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    Economie

    Prévisions du CMC: Plus optimiste que le gouvernement

    Par L'Economiste | Edition N°:431 Le 28/01/1999 | Partager

    Le CMC prévoit un rythme de croissance supérieur à 5% pour les deux dernières années du 20ème siècle. Le PIB augmenterait en termes réels de 4,7% en 1999 et de 6,3% en l'an 2000. Cette croissance reste toutefois liée à la stabilité de la parité du Dirham vis-à-vis des autres devises.

    Les prévisions économiques du Centre Marocain de Conjoncture (CMC), pour les deux dernières années du 20ème siècle sont optimistes. Ainsi, l'économie marocaine pourrait conserver un rythme de croissance supérieur à 5% en 1999 et en l'an 2000. Le Centre table en effet sur des taux de progression prévisionnels du PIB en termes réels de 4,7 et 6,3% respectivement en 1999 et en l'an 2000. Des valeurs qui sont largement supérieures à celles de la Direction du Plan qui prévoit une croissance n'excédant pas 3% en 1999. D'une manière générale, les incertitudes ou les écarts résulteraient "des fluctuations climatiques et leur impact sur le secteur agricole", précise le CMC.
    Globalement, l'ensemble des secteurs de l'économie contribueront à cette croissance. Selon les conjoncturistes, le secteur agricole (si la campagne agricole est bonne) connaîtrait une évolution positive en termes réels de 6,3% et finirait le siècle avec un taux de 12,3%. Pour sa part, la valeur ajoutée en prix constants 1980 du secteur minier réaliserait des taux d'augmentation de 8,3% en 1999 et de 9,7% en l'an 2000.
    Par contre, une progression modérée est prévue pour le secteur industriel, soit des taux de 3,5 et de 4% respectivement pour 1999 et l'an 2000. "Ceci en raison notamment de l'attentisme des opérateurs économiques sur les orientations de l'actuel gouvernement et des hésitations à investir, étant donné que les conditions favorables ne sont pas réunies", estime le CMC.
    Le secteur des services progresserait pour les deux années à venir, en volume au taux moyen de 3,5% tiré par la demande intérieure. Quant au secteur du commerce, compte tenu des conditions défavorables, la progression de la valeur ajoutée en volume ne devrait pas excéder 3 et 3,4% respectivement pour 1999 et l'an 2000.
    Par ailleurs, l'investissement devrait croître grâce notamment à "un relatif déploiement des flux de capitaux et des investissements directs étrangers", précise le CMC. Ainsi, la formation brute du capital fixe afficherait une croissance de 9,1% en 1999 et de 12,5% en l'an 2000. Quant à la consommation finale des ménages, le CMC prévoit une augmentation (en valeurs nominales) de 5 et 7,1% respectivement en 1999 et en l'an 2000. Côté exportations, un taux de croissance en valeurs nominales de l'ordre de 8% est prévu en 1999 et de 2% en l'an 2000.
    Les prévisions de croissance du Centre restent d'une manière générale tributaires de la stabilité de la parité du Dirham vis-à-vis des principales devises, surtout avec l'introduction de l'Euro.
    Pour sa part, la politique budgétaire continuerait a être austère durant l'exercice 1999 parallèlement à une politique monétaire qui ne connaîtrait aucun assouplissement.
    Ce regain de confiance que dégagent les prévisions du CMC a été également favorisé par la stabilité et l'amélioration de l'environnement économique, puisque les risques d'une crise économique sont écartés. En effet, la croissance du PIB total des pays européens devrait se poursuivre avec un taux de 2,8% en 1999 et de 3% en l'an 2000.

    Khadija MASMOUDI

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