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Primeurs: Les exportations reprennent légèrement

Par L'Economiste | Edition N°:284 Le 12/06/1997 | Partager

La campagne traditionnelle d'exportation des primeurs tire à sa fin et enregistre une légère hausse. La tomate aura vécu ses moments les plus durs sur les marchés européens.


Le Maroc est en train d'achever ses ventes de primeurs sur les marchés étrangers. A la fin du mois de mai, les exportations pour cette campagne ont atteint 254.170 tonnes contre 243.317 un an auparavant, soit une hausse de l'ordre de 4,4%.
Sur ce tonnage, la tomate enregistre une augmentation de près de 3%, passant de 159.928 tonnes en 95/96 à 164.298 pour cette saison. En revanche, la pomme de terre continue toujours sa régression (-4%) mais sans pour autant atteindre la chute enregistrée l'année dernière (43%).

Une des plus désastreuses campagnes


Pour la seconde année consécutive, ce produit a été confronté aux fortes pluies qui ont causé d'importants dégâts au niveau des plantations, affectant ainsi sa qualité. Les rendements à l'export de la pomme de terre, souligne M. Ahmed Lekchiri, directeur général de la SASMA, se sont élevés pour cette campagne à 4,94 tonnes/ha contre 4,1 en 95/96 et 10,7 en 94/95.
Les exportations des autres légumes et fruits ont atteint 36.118 tonnes, contre 28.562 tonnes l'année dernière, soit une augmentation de 26,4%. Cette hausse est essentiellement le fait du haricot vert qui totalise à fin mai 6.606 tonnes contre seulement 3.615 la saison précédente (+83%).
Si au niveau du tonnage global une légère augmentation est ainsi enregistrée, sur le plan des recettes du producteur cette campagne est qualifiée de "l'une des plus désastreuses, particulièrement concernant la tomate et la pomme de terre". En effet, le contexte commercial de la tomate marocaine sur les marchés européens a, durant cette saison, été extrêmement difficile. Ce produit a battu des records de paiement de droits additionnels et d'équivalents tarifaires(1). Suite à des cotations inférieures au niveau de référence, les exportations de tomates ont été assujetties, sans interruption, à l'équivalent tarifaire pendant 12 jours au cours du mois de novembre et 15 jours d'affilée en février 1997.

Le Souss en tête


Par ailleurs, concernant l'évolution des superficies cultivées en primeurs, la SASMA a établi un état récapitulatif. A ce niveau, la région du Souss se place en tête. Elle a également développé un programme de diversification culturale adopté par les producteurs de cette région. Pour la tomate sous-abri, et toujours au niveau du Souss, une augmentation de 38,6% a été enregistrée par rapport à 1995/96. Les superficies totales (Souss, Casablanca et El Ja-dida) sont passées de 2.793,5 ha à 3.613 cette année (+29,3%). En revan-che, les superficies cultivées en tomate de plein champ enregistrent une baisse de 10% par rapport à 95/96.
Au niveau de la pomme de terre, les superficies ont régressé de 18,5% par rapport à la campagne précédente avec Casablanca qui accuse une baisse de 40% et le Souss de 18,5%. En dépit des conditions climatiques défavorables des deux dernières campagnes, El Jadida enregistre une augmentation de 48,7%.
Passant de 559 ha à 1.039 pour cette campagne, les superficies de haricot vert (sous-abri et plein champ) enregistrent un accroissement de 85,9%. Cette augmentation a concerné toutes les zones de production.

Concernant le fraisier, les superficies ont régressé, particulièrement dans le Souss (-81%) et également dans le Nord, notamment à Larache (-14,3%). Raison avancée: les contraintes commerciales qu'a connues la fraise marocaine sur les marchés de l'UE l'année précédente.
Il est à rappeler que les exportations de ce produit n'ont redémarré qu'en 1986/87 avec 8,3 tonnes. Les expéditions se sont arrêtées et n'ont repris qu'en 1990/91 avec 173 tonnes pour atteindre 486 la campagne d'après, 4.385 en 92/93 et 6.967 en 93/94. Le maximum a été réalisé durant la saison 94/95 avec 8.997 tonnes. Aujourd'hui, la tendance est à la baisse avec 7.994 tonnes à fin mai contre 8.333 en 95/96 (-4%). Cette évolution, avance M. Lekchiri, est essentiellement due au climat peu propice du Souss et aux problèmes de transport rencontrés par cette région. Celle-ci a expédié pour cette campagne 395 tonnes contre 2.275 un an auparavant (-82,6%).

Meriem OUDGHIRI

(1) Cf L'Economiste du 13 février 1997.

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