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Economie

Port de Tanger
Dernière ligne droite avant la reconversion

Par L'Economiste | Edition N°:3133 Le 21/10/2009 | Partager

. La zone franche devra quitter dans les prochains mois. Profondes mutations dès 2010. Les croisiéristes, fer de lance de la nouvelle image du portLE port de Tanger devrait connaître de profondes mutations durant les prochaines années. L’un des derniers bastions devrait tomber dès la fin 2009, à savoir la zone franche du port. Cette dernière regroupe un ensemble d’industries qui s’y sont installées depuis le 1er janvier 1962, date de sa création. La zone avait réussi à attirer au début un certain nombre d’investisseurs, mais très vite elle devint un lieu de spéculation. Les terrains furent utilisés pour y installer des entrepôts, ce qui vidait la zone de toute utilité. Sa situation au coeur du port de Tanger sur une superficie de 2,7 hectares la mettait aussi au beau milieu d’un ensemble de trafics divers, vu le statut particulier dont elle jouissait. Au plus fort de son activité, elle regroupait environ une centaine d’entreprises avec près de 11.000 employés, 15.000 en période de pointe. Ses avantages, proches de ceux qu’offre la TFZ actuellement, ont attiré un bon nombre d’entreprises du textile et la confection, ainsi que de l’agroalimentaire. C’est le cas de plusieurs unités de traitement de crevettes destinées à l’export. Actuellement, ces entreprises perdront, dès le 1er janvier prochain, leurs avantages douaniers et fiscaux tels que prévus par le dahir du 30 décembre 1961 portant sa création. Plusieurs entreprises ont choisi de s’installer ailleurs, même si le transfert et la réorganisation de ces unités devront entraîner un effort financier important, explique l’un des industriels. C’est le cas des employés dont la plupart habitent au sein de l’ancienne médina de Tanger qui surplombe le port. Le déplacement des usines obligera leurs gérants à réfléchir à l’épineuse question du transport de personnel. Mais avec le transfert de cette zone, c’est la dernière entrave à la remise à niveau du port de Tanger qui devrait sauter. En effet, ce dernier devra voir son entrée totalement réaménagée avec un élargissement des voies d’accès et l’élimination des clôtures et autres murs de protection. L’objectif étant d’ouvrir le port sur son environnement. La principale nouveauté sera le réaménagement de celle qui est actuellement la voie d’accès du port et qui deviendra le prolongement de l’avenue Mohammed VI, la corniche de Tanger. Elle servira de lien avec la nouvelle extension de la corniche (cf. www.leconomiste.com)Déjà plusieurs commerces et agences de voyages, situés à l’entrée du port, ont été avertis et devront vider les lieux dans les prochains mois. L’objectif est de faire du port de Tanger un port de plaisance à l’image des ports du sud de l’Espagne. Les ports dits de plaisance sont intégrés au paysage urbain et la frontière entre le port et le reste de la ville est réduite à sa plus simple expression. C’est le vœu des responsables du projet de mise à niveau du port de Tanger. De plus, de grands espoirs sont placés dans la reconversion des activités du port de Tanger vers la croisière.


Comment financer le port?

D’UN million de clients au niveau mondial en 1980, ils sont aujourd’hui à plus de 15 millions de croisiéristes de par les mers du monde, l’essentiel dans la Méditerranée. Le port de Tanger dans sa dimension actuelle pourrait recevoir jusqu’à 200.000 croisiéristes par an, estiment ses responsables. Soit 10 fois plus que ce qu’il reçoit actuellement. Et ce, juste en procédant à de légères retouches au niveau de la structure du port. Un croisiériste dépense en moyenne 100 dollars (environ 900 DH) par escale, une manne qui pourrait bien amener une bouffée d’oxygène importante au niveau de l’économie locale. Dans le passé, Tanger recevait un nombre assez important de paquebots de croisière. Au début des années 1980, ils étaient plus de 50.000 croisiéristes à venir annuellement. Actuellement, ce nombre a fondu comme neige au soleil pour ne pas dépasser les 20.000 par an. Ces croisiéristes permettront au port de maintenir un équilibre financier dans ses recettes.En effet, avec le départ des compagnies maritimes et des transports de marchandises, le port en perdra une bonne partie. Actuellement, les paquebots paient à l’accostage 70 DH par passager débarqué. Ce qui peut signifier pas moins de 7 millions de DH par an si le port réussit son aventure.De notre correspondant, Ali ABJIOU

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