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    Economie

    L'attractivité Maroc, ça se vend

    Par L'Economiste | Edition N°:2405 Le 21/11/2006 | Partager

    . Un roadshow de la DI mené dans plusieurs pays . Un baromètre d’attractivité pour mieux orienter les actionsLA Direction des investissements (DI) met le cap sur l’international. Ce département part désormais à la conquête, in situ, des marchés. En témoigne le roadshow organisé dans plusieurs pays. L’objectif est double. Il s’agit de faire la promotion à la fois des Intégrales de l’investissement (7-8 décembre à Skhirate) et du pays. Principales cibles: les opérateurs économiques et les médias. Deuxième du genre, ce périple a visé des destinations «traditionnelles» comme la France et l’Espagne. Les nouveautés de cette année restent l’Inde et l’Irlande, connues pour les investissements colossaux qu’elles drainent, la qualité de leurs ressources humaines et la rapidité de leur reconversion dans l’offshoring. Puissance montante, l’Inde est l’hôte des Intégrales de cette année. De nombreux rapprochements avec ce pays, en termes de secteurs à développer comme en éducation-formation, sont possibles. L’Irlande, elle, est la tête de pont en matière d’investissements britanniques, américains et, de plus en plus, européens. C’est également l’une des capitales des majeurs fonds d’investissements. Les secteurs jugés importants ont été les services, l’immobilier, l’offshore, l’automobile et la formation. Afin de s’assurer le plus grand impact, la DI a fait appel à une agence de communication en Inde et a travaillé de concert avec Mercury, entreprise immobilière implantée à Casablanca, pour l’Irlande. Le feed-back est jugé positif. «Le seul obstacle existant par rapport à ces pays est le manque d’information. Les rencontres avec la presse et les opérateurs nous ont permis de situer le Maroc sur la carte des investissements», indique Leïla Sbiti, directrice adjoint de la D.I. A ces deux pays s’ajoutent d’autres Etats du Golfe, comme les Emirats arabes unis et le Bahreïn. Toujours dans le souci d’améliorer l’image du Maroc à l’étranger, la DI a mis en place un baromètre d’attractivité. Ses résultats pour l’année 2006 seront annoncés le 7 décembre, jour de l’inauguration des Intégrales. La démarche est innovante. «Son intérêt est que les résultats n’émanent pas de nous, mais des investisseurs eux-mêmes», explique Sbiti. Les avis ont été récoltés auprès de 203 entreprises, dont le tiers n’a pas d’antenne au Maroc. Plusieurs facteurs d’implantation ont été passés au crible (proximité, coûts salariaux, infrastructure, télécoms, charges fiscales…). Le Maroc a été le premier pays sud-méditerranéen à introduire ce baromètre en 2005. L’idée est de positionner le Maroc par rapport à l’Union européenne, qui dispose d’un baromètre regroupant tous les pays membres. Cette année, une précision a été apportée par rapport à la qualité de la ressource humaine. L’accent a également été mis sur les métiers de l’offshoring. Principales conclusions, le Maroc se positionne uniquement sur les centres d’appel. Son potentiel pour les autres métiers de l’offshoring demeure méconnu. Le pays n’en est pas moins compétitif, même avec des régions comme le sud de l’Espagne. Les entreprises implantées en ont une meilleure perception qu’il s’agit de fidéliser et transposer sur les autres.


    Feuille de route

    Devenue le principal acteur institutionnel en matière d’investissements étrangers, la DI prépare également sa propre mue. Celle-ci est basée sur le bilan de ses actions depuis sa création, il y a dix ans. A son actif, une expérience certaine dans la promotion et la gestion de l’investissement. Les points faibles se résument en l’éparpillement et le flou caractérisant la perception de son rôle et ses actions. Ces points seront aussi présentés lors des Intégrales. Pour son fonctionnement à venir, la DI table sur une meilleure définition de ses attributions par rapport à l’ensemble des intervenants. Elle plaide pour une feuille de route traçant les objectifs recherchés, les pays et les secteurs concernés et les moyens conséquents. L’accent devra être mis sur un déploiement à l’international. L’investissement est une affaire d’image. Celle-ci renvoie à tout l’effort de promotion qui reste à consentir. La DI revendique une programmation à l’année d’actions comme celles du roadshow. La direction prépare d’ores et déjà le terrain. Un portail sera lancé en fin d’année. La signature «Direction des investissements» cède la place à «Investir au Maroc».Tarik QATTAB

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