmounaïm DILAMI

Par L'Economiste | Edition N°:1054 Le 06/07/2001 | Partager

. De par la Constitution, le Prince occupe une position protégée, qui rend tout débat ouvert difficile. Apparemment, Moulay Hicham se trompe de contexte ou de sociétéLe Prince Moulay Hicham multiplie les déclarations à partir de l'étranger, ce qui est souvent mal perçu par les vrais acteurs sur le terrain marocain: nous ne sommes plus à l'époque Oufkir où l'expression était totalement bâillonnée et ne pouvait être portée qu'à partir de l'étranger. Aujourd'hui, ceux qui sont sur place et qui s'impliquent réellement ont davantage de poids. Il est clair que le Prince agit selon un plan de communication soigneusement établi. Son action se déroule en cercles concentriques, qui tendent à devenir de plus en plus précis. Moulay Hicham développe un certain nombre de thèmes pour accréditer l'idée que le Maroc est en danger. Il faudrait organiser une table ronde («conférence nationale» et non pas des «Etats généraux» où, selon lui, les places de la Monarchie et des élites seraient trop réduites -surprenantes conceptions démocratiques) pour aider le Maroc à sortir de ce mauvais pas.Ce faisant, il se positionne en acteur politique. Si l'on considère en lui le citoyen marocain uniquement, le discours de Moulay Hicham n'est pas dénué d'intérêt et après tout, en tant que citoyen, c'est son droit le plus absolu de chercher à faire connaître sa pensée et sa vision du Maroc.Mais la position de Moulay Hicham est ambiguë, non de par son contenu, mais en raison de son statut de Prince. Il est membre de la Famille Royale et à ce titre, la législation marocaine lui aménage un statut particulier. La Constitution interdit toute critique directe. Légalement, il n'est pas possible de débattre à égalité avec lui.De ce fait, le discours et les prises de position de Moulay Hicham peuvent donner lieu à toute sorte d'interprétation: il ne peut y avoir de débat ouvert pour rectifier, repositionner... C'est d'ailleurs ce qui se produit. Si nous considérions Moulay Hicham en tant que citoyen marocain, tout autre citoyen marocain aurait le droit de commenter et discuter ses avis.Depuis l'accession de SM Mohammed VI au Trône, le Maroc a incontestablement accéléré le processus de démocratisation. Il a également assaini la situation sur le plan des droits de l'homme. De plus, les institutions constitutionnelles fonctionnent. Au Maroc, ne se pose pas de problème de légitimité du pouvoir, la démocratisation n'est pas contestée, ni rejetée. Au contraire, elle est recherchée aussi bien par la Monarchie, par les partis politiques que par la société civile. Il faut bien comprendre les expériences historiques: le pouvoir au Maroc, qu'il soit Palais, gouvernement ou parlement, n'est pas pris en otage par une catégorie sociale. Le Maroc ne vit pas en ce moment ce qu'a vécu la République de Weimar dans l'Allemagne de 1930; le Maroc n'est ni la Turquie des années 70, ni la Yougoslavie poussée au suicide par Milosevic.Ce qui se passe actuellement au Maroc est une mutation politique fondamentale recherchée par tous. Dans le déroulement de cette mutation, il y a effectivement des aspects ou des volets lents, hésitants, avec des revirements et même parfois des reculs. C'est le propre des sociétés qui veulent opérer les changements en faisant l'économie de la violence contre leurs propres membres.La notion de «conférence nationale» que propose Moulay Hicham supposerait un divorce entre la société et le pouvoir. Ce qui n'est pas le cas au Maroc, puisque la mutation est recherchée par tous. Le débat actuel porte sur le rythme de celle-ci, sa profondeur et les leaders qui la conduiront ou en seront écartés. Ce n'est pas un hasard qu'à l'intérieur des partis politiques, dans les salons... les élites dirigeantes soient tant contestées. Ce n'est pas pour rien non plus qu'il y a tout ce fourmillement de nouveaux partis, de nouvelles associations de réflexion.De ce fait, dans son analyse, soit Moulay Hicham se trompe de contexte politique, soit le Prince a d'autres objectifs que ceux annoncés, mais se serait aussi se tromper de société: Acta est fabula. Locution latine utilisée quand les décisions ont été prises et appliquées et qu'il n'y a pas lieu de revenir en arrière.


Midaoui se prononce sur l'affaire du Casino de Tanger

Mercredi dernier, des altercations verbales ont secoué l'enceinte du Parlement quand le ministre de l'Intérieur, Ahmed Midaoui, en réponse à une question du PJD à propos du Casino de Tanger, aurait affirmé que les islamistes ne devaient pas se considérer comme des «tuteurs« de l'islam. Selon des députés présents au Parlement, le ministre aurait ajouté que les «Marocains seraient interdits dans les salles de jeux du Casino«. De toute façon, à Marrakech, ils sont libres d'y pénétrer!

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