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    Economie

    Pourquoi les Turcs exportent plus

    Par L'Economiste | Edition N°:2405 Le 21/11/2006 | Partager

    . Gros budget pour la promotion des exportations. Foires et Salons pour faire briller le produit turcCela fait exactement 11 mois et 21 jours que l’accord de libre-échange (ALE) entre le Maroc et la Turquie est entré en vigueur (1). Son objectif, évidemment, est de booster les échanges commerciaux entre les deux pays du sud méditerranéen (www.leconomiste.com). C’est dans cette perspective d’ailleurs qu’une forte délégation marocaine, composée d’hommes d’affaires, s’envole aujourd’hui pour la Turquie. «Elle représente quatre Chambres de commerce: Agadir, Rabat, Casablanca et Marrakech et plus de 70 chefs d’entreprises y participent», selon le département commercial de l’ambassade de Turquie. Présidée par le ministre du Commerce extérieur, Mustapha Mechahouri, la délégation marocaine participe à deux grands événements. Le premier est le 10e Congrès du Forum d’affaires international (IBF) qui va se tenir du 22 au 23 novembre à Istanbul. Au menu, des thèmes qui portent notamment sur le financement des projets industriels. Plusieurs ministres de Commerce sont ainsi attendus (Iran, Malaisie, Algérie, Syrie...). «Ce rendez-vous vise surtout à consolider un réseaux d’affaires d’envergure internationale», selon l’Association turque des hommes d’affaires et industriels indépendants (Müsaid) qui parraine le Forum. Crée en 1990, le Musaïd compte 10.000 entreprises, 24.500 membres, 28 sections et 30 bureaux de représentation à travers le monde. D’autres organisations sont associées à l’événement, notamment l’Organisation du congrès islamique (OIC) et la Banque islamique de développement (IDB). L’autre rendez-vous, c’est la 11e Foire internationale Müsaid qui aura lieu du 23 au 26 novembre à Istanbul. Plusieurs filières seront représentées: agroalimentaire, bâtiment, électronique, industrie... «Cela va nous permettre de prospecter le marché turc: comparer les prix, chercher des produits concurrentiels, des opportunités d’export», souligne Ali Sabir, chef d’agence du sud, du groupe d’agroalimentaire Al Koutoubia. A noter que les importations ont porté sur 903 millions de DH contre 688 millions de DH en 2005. Il s’avère donc que les échanges commerciaux sont faibles et profitent largement à la Turquie. C’est normal, leurs exportations sont mieux loties en termes de subventions que celles des Marocains. D’ailleurs, les conclusions d’une étude d’impact effectuée par le Conseil national du commerce extérieur (CNCE) en 2004 le confirment (www.leconomiste.com) De plus, au Maroc la politique promotionnelle des exportations n’a pas les moyens de ses ambitions. Avec un budget serré, le Centre marocain de promotion des exportations (CMPE) peine à faire face à ses concurrents. Evidemment, la Turquie et la Tunisie arrivent en tête. Cette dernière, à titre d’exemple, dispose de 80 millions de dollars voués essentiellement à la publicité(2). Ankara n’a pas perdu de temps. Elle multiplie les Salons et les visites pour faire briller le produit turc. Il ne s’agit pas de faire du copier-coller. Le tout est de savoir se mettre en valeur. Une vitrine décorée aux couleurs du Maroc dans les grands magasins le Printemps est un coup médiatique à renouveler(3). La tâche est d’autant plus importante lorsqu’il s’agit des pays avec lesquels le Maroc est lié par des ALE. Faiçal FAQUIHI-----------------------------------------------------------------------------------(1) Signé en avril 2004, il est entré en vigueur le 1er janvier 2006. L’accord a mis finalement un an et demi avant d’être effectif. Et après qu’il soit entré en vigueur en Tunisie, qui a conclu l’accord bien après nous.(2) Voir notre article “Comment revaloriser le Maroc industriel” (édition 8/11/2006). (3) Une exclusivité pour le Maroc, qui dame le pion à l’Egypte, l’Inde et Dubaï (www.leconomiste.com)

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